Jean Yves Le Drian, ministre français de la Défense: «Ces groupes très déterminés comptaient transformer le Mali en sanctuaire fondamentaliste»

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Le ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, a achevé vendredi dernier une visite de 48 heures dans notre pays. Cette visite surprise a conduit le ministre dans la vallée d’Amattetaï, à l’extrême Nord Est du Mali, où se déroule une importante opération des armées française et tchadienne pour démanteler les dernières bases des terroristes, puis à Bamako, où il a rencontré le Président de la République par intérim et le Premier ministre.

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, rend visite aux troupes françaises près de Tessalit, le 7 mars 2013, au nord du Mali. | Sylvain Cherkaoui / COSMOS pour Le Monde

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, rend visite aux troupes françaises près de Tessalit, le 7 mars 2013, au nord du Mali. | Sylvain Cherkaoui / COSMOS pour Le Monde

Arrivé tôt jeudi matin au Mali, le ministre français de la Défense s’est directement rendu à Tessalit, plus précisément dans la vallée d’Amattétaï, pour transmettre un message de soutien des autorités français aux militaires qui y sont déployés pour traquer les terroristes.

Jean Yves Le Drian a aussi, au cours de cette visite, félicité les militaires français sur le théâtre des opérations pour leur bravoure et leur professionnalisme et surtout pour les succès qu’ils ont enregistrés sur les djihadistes depuis le début de l’opération Serval. A travers cette visite, le ministre Le Drian voulait s’enquérir des conditions de travail des soldats français sur le terrain.

Autre objectif recherché par cette visite, qui a conduit également Jean Yves Le Drian à Gao, soutenir les forces françaises pour l’avenir. Après un bref entretien avec le Président par Intérim, le Pr Dioncouda Traoré et le Premier ministre, Diango Cissoko, Jean Ives Le Drian a rencontré la presse pour dresser le bilan de son séjour au Mali.

Ces échanges, qui ont duré moins de 30 minutes, ont entre autres porté sur les prisonniers de guerre, le retrait progressif de la France à partir du mois d’avril et l’absence de l’armée malienne à Kidal. Sur ce dernier point, Jean Yves Le Drian a été on ne peut plus clair: «la question principale, c’est d’abord la reconstruction de l’armée malienne. Elle doit être une armée robuste, une armée républicaine, qui sera sous le contrôle des autorités politiques».

Le ministre Le Drian a aussi insisté sur le dialogue et la réconciliation nécessaires entre Maliens. Ce dialogue, a-t-il souligné, «doit se faire avec l’ensemble des Maliens qui reconnaissent l’intégrité territoriale et la laïcité de l’Etat malien». Face à la presse, le ministre Le Drian dit avoir été fortement frappé par la violence des combats et l’ampleur des stocks d’armes détenus par les djihadistes.

«Nous pensons que nous avions à faire à des groupes très déterminés. Nous pensons que nous avions à faire à des groupes qui comptaient transformer le Mali en un sanctuaire pour attaquer des pays de la sous-région et même l’Europe. Il y avait un territoire en gestation qui allait servir de lieu de fondamentalisme. J’ai été frappé par l’extrême violence des combats» a déclaré Jean Yves Le Drian, qui a loué la détermination des autorités de transition à organiser les élections avant le 31 juillet 2013.

C’est donc un ministre français de la Défense très satisfait du travail abattu, plus de 70% selon ses estimations, par ses militaires, et par le discours responsable des premiers responsables de notre pays qui a repris son avion vendredi dans la soirée pour la capitale burkinabé, où il a rencontré le médiateur de la CEDEAO dans la crise sécuritaire que vit notre pays, le Président Blaise Compaoré.

Yaya Samaké

SOURCE:  du   11 mar 2013.    

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