Ministère de la défense : Les frais de santé en cause à l’Armée de l’Air

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Pour le moment, il ne s’agirait simplement que d’un mouvement d’humeur des ” soldats aviateurs “. Jadis adhérants de la Mutuelle de Santé de leur corps, avec une cotisation mensuelle de 1000 frs par élément, ils ont été inscrits à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) à l’instar de leurs frères d’armes. Mais le hic est que les choses ne se passeraient pas normalement. D’aucuns réclament alors le remboursement des sous déposés à la Mutuelle. D’autres penchent vers un audit de tous les fonds disponibles.

 

Le bras aérien de la vaillante Armée nationale ne se sentirait pas au mieux de nos jours. L’Armée de l’Air, c’est son nom, dispose depuis des années d’une Mutuelle de Santé. Tout comme dans les autres corps d’armes, cette Mutuelle est appelée à faire face aux problèmes de santé des éléments et des membres de leurs familles. A la Mutuelle, l’on se servait ainsi, à coups de bons, pour avoir du sucre, des moutons, etc. Chaque ” soldat aviateur ” s’acquittait d’une cotisation mensuelle de mille (1000) francs CFA. Le nombre des adhérants relève, à n’en pas douter, du secret défense. 800, 1200, 2000, ou plus, difficile de chiffrer. Avec le temps, l’on imagine donc le montant des sommes colossales dormant à la Mutuelle.

L’instauration de l’Assurance Maladie Obligatoire suscita un réel engouement chez les militaires. A l’Armée de l’Air, on a applaudi fortement. Tous les éléments ont été inscrits à l’AMO. Pour éviter une confusion des genres certains, proposèrent de mettre fin à l’existence de la Mutuelle. Ainsi, l’on rembourserait les parts des uns et des autres. D’autres, plus sages, conseillèrent de laisser tranquille la Mutuelle. Et qu’avec l’AMO qui prendrait en charge au moins 60% des frais de santé, la Mutuelle règlerait les 40% restants. Tout avait commencé à bien marcher. Mais depuis près de deux mois, indique- t – on,  les ” soldats aviateurs ” ont du mal à supporter leurs frais de santé, a fortiori ceux des membres de leurs familles. A la Mutuelle, c’est désormais le discours du genre : ” Il n’y a pas d’argent “, ” Les gens ont pris des bons “, etc. Or, selon des indiscrétions, tout le monde n’aurait pas droit à ces fameux bons. ” Quelques officiers privilégiés en ont fait leur vache laitière “, murmure t – on à propos de la Mutuelle. Pour y mettre fin, des voix s’élèvent pour réclamer un audit des fonds disponibles.

Ce après quoi l’on fermerait la Mutuelle car l’AMO jouerait bien sa partition. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’opacité semble être de règle dans la gestion des Mutuelles des forces de défense et de sécurité de notre pays. Il n’y a pas longtemps, c’est la Mutuelle de l’Armée de Terre qui défrayait la chronique.

Là, les éléments cotisaient 3000frs par mois et il était difficile d’en savoir quelque chose.

La hiérarchie n’est – elle pas au courant ? La balle est en tout cas dans le camp du département. Car, la réforme tant clamée du secteur de la Défense et de la Sécurité passe avant tout par une bonne gestion des sous.

B. Koné

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