Le Premier ministre Diango Cissoko a visité samedi les contingents militaires arrivés au Mali : “Je ne doute point de la détermination qui se lit sur vos visages”

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Après le président de la République, Pr Dioncounda Traoré, c’est le tour du Premier ministre Diango Cissoko de rendre visite aux troupes militaires des pays de la CEDEAO, arrivées à Bamako pour se déployer à compter du 26 janvier prochain aux côtés des troupes françaises et maliennes pour la reconquête de l’intégrité territoriale du Mali. Le Chef du Gouvernement a consacré la mi-journée du samedi 19 janvier pour aller rendre un vibrant hommage aux militaires togolais, béninois, nigérians et français campés à Bamako, notamment à l’Ecole de Gendarmerie de Faladié, à la Base 101 et à l’aéroport de Sénou. Diango Cissoko a salué la détermination de ces vaillants combattants venus aider le peuple malien à rester debout.

Le PM échangeant avec un capitaine blessé

C’est au pas de charge que le Premier ministre a procédé à la visite des contingents de bataillons étrangers arrivés au Mali depuis le jeudi dernier dans le cadre de la guerre contre les jihadistes. Cette visite effectuée en compagnie de quelques membres du Gouvernement dont le ministre de l’Economie et des Finances Tiéna Coulibaly, celui de la Sécurité intérieure et de la protection civile, Général Tiéfing Konaté, de l’Action humanitaire, Dr Mamadou Sidibé, son homologue des Transports et de l’Equipement, Colonel Abdoulaye Koumaré et d’autres personnalités.

La première étape de cette visite a été l’Ecole de Gendarmerie de Faladiè où résident près de 200 togolais  militaires sur un effectif total de 500 éléments prévus. Treillis neufs, chaussures rangers bien sirés, ils sont issus pour la plupart du centre de formation des commandos de Kpewa, dans le centre du Togo. A en croire le Colonel Bayakideou Kpakpabia, le commandant du bataillon togolais, ces éléments sont les mieux aguerris dans les combats avec différentes sortes d’armes mais aussi dans le combat corps-à-corps. Il a présenté ses troupes avant d’inviter le Capitaine Dotsè Djigbodi du groupe de la chorale à donner une prestation. Dans un chant guerrier affirmant la bravoure, l’esprit de sacrifice, les militaires togolais ont  proclamé haut et fort leur volonté de bouter hors du territoire malien tous les hors-la-loi. Il faut noter qu’à côté des militaires togolais sont positionnés les 25 premiers éléments des 300 militaires béninois attendus à Bamako.

Le Premier ministre Diango Cissoko a déclaré que la détermination de ces militaires n’est plus à démontrer, tant leur engagement et l’esprit de sacrifice qui les anime, sont patents. “Je n’ai aucun conseil à vous donner. Je ne peux que vous dire soyez les bienvenus en terre africaine du Mali. Je voudrais remercier les chefs d’Etat du Togo, Faure Gnassingbé, et du Bénin, Yayi Boni, pour votre présence aux côtés des forces armées maliennes et françaises pour aider note pays à recouvrer son intégrité territoriale “, a-t-il déclaré.  Cap ensuite sur la Base 101 où sont stationnées les troupes nigérianes, une centaine d’éléments, en attendant le reste des 900 hommes promis par le pays de Goodluck Jonathan. Ici se trouve également un nombre important de blindés, de chars, BDRM, de jeeps, de camions de transport de troupes.

Le chef du bataillon nigérian a assuré le Premier ministre que ses éléments sont pour la plupart issus des garnisons du Nord du Nigéria où ils ont acquis une longue expérience des attaques des éléments terroristes de Boko Haram et des attentas des groupuscules indépendantistes. Ils sont, a-t-il indiqué, plus que déterminés à en découdre avec les groupes des jihadistes et terroristes qui sèment la désolation dans les zones septentrionales du Mali.

Le Premier ministre a souhaité la bienvenue aux troupes en les assurant que le Mali ne ménagera aucun effort pour que leur séjour et les conditions de leur travail soient les meilleurs. Il a profité de l’occasion pour présenter ses vœux les meilleurs à ses interlocuteurs et à leurs pays respectifs (Togo, Nigéria, Bénin). La dernière étape de cette visite des hommes et des matériels de guerre a été l’aéroport de Bamako Sénou où Diango Cissoko a rencontré une partie des forces spéciales françaises et leurs équipements.

Il s’agit des hélicoptères Gazelle, spécialisés dans le lancement de missiles, des hélicoptères Puma, spécialisés dans le repérage des cibles ennemies, etc. Les explications sur les capacités opérationnelles de ces troupes étaient données au chef du Gouvernement par le Colonel Frédéric Gou, le commandant du groupement aéromobile de l’opération Serval. C’était en présence de l’ambassadeur de France au Mali, Christian Rouyer qui a remercié le Premier ministre pour son déplacement. Selon le Colonel Gou, les capacités des forces spéciales françaises sont rassurantes et leur permettront de faire efficacement face à leurs missions.

Diango Cissoko s’est dit agréablement impressionné par le dispositif français. Il a indiqué que le peuple malien n’oubliera jamais le rôle que la France a joué ces derniers temps au Mali. “Grâce à cette intervention rapide, le Mali et son peuple sont resté debout “, a-t-il souligné.

                              Bruno D SEGEDJI

Le Premier ministre, samedi lors de la visite des blessés de guerre :

– «Le conflit armé va prendre fin plus vite que prévu»

– Diango Cissoko offre 4 millions pour la prise en charge

La deuxième étape de la visite du Premier ministre Diango Cissoko a été consacrée aux blessés sur le front de Konna et de Diabali. Ils sont une quarantaine de militaires touchés dans les combats de ces derniers jours à être hospitalisés dans différentes structures sanitaires de Bamako. Le chef du Gouvernement a souhaité prompt rétablissement à ces vaillants combattants avant de manifester sa solidarité à leur endroit. Pour lui, vu l’évolution de la situation sur le terrain avec les ennemis mis rapidement en déroute, la guerre va se terminer plus tôt que l’on ne le pense.

Ils sont quatre militaires blessés hospitalisés à l’Hôpital du Mali sis à Missabougou, en commune VI du district de Bamako. Ici, le chef du Gouvernement, accompagné du ministre de la Santé, Soumana Makadji, a échangé avec le Directeur de l’Hôpital et les médecins traitants. Il a donné des instructions pour une bonne prise en charge de ces patients. Diango Cissoko n’a pas manqué d’échanger avec ces blessés, notamment le capitaine qui a été sérieusement touché par des éclats d’obus et un autre officier qui a reçu une balle à l’épaule. La balle a été extraite et présentée aux hôtes du jour. A ces héros, le chef du Gouvernement a exprimé sa solidarité et son souhait de les voir recouvrer rapidement leurs capacités. Ceux-ci ont déclaré qu’ils sont prêts à retourner au front dès qu’ils auront une meilleure santé.

Cap a été mis sur le centre national d’odonto-stomatologie, sis au quartier du fleuve. Il y a dans cette structure sanitaire trois blessés (deux venus de Konna et un de Diabali) presque tous touchés par des éclats de missiles. Ils sont atteints au niveau de la tête, de la poitrine et de la gorge. La plupart sont sous perfusion et, selon les explications du Professeur Daniel, leur situation évolue positivement après les soins intensifs à eux administrés. Diango Cissoko et les autres membres de la délégation leur ont remonté le moral avant de prendre congé d’eux.

A l’Hôpital Gabriel Touré, le Premier ministre et sa suite ont fait parcouru le service ORL pour voir les huit blessés qui y sont admis. Même son de cloche en terme de solidarité et de souhait de prompt rétablissement.

La boucle de cette visite sera bouclée à la Polyclinique de Kati, non loin de la garnison où réside le chef de l’ex-junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo. Ici, les deux blocs (bloc médecine et bloc chirurgie-radio) accueillent le gros lot des blessés de la guerre contre les jihadistes. Au total 28 éléments atteints à différents endroits du corps ; certains par des balles, d’autres par des éclats d’obus. Après avoir échangé avec plusieurs spécialistes et les patients eux-mêmes, le chef du Gouvernement et le ministre de la Santé leur ont transmis les mots de réconfort du président de la République, Pr Dioncounda Traoré, du gouvernement et de tout le peuple malien.

Diango Cissoko a remis au ministre Soumana Makadji, qui a promis d’en faire une bonne gestion, une enveloppe de 4 millions de nos francs pour la prise en charge de ces blessés de guerre.

Le Premier ministre dira que «le Mali étonnera encore davantage ceux qui croient que les terroristes écraseront notre pays.  Je veux saluer la CEDEAO qui a mis en place un dispositif efficace pour assister l’armée malienne dans la lutte du peuple malien contre les terroristes. Je salue également l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies et surtout je salue la France. La  France ajoué un rôle extrêmement important, que le peuple malien n’oubliera jamais. Le Mali sera debout,  je le pense sincèrement. Le peuple malien est un peuple fier, un peuple, à limite, orgueilleux, un peuple qui est jaloux de sa Constitution, de son indépendance.  Je pense que le plus dur est passé grâce à la France et aux pays amis du Mali et je suis convaincu que le conflit armé va prendre fin plus vite que prévu; les terroristes ont disparu dans la nature…» 

 

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Le bougre!le traître.Il est maintenant à l’aise et pense s’en sortir ainsi,il doit des comptes autant qu’ATT puisqu’il était au milieu du système.

  2. Le premier ministre doit commencer par fermer les mosquées Markaz, Malimag, Qinzambougou, halles de Bamako, Magnambougou en face du cimetière…Niamakoro :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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