Arrivée des armes maliennes à Bamako : Place à l’opération « MALIBA »

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Les armes maliennes, précédemment bloquées à Conakry, en Guinée, sont arrivées à Bamako. Hier en début d’après midi, le passage d’une partie de ce matériel militaire, très attendu au Mali, a été longuement applaudi, pratiquement de Sebenicoro à Kati.

Elles étaient attendues. Elles sont arrivées, les armes maliennes qui étaient bloquées en Guinée-Conakry, depuis plus de 4 mois. Le Mali confronté à une crise exceptionnellement grave dans sa partie septentrionale, plus que jamais, a besoin de se doter d’une armée puissante. En cette période cruciale pour le pays, les armes qui viennent d’arriver de Conakry aideront l’armée malienne à augmenté sa force de feu sur le terrain au moment venu. Arrivées à Conakry le 27 juillet 2012, en provenance de la Bulgarie, à bord d’un bateau battant pavillon turc, les armes maliennes ont subi un blocus de la CEDEAO. Et, la Guinée ne s’est pas fait prier pour l’appliquer dans toute sa rigueur. Tant bien que depuis le mois d’octobre 2012, bien que la CEDEAO ait autorisé les autorités maliennes à rentrer en possession des armes achetées grâce a l’effort des contribuables maliens, personne n’arrivait à comprendre l’attitude de notre voisin.  Tantôt les autorités guinéennes posaient des problèmes sécuritaires. Ils n’ont pas par moment hésité à exprimer des inquiétudes de voir des explosifs traverser leur territoire. Avant de venir s’arcbouter sur leur volonté d’organiser une cérémonie officielle de remise qui allait être présidée par le Président de la République de Guinée et son homologue du Mali.

Malheureusement, les calendriers des deux Présidents n’ont jamais permis l’organisation de cette cérémonie. Et, les armes maliennes continuaient à dormir au Camp Alpha Yaya de Conakry, au lieu de rejoindre les magasins de l’armée malienne pour être déployée sur le terrain pour la reconquête de l’intégrité territoriale du Mali. Selon nos sources, deux événements sont venus précipiter la décision des autorités guinéennes : La sortie de Romano Prodi qui fixe la date d’une intervention militaire internationale probable à septembre 2013 et la récente sortie de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, qui à la faveur de son rapport au Conseil de sécurité des Nations Unies, a pratiquement fait un croc-en-jambes  aux Chefs d’Etat de la CEDEAO et à l’Union africaine. Surtout le message de Ban Ki-Moon a été perçu par tout le continent africain comme une invitation de l’Afrique à prendre ses responsabilités. Mais, en cette période de crise financière internationale, sans le soutien financier des nations unies, la CEDEAO ne sera-t-elle pas limitée financièrement, même si elle bénéficie d’un large soutien de l’Union africaine ?

Face à toutes ces questions, est-ce que l’Etat du Mali va continuer à assister les bras croisés, à l’occupation des 2/3 de son territoire, surtout quand on sait que cela est synonyme de violation de multiples droits de l’homme ? Face à ce qui prend l’allure d’un abandon du Mali et de son peuple par Ban Ki-Moon, qui n’a pas hésité à épouser la cause touareg, les autorités guinéennes n’avaient plus le choix. Et, c’est ainsi que le vendredi 30 novembre, dans la nuit, les armes maliennes ont commencé  à quitter le Camp Alpha Yaya de Conakry pour rallier Bamako. Il n’y a aucun doute : elles auraient pu rentrer sur le territoire malien et intégrer les magasins de l’armée, sans que personne ne le sache.

Mais, tout porte à croire qu’en choisissant de faire rentrer une partie des armes a Bamako, en plein jour,  l’armée a voulu donner deux messages forts au peuple malien. Premièrement l’informer que les armes sont rentrées de Guinée et deuxièmement  qu’elle est fin prête à lancer l’opération « MALIBA » pour la libération des régions occupées.

Assane Koné

 

SOURCE:  du   5 déc 2012.    

169 Réactions à Arrivée des armes maliennes à Bamako : Place à l’opération « MALIBA »

  1. TOURE A

    Ce n’est absolument pas l’arme qui faie la guerre mais plutot le coeur. Depourvu du coeur cet armée nous mettra plus dans le petrin

  2. Voila un imbécile, qui a foutu le mali et personne ne sait quand on sortira de l’auberge. Des félons qui ont fui ou ont refusé d’aller au front fomentent un coup d’état à l’absence des bérets rouges, garde présidentielle, pour s’accaparer des biens et ressources de la république et les utiliser dans les fesses et alcools.
    Je vous le jure que le capitaine SANOGO et ses acolytes finiront exactement comme les cafres car ils en sont aussi.
    Ces apatrides qui ne peuvent même pas commander des armes car ignorants à tous égards, se réjouissent aujourd’hui de l’arrivée des armes commandées par ATT. Ils ne savent même pas faire un plan de guerre et sont obligés de recourir aux services des généraux de ATT.
    Ils ne peuvent pas aller au front et sont obligés de solliciter et supplier les bérets rouges.
    Quelle Honte pour ces alcooliques de KATI par qui tous les malheurs du mali arrivent. ATT au pouvoir jamais les régions n’allaient tomber comme du fruit mur. Maintenant comme les américains ont dit sans les bérets rouges la débâcle sera pire les nouvelles armes seront abandonnées par ces lâches de KATI.