Les « hommes du 30 Avril » entendus par le juge : La puissance de l’injustice

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Les berets-rouges

Aujourd’hui plus que jamais, le Mali a besoin d’une Armée Nationale unie et réconciliée avec elle même pour libérer notre pays.

Et nous sommes nombreux à avoir cru que nos hautes autorités en sont conscientes.

Hélas, nos espoirs s’effondrent car, au lieu d’œuvrer dans ce sens, elles viennent « d’inaugurer » l’année nouvelle, en faisant comparaître devant le juge ces militaires qui ont osé tenter le 30 avril 2012, de défendre les Institutions de la République.

Lundi 16 juillet 2012. Il était 10 heures. Plus de 300 femmes et enfants s’étaient donnés rendez-vous devant le camp des commandos parachutistes de Djicoroni Para.

Les mines serrées, l’air grave, certains parmi eux tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « libérez nos maris injustement séquestrés », « pourquoi nos enfants n’ont pas leurs droits ? » et d’autres encore…

Mais, c’était surtout le message sur cette pancarte que tenait ce petit enfant en pleurs qui aura ému plus d’un : « j’ai perdu ma mère et mon père, vous l’avez enlevé. Où se trouve-t-il ? »

Qui étaient-ils ces femmes et ces enfants ?

Il était facile de le deviner. C’étaient les épouses et rejetons de ces militaires disparus à jamais ou en détention après les événements du 22 mars et du 30 avril derniers.

Ces braves concitoyens, déchirés par la même douleur, anéantis et désespérés avaient décidé ce jour, de marcher jusqu’à la primature pour dénoncer les arrestations de leurs conjoints, pères, oncles ou fils et exiger leur libération sans condition.

Cependant, malgré leur malheur, tous réclamaient la réconciliation de tous les frères d’armes du Mali qui ne devront avoir de nos jours qu’un seul objectif : la libération totale du Mali, notre mère patrie.

Amnistie pour tous les militaires arrêtés !

Nul ne peut remettre en cause la légitimité des réclamations de ces braves concitoyens.

En effet, aucun Malien n’avait contesté le fait que l’Assemblée Nationale, au nom de la paix et de la sécurité au Mali avait accordé aux auteurs du coup d’Etat du 22 mars 2012 l’amnistie. Cela, malgré le fait que, selon la Constitution du Mali, « tout coup d’Etat est un crime imprescriptible contre le peuple malien ».

Malgré le fait que, le capitaine Sanogo et ses hommes avaient porté « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat par l’emploi illégal de la force armée… »

Ne sont-ce pas ces mêmes faits qui sont reprochés aux militaires arrêtés lors des événements du 30 avril 2012 ?

Encore que, dans leur cas, on ne peut parler ni de coup d’Etat, ni de tentative de coup d’Etat contre les Institutions de la République.

À moins que le CNRDRE n’en était une. Ce qui n’a jamais été le cas.

D’ailleurs, y aurait-il eu un 30 avril, s’il n’y avait pas eu un 22 mars ? Que non !

Le 30 avril n’a été qu’une suite et une conséquence logiques du 22 mars 2012.

Les hommes du 22 mars ne sont ni moins coupables ni plus méritants que ceux du 30 avril. Alors, pourquoi a-t-on accordé l’amnistie aux uns et pas autres ?

Le président de la République par intérim, doit pour une fois, prendre toutes ses responsabilités et avoir le courage de réparer cette flagrante injustice à l’origine de cette grave division de nos jours au sein de l’Armée nationale et même entre les fils du pays.

À noter que, la victoire contre les terroristes qui occupent les 2/3 du pays ne pourra être certaine que lorsque les troupes des pays amis qui viendront nous aider trouveraient sur place dans notre pays, une Armée nationale réconciliée avec elle-même, unie, solide et solidaire.

Ce qui n’est pas le cas (malheureusement) actuellement, car des hauts gradés et des hommes de rang de l’Armée nationale croupissent dans des prisons, lorsqu’ils ne sont pas éparpillés dans la nature, de peur d’être victimes de vengeance ou de règlements de comptes.

La situation au Mali est grave. Très grave.

C’est pourquoi, l’Armée malienne ne peut se donner le luxe d’une division, même si, elle ne concernait cette division, qu’une partie minoritaire.

Le Mali a aujourd’hui besoin de Tous ses militaires sans exclusive, de tous ses fils unis pour défendre la Patrie.

Il faut donc libérer, sans autre forme de procès, tous les militaires arrêtés, du 22 mars 2012 à ce jour et appeler les déserteurs à regagner leur unité respective.

Il n’y a plus de place pour les règlements de compte ou la vengeance.

L’heure est grave et les intérêts du Mali doivent être mis au-dessus de tout.

 

Boubacar Sankaré      

SOURCE:  du   8 jan 2013.    

38 Réactions à Les « hommes du 30 Avril » entendus par le juge : La puissance de l’injustice

  1. rouquin

    bjr MR djandjoba soiyé juste dans la vie mon chere, ces gens meristent le meme sort accorder a ces dissidents de SANogo et ces bandes , tinqiete inchalla nous serons bientot debarassé de ses modits,cette histoire de beret rouge m’intrigue grave je reitere une demande au noms des fils digne du mali de aider a fraper MR le roi de KATI le pervere ( violere des filles a kati) rensiegner vous envant de vous exprimér merci

  2. Djandjoba2013

    Monsieur le journalist,ces militaires arretes doivent etre bel et bien juges. Laissez Sanogo (le Sauveur de Notre Peuple) en paix.En bon entendeur Salut.

  3. donko

    La libération des berets rouges est la seule chose qui fera partir Dioncounda Traoré de KOULOUBA car le pacte signé entre lui et SANOGO criminel semble sacré.
    Il va prendre ses responsabilités mais de quelles responsabilités parlez-vous ?
    Puisque Dioncounda est un vrai irresponsable qui accepte et digère tout et Sanogo pense à sa survie donc il décide de garder en prison ces braves militaires ‘commandos » pour prendre tranquillement son thé  » femme et alcool aux dires des gens ».
    SANOGO saches surtout que l’homme qui ne perd jamais ne vivra pas longtemps et tu en es un! Prends garde le reveil sera douleureux et très douleureux pour toi inch allah!

  4. helo

    ces militaires indisciplinés doivent repondre de leurs actes. La justice doit rendre un verdict dissuasif pour les autres berets rouges qui ont toujours des veleités de vengence.
    vive le capitaine Aya Sanogo.

    • Horizon

      Mon cher, soyez sûr. Tôt ou tard votre Sanogo et ses complices répondront à leur acte déhnorante. La situation politique oblige à faire le dialogue et fermer les yeux sur les actes odieux perpétrés par les vrais indisciplinés. Une fois la stabilité installée, la situation exigera a rendre justice non pas seulement aux victimes, à savoir les berets rouges, mais aussi à l’Etat Malien et tous les fils et toutes les filles touchés par leurs actes irréchléchis. Ne doute même pas de ça. qui vivra verra!

  5. DECLARATION DES PARAS AU SOIR DU 30 AVRIL: » Nous n’avons aucune intention de mettre ce pays plus mal qu’il ne l’est déjà. … Le malien n’a pas besoin de souffrir puisqu’il ne souffre déjà… Que les militaires de tout bord, si vous êtes patriotes, si vous n’avez pas oublié ce pourquoi vous êtes engagés pour cette belle nation, rentrez dans vos camps, entraînez-vous, préparez-vous, parce que si nous devons mener une bataille, cette bataille doit se mener au nord, parce que le nord est une partie du territoire national. Si nous devons nous battre contre quelqu’un, nous devons nous battre contre l’assaillant qui nous a coupé une partie substantielle de notre pays. J’espère que tous les patriotes de cce pays, chacun à son niveau, politiciens, hommes de loi, étudiants, militaires, que chacun à son niveau, jouera son rôle pour que cette belle nation redore son blason le plus rapidement possible. Merci de votre attention. Vive le Mali ! Vive le régiment Para ! «