Afri’Actu* L’urgence de la guerre !

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Tergiverser encore ne ferait que nous enliser davantage avec toutes les conséquences que cela implique, notamment pour la populace des régions occupées qui n’a pas fini de souffrir le martyr. Or, c’est ce qui se passe actuellement faute pour la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), l’Union Africaine (U.a), l’ensemble de la communauté internationale, mais surtout la France et le Mali d’aller immédiatement à la guerre totale contre les forces du mal islamo-terroristes.

Les forces de la Cédéao

C’est aussi l’avis du Président nigérien, Mahamadou Issoufou interrogé le lundi dernier par notre confrère « Le Figaro » à la veille de son arrivée à Paris pour une visite de travail avec les bailleurs de fonds sur le développement économique et social de son pays. Lors de cet entretien exclusif le chef d’Etat nigérien,  dont le pays  jouxtant le nôtre sur des centaines de kms avec les mêmes populations transfrontalières (touareg, sonrhaïs et peulhs), n’est pas allé par quatre chemins.

Il a  plaidé pour l’usage immédiat de la force dans la crise sans précédant que connait  notre pays. Selon lui, « maintenant on n’a plus le choix» car les terroristes djihadistes, se dit-il convaincu, ne s’arrêteront pas en Afrique de l’ouest puisque leur objectif, c’est l’Europe. Or, « Qui tient l’Afrique,  tient l’Europe »,  affirme-t-il.

C’est pourquoi, a-t-il poursuivi : « Il faut que l’opinion française comprenne que l’intervention au Mali est nécessaire pour protéger l’Europe et éviter que les troubles qui ont gagné le monde arabe se propagent en Afrique ». Mais surtout  la seule assertion  stipulant que : « la non-intervention au Mali serait bien pire qu’une intervention militaire » souligne la quintessence de ses propos qui croise avec la position des partisans de la solution négociée. Toute chose qui devrait interpeller fortement  la CI, mais surtout l’Europe pour ne pas dire la France pour s’y investir concrètement.

Malheureusement, la médiation ouest-africaine sur la crise malienne, pilotée par la diplomatie burkinabè puis influencée ces derniers temps par Alger (on le sait désormais campant sur sa position égocentrique de ne pas aller en guerre contre « ses protégés »), au lieu d’emprunter ce schéma pour ne pas s’y enliser,  pense pouvoir juxtaposer cette ultime intervention avec une probable négociation avec des forces d’occupation qui renonceraient au terrorisme (entendre Ansar Eddine et  Mnla).

Toute chose difficile, complexe, mais surtout utopique. Le mouvement Ansar Eddine  ne pourrait, pour des raisons objectives, se défaire de ses alliés (Aqmi et Mujao) et  ne  point renoncer à l’application de la charia, sa doctrine et  l’essence même  de son combat.

Le Mali, faut-il le rappeler, demeurant de par sa loi fondamentale une République laïque, on voit mal par quelle magie peut-on concilier ces deux positions se situant aux antipodes l’une de l’autre ?  Il revient donc à la CI de se responsabiliser tout en  rectifiant  le tir, afin de pouvoir écourter la souffrance  de nos compatriotes du nord vivant le martyr de l’occupation, en permettant l’ouverture sans délai des hostilités contre l’ennemi. Car, pour ne pas perdre inutilement du temps et en faisant fi de toute hypocrisie, il s’avère qu’il n’existe qu’une seule alternative : la guerre ou rien !

Par Gaoussou M. Traoré

 
SOURCE:  du   15 nov 2012.