CMSRFDS : Est-ce une manière de sauver l’ex-patron des putschistes ?

26 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

C’est désormais chose faite ! L’ex patron des putschistes et non moins président du Comité Militaire de Suivi et de la Reforme des Forces de Défense et de la Sécurité est installé dans ses nouvelles fonctions à Koulouba.

Le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo (c) arrive à Koulouba pour son investiture, le 13 février 2013  © AFP

Le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo (c) arrive à Koulouba pour son investiture, le 13 février 2013
© AFP

Est-ce une manière de le récompenser ou de le sauver ?

En tout cas, cette nomination a suscité beaucoup de commentaires au sein de la population nationale. Selon certains, cette nomination est une insulte à la démocratie. Autrement dit, c’est une façon de récompenser le numéro un des putschistes du défunt CNRDRE. Alors que le coup d’Etat est considéré comme un crime dans un pays de démocratie et de droit.  Pour d’autres, c’est une stratégie de faire taire l’homme fort des putschistes en cette période de crise.

Selon certaines sources, il est plus que nécessaire de ménager  ces militaires pour enfin faire face aux terroristes et encourager les forces étrangères qui nous aident dans la reconquête du septentrion de notre territoire.  Il faut rappeler que les affrontements entre les bérets rouges et verts ont choqué les uns et les autres, surtout en cette période de guerre contre les terroristes.

Avec  cette nomination, sûrement le capitaine Sanogo  va se consacrer à cette structure et laisser les politiques jouer pleinement leur rôle.  Faut-il rappeler que le capitaine Amadou Haya Sanogo, dans son intervention  à la télévision nationale  après la démission forcée de l’ancien premier ministre, Cheick Modibo Diarra, n’avait pas manqué de dévoiler ses ambitions (démesurées ?). Dans cette intervention, il a bien précisé que quand le peuple le sollicitera, qu’il l’accepterait de volontiers.

Qu’est ce qu’il entend par peuple ?

Cependant, il doit comprendre que chacun à un rôle bien défini dans un Etat de droit. Et chaque chose a ses avantages et ses inconvénients.

DADO CAMARA  

SOURCE:  du   22 fév 2013.    

26 Réactions à CMSRFDS : Est-ce une manière de sauver l’ex-patron des putschistes ?

  1. Koffi Maurice

    A mon humble avis, il faut dissoudre l’armée Malienne et procéder à un nouveau recrutement général pour la reconstituer. Tous les militaires actuels pourront compétir pour ceux qui le voudront et ceux qui réussiront aux tests pourront être maintenus dans leurs grades ou même être promus selon leurs résultats. Le recrutement serait ouvert à toute la population puisqu’aujourd’hui on parle de la formation d’une armée qui n’existe que de nom.
    Former l’ancienne armée est une perte de temps et est voué à l’échec (voir la formation des USA).
    Le contingent de 2500 hommes à former doit être recruté par concours supervisés par les formateurs et ouverts aussi bien aux militaires actuels qu’à la population pour ne retenir que les meilleurs des citoyens.
    Les anciens militaires non retenus devront être mis à la retraite ou reconvertis dans d’autres activités économiques civiles. Tous grades confondus.

  2. Kassin

    Au moins les soldats tchadiens vont affontrer les islamistes jusque dans leurs grottes.

    Les plus courageux des soldats maliens attendent que les islamistes viennent les délogés dans Gao, ville libérée par les forces spéciales françaises et remise sur un plateau d’or à l’armée malienne qui a du mal à le contrôler après.

    Quant aux plus lâches soldats de l’armée malienne, ils sont terrés à Bamako et à Kati à simuler une querelle de Chiffoniers et à attaquer et racketter les civils.

    Le plus lâche d’entre eux s’est transformé en réformateur vedette du comité militaire machin, pour pouvoir circuler en V8 et bénéficier du Vin français sur le dos fatigué des pauvres maliens.

    Ce pays ne se relèvera jamais si on n’a pas le courage de dire la vérité aux uns et aux autres.

    Ce n’est pas une condoléance au président Idriss Deby qui va changer quelque chose Dioncounda.

    Les tchadiens ont fait le choix de venir aider le Mali à se libérer du joug islamiste et ils savent ce qu’ils font.

    Ce sont des vrais militaires qui ont le sens de l’engagement et du devoir pour la patrie et la nation.

    En s’engageant au Mali, ils nous donnent une leçon d’une rare importance en Afrique:

    Aide toi et le ciel t’aidera!

    Ils nous donnent la fierté d’être africains.
    Ils honorent le continent africain.
    Ils honorent la race noire.
    Ils prouvent qu’on peut être noir et courageux.

    Tout le contraire de nos bidasses fuyards des combats et pilleurs à Bamako, attaques premiers ministres, attaques madame ACI 2000 et attaques nocturnes filles travailleuses 52 de Bamako.

    Ce ramassis de voyous encagoulés de Kati et environs, qui n’ont ni sens de devoir, ni engagement militaire pour le Mali, nourris, formés, logés, équipés au frais de nos maigres ressources, continuent de poingnarder le Mali dans son dos, en se pavanant allègrement dans les rues de Kati et Bamako tout en pensant que le Mali « n’est pas en guerre, mais dans une crise majeure » dixit le vaurientissime Yamoussa Camara, faux Général d’une bande d’incapables, promus au rang de réformateurs vedettes d’un pays meurtri par l’irresponsabilité de tout bord.

    Voilà mes chers compatriotes pourquoi nous sommes dans la merde, et ce n’est ni l’aide de la France ni le courage des tchadiens qui changeront quelques choses dans la situation du Mali.

    Nous devrons être courageux, nous devrons être nobles, nous devrons voir la vérité en face, nous devrons changer de comportement envers nous mêmes et envers notre pays sinon la crise serait repoussée mais soyez certains mes chers maliens, qu’elle reviendra au galop.

    Si nous sommes incapables de tenir Gao malgré l’aide des hélicoptères français qu’adviendra-t-il de notre pays le jour où les troupes étrangères vont partir?

    Quel mérite ont les vauriens de Kati pour réformer notre armée malienne qui est tout sauf une armée?

    Les occidentaux qui ont la volonté affichée de nous aider auront certainement très vite la lassitude d’injecter leurs sous dans nos trous à rats étrangers dans des programmes de réformes conduits par les vauriens de Kati qui ne savent même pas qu’on est en guerre.

    Le summun du ridicule est qu’ils s’entredéchirent dans un conflit de « bérets » comme des gamins dans une cour de récréation qui se disputent un pneu d’un vélo volé.

    Quelle malédiction!

    Quand je pense qu’on investit ces individus à Koulouba, à la manière « Bokassa » en réformateur d’un comité machin…

    Il nous faut des hommes et des femmes capables de diriger le pays, et ce n’est ni Dioncounda ni Diango.

    Il nous faut une armée républicaine, disciplinée dans laquelle les soldats ont la vocation et le sens du service pour le Mali, ce n’est ni Kati, ni Diabali, ni Sevaré.

    Il nous faut une classe politique et une société civile responsables et pleines de patriotisme pour le Mali, ce n’est ni le FDR, ni IBK 2012, ni le MP22, ni la Copam, ni aucun autre regroupement politique et associatif qu’on a jusqu’ici vu s’arcbouter depuis le début de cette crise en janvier 2012.

    Bref, le Mali a besoin d’une refonte totale dans toutes les composantes de sa société sans exclusive aucune.

    Quand à son armée, elle ne deviendra jamais une armée tant que la bande à Sanogo et autres perturbateurs n’y sont pas radiés à vie car une armée c’est la discipline et le sens du service, ces voyous ne l’ont jamais eu.

    Ayons le courage de le dire et d’y faire face sinon le jour où la France va partir, je n’oserais même pas imaginer le chaos après.

    Bravo au Tchad et grand merci Idriss Deby!
    Que les âmes des disparus tchadiens dans ce merdier malien ne soient pas partis rejoindre le Seigneur pour zéro!

    REST IN PEACE VAILLANTS SOLDATS TCHADIENS!

    Aujourd’hui je suis plus que jamais tchadien, encore grand merci!

    • Plus censuré que jamais!

      Kassin

      « Si nous sommes incapables de tenir Gao malgré l’aide des hélicoptères français qu’adviendra-t-il de notre pays le jour où les troupes étrangères vont partir? »
      Ca, c’est vrai question de fonds qui devrait nous tarauder TOUS autant que nous sommes! En mettant de coté notre pathétique triomphalisme/nombrilisme, il faut se rendre à l’évidence, si douloureuse soit-elle: Diabali libérée par les français et confiée à la garde de l’armée malienne, Diabali reprise aussitot! Konna: Même chose! Gao: Même chose!… Nonobstant la diplomatie de la France qui prend bien soin de dire à chacune de ses déclarations « L’armée Malienne aidée par les troupes Françaises » nous savons tous ce qu’il en est réellement… Et donc : » qu’adviendra-t-il de notre pays le jour où »…
      « Quand à son armée, elle ne deviendra jamais une armée tant que la bande à Sanogo et autres perturbateurs n’y sont pas radiés à vie «
      Autre évidence MAJEURE, incontournable, indiscutable, et désormais plus qu’urgente ! Je n’ai jamais cessé de le marteler sur ce forum : IL FALLAIT COMMENCER PAR CA !!!!!
      En conclusion, je suis sincèrement désolé d’être parfaitement d’accord avec toi, mais je trouve très bien que tu es le courage de dire aussi crûment ce qui n’est que… la vérité !

    • Papa

      Merci Kassin !

  3. Ali

    MAIS J’AIMERAI QUE L’ON ME DISE TOUJOURS SI ATT EST RESPONSABLE DE TOUS LES MALHEURS DU MALI ?

  4. Plus censuré que jamais!

    SCOOP : EN DEPIT DE LA DECLARATION DU GENERAL LECOINTRE, UN CONTACT ENTRE LE CAPITAINE SANOGO ET LES FORCES SPECIALES FRANCAISES A BEL ET BIEN EU LIEU CE MATIN !
    Sentant de plus en plus son autorité et son prestige fondre comme un sorbet oublié au soleil, Capi pour se rassurer lui-même s’est adonné ce matin à un rituel très particulier aux abords du camp Soundiata (plus loin, il évite de s’ y risquer…)
    Ainsi, selon des témoins oculaires (mais non, « oculaire » n’est pas un mot grossier !), Capi est sorti du camp tôt ce matin, uniforme de grand apparat et bâton magique briqué impeccable. D’un pas impérial, Capi est parti courageusement à pied sur la route de Kolokani, seulement escorté de son habituelle garde rapprochée personnelle, constituée de 800 hommes en armes et de 14 blindés ;
    Chemin faisant, Capi croise une jeune Peul avec ses chévres en route pour le Dral dès le lever du jour ; Sans la moindre peur, Capi va droit vers la jeune villageoise, se campe devant elle, la toise, et d’un coup, l’empoigne violemment à la gorge et rugit d’une voix de stentor :
    « QUI C’EST, L’HOMME FORT DU MALI, MMMM ? QUI C’EST ??? Terrorisée, la jeune bergère étranglée répond au bord des larmes : « C’est VOUS grand capitaine ! Wallaye, c’est VOUS SEUL !»
    Sans un mot, Capi jette la malheureuse au sol et repart de son pas de Rambo-Gaullien.
    Un peu plus loin, Capi trouve un vieux prédicateur désarmé, sans âge (et d’ailleurs sans dents) en train de boire son thé du matin ; Même scénario : Capi empoigne sauvagement le vieillard stupéfait, le secoue violemment, et rugit de sa voix de stentor :
    « QUI C’EST, L’HOMME FORT DU MALI, MMMM ? QUI C’EST ??? Le vieillard tremblant serrant plus fort que jamais son chapelet, lâche dans un souffle :
    « C’est toi, Grand Sanogo-libérateur, wallaye ! C’est TOI SEUL !!! » Et Sanogo jette le malheureux vieillard dans la poussière et repart le moral regonflé à bloc.
    Un kilomètre plus loin, Sanogo et sa troupe de gardes voient une jeep Française arrêtée sur la route en observation, un légionnaire Français au volant ;
    Super-Nogo, grisé par ses récents exploits, va droit vers le légionnaire impassible, grimpe d’autorité dans la jeep, et le saisit farouchement à la gorge :
    « QUI C’EST, L’HOMME FORT DU M…. » En moins de 2 secondes 3 dixièmes, le légionnaire surentraîné au combat rapproché envoie simultanément à Sanogo 2 manchettes au plexus, 3 directs à la face, et un coup de genou dans « la salle des fêtes » ! Et en moins de 2 secondes 3 dixièmes, Sanogo stupéfait se retrouve vautré dans la poussière, 3 cotes fêlées, une incisive en moins, un œil poché, et les testicules comme des goyos !
    Et là, l’esprit encore plus confus qu’en temps normal, Capi se relève péniblement, ramasse son béret poussiéreux et son bâton magique, et lâche à bonne distance d’une voix de pucelle :
    « Pffff ! Si on peut même plus demander un renseignement maintenant ! Pfff ! »

  5. ALT

    Le redicule ne tue plus au mali, a ma place j’allais m’instaler ailleur pas a l’endroi que j’ai tanter de railler.