Journée internationale des personnes disparues : Amnesty international interpelle les autorités mauritaniennes sur des cas de disparitions forcées

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Mme Diallo Mariam Sow

30 août journée internationale des personnes disparues. Amnesty internationale Mali à célébré cette journée, dans ses locaux hier matin. La cérémonie a été présidée par la vice- présidente, Mme Diallo Mariam Sow, accompagnée du directeur exécutif, Salou D Traoré avec la présence du 1er conseiller de l’ambassade, de la Mauritanie, Moustapha Coulibaly.

La journée internationale des personnes disparues est célébrée chaque année, le 30 août. Cette journée est l’occasion surtout pour les organisations de défense et de promotion des droits de l’homme de se prononcer sur les cas de violations les plus graves dans le monde. C’est pour cela qu’Amnesty international Mali n’est pas resté en marge de cette journée.

Ses responsables ont tenu à c’attiré l’attention de l’opinion publique sur le cas des 14 personnes disparues en Mauritanie dans la nuit du 23 mai 2011 à la prison centrale de Nouakchott.

Ces quatorze personnes étaient condamnées à la peine de mort et à des peines de prison pour des faits liés au terrorisme. Elles ont été enlevées de la prison centrale par les forces de sécurité de la Mauritanie.

En dépit des efforts  répétés de la part des  familles et des organisations de défense des droits de l’homme mauritaniennes.

Selon la vice-présidente, Mme Diallo Mariam Sow, ces disparitions forcées constituent l’une des plus grandes  violations  des droits humaines quels que soient les motifs.

Les autorités mauritaniennes ont refusé de donner des informations sur les 14 prisonniers ni sur leur lieux de détention ni sur leurs conditions de détention.

Après une année, les familles des détenus ne savent pas toujours où se trouvent leurs proches.

Cette absence d’informations quant aux lieux et conditions de détention de ces prisonniers, a provoqué des inquiétudes dans les familles des détenus.

Aujourd’hui, ils sont aussi des victimes dans cette disparition forcée.

Mme Diallo a soutenu que l’ONU s’inquiète de l’augmentation des cas de disparitions forcée, le groupe de travail sur les disparitions involontaires de la commission des droits de l’homme, exprime son inquiétude. Elle a affirmé que ces dernières années la Mauritanie a renforcé ses efforts pour lutter contre les attaques commises par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’autres groupes armés.

C’est pour cela que ces personnes ont été emprisonnées pour des raisons politiques et accusées d’avoir eu des relations avec Al-Qaïda, a-t-elle conclu.

             *Stagiaire

Cléophas TYENOU

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