Enlèvements à Bamako : A qui le tour ?

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Le cafouillage qui prévaut Mali, et  particulièrement dans la ville de Bamako, est tel que nul ne doit se faire l’illusion d’être à l’abri d’un enlèvement. La nouvelle directrice de l’Apej, dernière victime en date, l’aura appris à ses dépens. En effet, ceux qui se présentaient en «redresseurs» de la démocratie et  en «restaurateurs» de l’Etat ont réussi, en l’espace de huit mois, à transformer notre pays en un no man’s land.

une patrouille de police (photo archive)

Le Mali est devenu une vraie scène de théâtre. C’est le sentiment de beaucoup de Maliens qui ruminent toute leur désolation, pour ne pas dire leur déception face aux scènes  inqualifiables, mais devenues quotidiennes. Et ce, depuis les évènements du 22 mars dernier. Enlèvement par ci, arrestation arbitraire par là. Des journalistes sont enlevés et battus. Des commissaires de police séquestrés et agressés. Et un directeur de service vient d’échappe à un rapt. Le cas de la pauvre Sina Damba, directrice de l’Apej et ancienne ministre, en dit long sur la capacité de nuisance de ceux qui se prêtent à de tels actes aussi ignobles que honteux. Elle qui n’a dû sa liberté qu’à la témérité du personnel de son service. Alors, que nul ne se  fasse plus d’illusions : personne n’est à l’abri de pareils actes. Et dire que ce comportement est celui de gens se réclamant de nos forces armées et de sécurité. Il y a de quoi avoir peur.
A chaque enlèvement ou tentative, c’est presque la même remarque. A la différence d’Aqmi et son clic d’alliés, les ravisseurs du Sud ne posent pas leur acte pour réclamer une quelconque rançon. Mais, c’est la victime qui est sauvagement molestée et sommée de ne plus aller à contre courant des intérêts de la République de Gondouana, plus précisément contre ceux du président fondateur et ses proches.
Mais le président-fondateur avait lui-même donné le ton, il y a quelques jours, à la faveur de la cérémonie d’ouverture des travaux du forum des religieux musulmans. En effet, il s’exprimait en langue bambara en ces termes: «Je vous promets, au nom de l’ensemble de l’armée, que nous ne boufferons pas nos salaires pour rien». Voilà ce qui était bien dit car nos hommes et nos armes ne chôment vraiment pas. Sauf qu’ils n’ont d’ennemis que ceux pour la protection et la sécurité desquelles ils sont formés et entretenus. Que doit-on réellement attendre d’une telle armée ? En attendant d’avoir la réponse à cette interrogation, les Maliens, ceux du Nord notamment, peuvent continuer à méditer sur leur sort parce que vivant dans l’insécurité et le désordre le plus total. Cette chienlit dans laquelle nous vivons est malheureusement imputable à ceux qui chantaient sur tous les toits, au lendemain du coup d’Etat du 22 mars, leur volonté de mettre un terme au laisser aller et à l’impunité qui gangrenaient le régime «incompétent» d’Amadou Toumani Touré.
Au moment où la communauté internationale se désolidarise de plus en plus d’une intervention armée au nord d notre  pays, nos «hommes» ne semblent pas avoir encore pris toute la mesure de leur responsabilité. Il importe de rappeler que de tels actes ne font honneur ni à nos forces armées et de sécurité encore moins au Mali, quand on sait surtout que notre pays, de plus en plus, bénéficie de la confiance de la communauté internationale en terme de stabilité institutionnelle.
Mais ce qui fait encore mal et que beaucoup de Maliens ont du mal à comprendre, c’est qu’à chaque fois que de tels actes sont posés, le Gouvernement se contente de communiqués laconiques, condamnant l’acte et promettant de diligenter des enquêtes pour identifier les auteurs et les punir conformément à la loi. Et au finish, rien. Comme si ceux qui se rendent coupables de tels comportements étaient irréprochables.
B.S.

SOURCE:  du   3 déc 2012.    

22 Réactions à Enlèvements à Bamako : A qui le tour ?

  1. PDG DES FEMMES

    TOI MEME

  2. aminata sanogo

    VIVE ATT VIVE LE mali

  3. justicequity

    Le Mali , nous maliens on a eu de ce qu’on mérite , je l’avais dis depuis le lendemain du coup d’état à qui veut bien l’entendre qu’ATT qui a été chassé comme un chien finira par être rétablit et que très probablement les maliens finiront par le regretter , même si c’est pas tout à fait le cas on est sur cette voix.
    Ce n’est pas un problème d’Hommes avec grand « H » c’est un problème de système . Ni ATT à qui on peut reprocher beaucoup de choses , ni Sanogo tout puissant que les beaucoup de maliens ont soutenu et mis en confiance pour s’installer et plonger le pays dans le K.O que nous vivons, sont ni pires , ni meilleurs que nous autres maliens , ils sont exactement comme l’écrasante majorité . La plus part d’entre nous ne se regardent pas dans un miroir sinon on n’osera jamais porter de jugement sur un autre malien , parce que pour porter un jugement sur quelqu’un il faut être beaucoup mieux que celle-là en terme de comportements.
    Dans le premier discours prononcer vers 5h du matin le jour du coup d’état j’ai essentiellement retenu  » régime incompétent et corrompu d’ATT  » bah j’étais mort de rires , ces putschistes ont repoussés toutes ces limites en terme de corruption d’incompétence à laquelle s’y ajoute l’insécurité, et l’arbitraire,… .
    J’espère juste qu’un jour on aura le courage de faire chacun son mea-culpa et ne pas continuer à toujours tout mettre sur le dos d’un brook-émissaire .
    Beaucoup de gens comme cette dame la directrice de l’APEJ qui ont occupé de hauts postes de responsabilités sous les anciens régimes qu’on accuse de tous les problèmes de ce pays continuent à occuper de bons postes alors qu’ils sont directement responsables de la déliquescence de ce pays , ma question pourquoi faire un coup d’état ?

  4. le scientifique

    mr Justinloo , la rebellion egyptien ne doit aucunement nous servir de modèle . de grace laissons les arabes chez eux .

  5. moss

    A QUAND LE MALI LIBRE EST PROSPERE POUR LES MALIENS ET MALIENNES QUI ASPIRE A UN AVENIR RADIEUSE LA SANTE L EDUCATION ET TOUT CE QUI VA AVEC POUR SES ENFANTS QUI ONT ETAIT PRIS EN OTAGES PAR LES HOMMES POLITIQUES DES HOMMES DIPLOMEES DE INTELECTUELES DEVENUES DES VOLEURS ???????????????????????

  6. Yadupour

    Patience, patience. Rien ne sert de courrier, il faut juste arriver à temps.
    On a assisté à la pièce « le balayeur balayé » dans un pays voisin.
    Au Mali, assistera-t-on à « malien malien-et-demi » , pardon , « malin malin-et-demi »…

    L’arme que l’on utilise se retournera toujours contre soi.

  7. A la différence d’Aqmi et son clic d’alliés, les victimes des ravisseurs du Sud,sont sauvagement molestées et sommées de ne plus aller à contre courant des intérêts de la République de Gondouana, plus précisément contre ceux du président fondateur et ses proches, qui à la faveur de la cérémonie d’ouverture des travaux du forum des religieux musulmans. En effet, il s’exprimait en langue bambara en ces termes: «Je vous promets, au nom de l’ensemble de l’armée, que nous ne boufferons pas nos salaires pour rien».
    NE SAVEZ-VOUS PAS QUE LE NOUVEAU MACHIN DE SANOGO N’EST QUE LE SYNDICAT DES TRUFFIONS qu’ils n’ont cesse de reclame depuis que feu B.S. Sy etait Ministre de la Defense?
    LE « BOLI  » DE KATI SE PREND POUR LE CHEF DE L’ARMEE, MAIS PEUT-IL METTRE LES PIEDS A MOPTI OU SEVARE? C’EST LABAS QUE SON DESTIN L’ATTEND.

  8. RAS LE BOL

    justinloo, ne t’en fait pas, c’est la population qui ferra regner la paix et la quiétude dans ce pays.

    La place de l’indépendance verra le jour à Bamako In Chaala, on commence à en avoir plus que marre.
    Que Dieu bénisse le Mali.