Sur l’axe Goundam-Niafunké, la MINUSMA organise une patrouille conjointe de sécurisation

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Deux Officiers de police individuelle associés à 40 éléments du Contingent Burkinabé de la MINUSMA ont effectué le lundi 5 septembre, à bord de cinq véhicules, une patrouille conjointe de longue portée de Goundam à Niafunké, importante zone de transit et ville célèbre pour avoir été le lieu de naissance du chanteur Ali Farka Touré. Le but de la patrouille menée sur ce tronçon de 85 km environ est de sécuriser les populations de la zone et leurs biens. En même temps, il s’agissait de discuter avec les autorités locales rencontrées à chaque fois et de collecter des informations permettant de circonscrire le phénomène d’insécurité.

Partie tôt le matin de Goundam pour arriver dans la commune rurale de Tonka, l’équipe s’est directement rendue à la Brigade de Gendarmerie de cette localité où elle a été accueillie par l’Adjoint au Commandant de Brigade, l’Adjudant-chef Alou Traoré. Les échanges avec ce dernier ont porté sur la situation sécuritaire du cercle,  jugée relativement calme en dehors des cas d’enlèvement de bétail signalés régulièrement dans les villages de Gnondougou et Nounou situés à 35 km de Tonka.

Poursuivant son itinéraire, la patrouille s’est ensuite rendue à Niafunké, ou elle a rencontré le Préfet Boubacar Cheick Condé et deux de ses collaborateurs. Avec le responsable de l’exécutif local, les discussions étaient également relatives à la sécurité et notamment aux enlèvements de troupeau commis par des hommes armés. Le Préfet a ensuite plaidé pour l’amélioration des conditions de vie et d’incarcération des détenus de la Maison d’arrêt de Niafounké, de plus en plus surpeuplée. C’est dans ce sens qu’il a sollicité l’appui de la MINUSMA pour la mise en œuvre d’un projet de maraîchage ou d’acquisition d’un moulin à grains au profit des détenus. Le Préfet a par ailleurs souhaité disposer d’infrastructures sanitaires et scolaires adéquates pour le mieux-être de la population qu’il administre.

Parmi les infrastructures visitées par les éléments de la patrouille figurent le chantier de la Garde nationale, la Maison d’arrêt de Niafunké, le Centre de santé de référence et la Mairie de la commune. Les problèmes rencontrés dans chaque cas sont nombreux. Ainsi, il ressort que la prison renferme 35 détenus dont une femme. Dans la zone, l’assassinat demeure l’infraction la plus courante avec 29 détenus. Des imperfections ont été constatées dans les travaux de réhabilitation de la Maison d’arrêt dont la réception n’est pas encore effective.

Au centre de santé, c’est le Dr Tite Dembélé, Médecin-chef qui a reçu l’équipe de patrouille. Il a salué la présence de plus en plus régulière des forces de la MINUSMA à Niafunké avant de déplorer l’enlèvement, tôt le matin, d’une ambulance de son service qui se rendait à Tombouctou avec trois personnes à bord. Les éléments de la Police des Nations Unies suivent la situation.

Au siège de l’administration communale, l’équipe de patrouille a été reçu par le Maire Sambah Bah qui administre la commune depuis 2009. Celui-ci a évoqué la situation sécuritaire en rappelant un cas de noyade survenu la veille dans une localité voisine et se rapportant à un voyageur qui s’était jeté à l’eau à la suite d’une mauvaise manœuvre et qui n’a pu être sauvé.

La mission a pris fin par une ultime patrouille de reconnaissance dans les environs de la commune qui a permis à l’équipe de la MINUSMA de rencontrer le Chef du GTIA (Groupe Tactique Inter Armes) Al farouk, le Capitaine Amadou H. Sidibé. Les échanges ont une fois de plus porté sur la sécurité sur les axes routiers. Celle-ci a été jugée relativement calme, en dehors de quelques actes isolés de banditisme que la MINUSMA espère enrayer à travers ces patrouilles conjointes.**

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1 commentaire

  1. C’est du folklore. C’est pour bien leur donner la position réelle de l’armée. Ces coopérants peuvent, à leur place et même à partir de la France, comme ils l’ont démontré au moment critique de cette rébellion, décapiter n’importe lequel plan de ces bandits. Ils savent, connaissent le planning, mais ne veulent pas franchement jouer le jeu au risque de sortir de cette macabre économico-politico-stratégique.

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