Droit international humanitaire et genre : Des formations pour outiller les forces armées

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Le ministre de la Défense et des anciens combattants, Gl Yamoussa Camara

Le ministère de la défense et des anciens combattants en collaboration avec l’ambassade des Pays Bas et l’ONU-Femme a initié une série de programmes de formation et de sensibilisation des militaires sur le respect du droit international humanitaire et leur  rôle dans la protection des femmes et des enfants en période de conflit. Ces formations vont s’étendre sur tout le territoire national et concerneront les forces de l’ordre et de sécurité engagées sur le théâtre des opérations.
Depuis plus de deux semaines, l’armée malienne et ses alliés se sont engagés dans la guerre de libération des régions occupées par les terroristes. Cette action est souvent accompagnée par des dérapages en violation des droits de l’homme. C’est pour prévenir ces cas que le ministère de la défense et des anciens combattants et ses partenaires ont initié une série de près de 80 formations à l’intention des troupes engagées sur terrain.
Cette formation a débuté déjà à Bamako et va se poursuivre sur toute l’étendue du territoire. Elle va s’articuler autour du respect strict du droit international humanitaire et la protection des populations, les relations civilo-militaires, le code de conduite des forces armées et de sécurité, le rôle des militaires dans la protection des femmes et des enfants. Au cours de cette formation, les formateurs s’inspireront des dispositions du protocole de Genève de 1925 et des conventions de Genève de 1949 ainsi que des autres instruments internationaux relatifs au respect des droits de l’homme en période de conflit armé. Ce qui va permettre aux hommes et aux femmes des forces de défense et de sécurité sur le terrain d’être les garants de la défense et de la protection des femmes et des enfants.
Cette formation est l’occasion de mettre l’accent sur l’impact des conflits sur les femmes et les enfants sur toute l’étendue du territoire. Cette formation arrive au moment ou certaines organisations des défenses de droit l’homme ont mis en cause l’armée malienne sur des exactions commises sur le terrain.
Moussa SIDIBE

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