Flintlock 2012 : Un exercice de grande envergure

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Les travaux de la conférence finale de planification de l’exercice militaire Flintlock 2012 se sont déroulés à l’hôtel Salam de Bamako du 12 au 16 décembre.

La cérémonie de clôture de ce colloque était présidée par le général Gabriel Poudiougou, le chef d’Etat-major général des armées. Il avait à ses côtés les colonels Kelly Alexander, le commandant des Forces spéciales Africom, et Ibrahim Fané, le chef des opérations à l’Etat-major général des armées. Celui-ci a expliqué que la rencontre de Bamako venait en prélude à l’exercice Flintlock 2012 qui se déroulera dans notre pays du 27 février au 18 mars 2012. Il a noté que le Mali s’apprêtait ainsi à vivre un exercice de grande envergure avec la présence annoncée de 16 Etats, 8 pays africains et d’autant d’occidentaux. Le Flintlock 2012 dont le document vient d’être finalisé prévoit une série d’entrainements tactique, opérationnel et civilo-militaire, a indiqué Ibrahim Fané. Cet exercice, selon l’officier, permettra fondamentalement de cultiver l’interopérabilité entre les armées partenaires. Il contribuera aussi à renforcer les capacités individuelles et collectives des militaires participants. Les zones retenues pour l’exercice 2012 sont : Kati, Gao, Tessalit, Ménaka, Tombouctou et Kidal avec un effectif consistant fourni par les seize pays.

Le général Gabriel Poudiougou a salué les résultats d’un colloque qui a élaboré un plan logistique « robuste » visant à assurer le soutien vie et le soutien matériel de la manœuvre. Il a évoqué le rôle prépondérant des médias dans les opérations militaires. Le forum a pris en compte toutes les actions tendant à assurer une communication efficace pour garantir un environnement réceptif. Le général Poudiougou a annoncé que 7 actions humanitaires en faveur des populations vulnérables des zones concernées se trouvent inscrites en bonne place dans le document. Le rôle des chefs coutumiers et des communicateurs traditionnels a été sollicité aux cours des travaux. Le chef d’Etat-major général des armées a situé le premier facteur de succès dans le combat contre les terroristes dans l’habilité à travailler en synergie. « Chaque rencontre internationale du genre doit être prise comme une occasion donnée pour renforcer la collaboration », a-t-il conclu.

 

 

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