Mali : les informateurs de l’armée sont-ils des cibles ?

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Mali : les informateurs de l’armée sont-ils des cibles ?
Un garçon dans l’ombre derrière un soldat au Mali © Reuters

ENQUÊTE E1 – Une série d’assassinats dans le nord du Mali pose la question de la sécurité de ceux qui aident les armées française et malienne.

 

L’ENQUÊTE. La répétition du schéma est inquiétante. Ces derniers mois, plusieurs morts troublantes se sont succédé au nord du Mali. Au moment où le ministre de la Défense annonce que l’opération Serval est entrée dans la dernière phase, plusieurs Maliens ont été assassinés chez eux, de nuit, par des inconnus armés qui disparaissent aussitôt. Le point commun des victimes : ils sont soupçonnés de fournir des informations aux militaires français ou maliens sur les activités des djihadistes.

 

Les informateurs qui aident l’armée française sont-ils devenus les cibles des islamistes qui sont toujours en activité dans le nord du pays ? Ni l’armée française, ni les autorités maliennes ne communiquent à propos de cette question très sensible.

 

Depuis le début de l’année, l’ONU a relevé au moins 6 assassinats de ce type. Le dernier en date s’est déroulé la semaine dernière. Un homme a été tué par deux hommes venus chez lui à moto. Il était un probable informateur régulier de l’armée. Il avait signalé des explosifs près de l’aéroport de Kidal.

 

Une stratégie de la peur. Ces meurtres n’ont jamais été revendiqués, ni par les rebelles islamistes du Mujao, ni par Aqmi. Mais ils semblent s’inscrire dans une stratégie globale pour semer la peur au nord du Mali.

 

Le mois dernier, dans la région de Tombouctou, des hommes en armes ont débarqué sur un marché. Ils ont distribué des tracts, en arabe et en français, menaçant de “punir les traîtres au service des croisés”. L’effet immédiat, selon un notable de la ville : certains habitants se sont fait très discrets.

 

A Kidal, tout le monde a peur de tout le monde, la méfiance règne dans les cercles d’amis. Il y aurait des enlèvements. Et pire encore, des listes circuleraient, avec le nom des prochaines cibles des islamistes.

 

Par Xavier Yvon et Pauline Hofmann

 

Source: europe1.fr

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4 COMMENTAIRES

  1. Ses informateur doivent être protéger par le mali ils doivent même être payé par l état mais le mali a un président incapable les pauvre serons assassiné sans bruit ibkk doit mettre dans sa tête qu il est le garant de la sécurité du peuple maliens

  2. C’est sûr que si les armées malienne et française ne protègent pas leurs informateurs comme c’est la règle partout ailleurs, ces malheureux se feront abattre.
    C’est normal que ceux qui sont dénoncés cherchent à mettre fin aux actions des dénonciateurs.

    On demande aux populations de collaborer de dénoncer et on ne les protège pas. Cela ne parait très futé.

  3. Que cherchez vous à faire, dissuader les gens d’aider l’armée?
    Qu’Allah bénisse le Mali.

  4. C’est comme ça que les américains et leurs Chihuahuas européens ont transformés l’Afghanistan en bourbier.Car a la long ces groupes islamistes auront le contrôle indirecte de ces régions par la terreur, c’est la même méthode que les talibans ont utiliser pour combattre les américains. La population développera une méfiance générale, les gens refuseront de parler pour ne pas se faire buter, et les islamistes feront passer le message comme quoi les Français et les troupes de la Minusma sont des occupants qui utilisent le MNLA comme masque pour venir occuper le MALI. Vu déjà le mécontentement général des maliens contre les liens entre le MNLA et La France, si jamais la france oblige le gouvernement a accorder une autonomie au MNLA qui n’est autre qu’une minorité des touaregs, alors beaucoup de gens parmi les autres communautés du Nord n’hésiteront pas a rallier les islamistes pour combattre les français et la minusma car la France dans ce conflit a marginaliser ces communautés.

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