Moral de la troupe pour la libération immédiate des régions du nord : Les militaires se bousculent pour monter au front

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Dans le souci de couper court aux rumeurs, nous avions décidé de nous rendre dans la zone de démarcation dans la nuit du vendredi au samedi 12 janvier. A 25 Kms de Sévaré, le dispositif sécuritaire est impressionnant. Rien n’est laissé passer au hasard. La détermination se lit sur le visage de tous les militaires.

Afin d’être plus prêt des évènements,  votre  journal  préféré nous a dépêchés sur le terrain. Mais,  faute d’accréditation délivrée par  le Ministère de la Défense, on nous a priés de revenir à Bamako nous procurer ledit document. En bon citoyen, nous n’avons pas insisté. Toutefois,  on a pu  recueillir certaines informations avant de retourner à Bamako dans la nuit du samedi. A travers les causeries des militaires postés à quelques kilomètres de Sévaré, on a pu constater que les seuls mots qui revenaient étaient: « faisons vite pour libérer le nord tout en sécurisant le sud  afin de retrouver notre lettre de noblesse».  Pas de simples paroles, ils  travaillent à cela.

A l’arrivé de chaque véhicule, ils se positionnent tous, les doigts sur la gachette de l’arme devenue leur compagnon le plus fidèle. Tant qu’ils n’ont pas une idée claire sur la présence de ce véhicule qui se pointe, la précaution est de mise. Même les bus sont fouillés et en notre présence deux éléments des forces de sécurité sont montés à bord d’un car pour contrôler minutieusement les passagers.

En ce qui concerne les petites voitures, les forces de sécurité contrôlent aussi l’identité de l’engin avant de passer à la fouille du coffre. Toute personne suspecte   est immédiatement interpelée. Pour plus de précaution et éviter les bavures, tout le long du tronçon Ségou-Sévaré, les forces de sécurité se sont faites entourer par  des polyglottes pour assurer la traduction en cas de besoin.

En notre présence, un Sénégalais voulant se rendre à Gao faisait semblant de ne comprendre que le Wolof.  Mais son plan a été déjoué car il y avait quelqu’un qui parlait Wolof presque mieux que lui. Après les interrogations sur le motif de son voyage sur Gao, il n’a eu aucun argument soutenu. Du coup, il a été refoulé vers Bamako. Cela s’est passé à Somadougou, situé à 25 kilomètres de Sévaré.

Une fois au-delà de cette localité en allant vers le nord, le contrôle s’intensifie. Egalement, jusqu’à Konobougou,  le contrôle est sans merci.

En ce qui concerne la réalité du terrain, le calme revient petit à petit à Mopti et à Sevaré car le ratissage ne se limite pas à Konna et environs, mais concerne aussi Mopti et Sévaré. Selon les témoignages,  certains djihadistes avaient réussi à infiltrer Mopti et Sévaré. Cette situation avait créé une panique au sein de la population. A Bandiagara, le maire aurait demandé à la population de ne pas se rendre dans les foires hebdomadaires de la commune. A Sévaré et Mopti, les gens se couchaient à 20 heures  sans pour autant parvenir  à dormir à cause du bruit des hélicos et gros engins de guerre.

Au moment où nous quittions ces localités, la vie revenait à la normale et les militaires, de leur côté, se bousculaient pour aller au front. Il faut d’ailleurs signaler que ceux qui assurent la sécurité le long des routes ne sont pas contents car ils souhaitaient aller se battre. C’est dire que l’engagement et la détermination ne souffrent d’aucune faille. «Je prie Dieu qu’on me fasse appel la semaine prochaine pour écraser les barbus armés » disait un militaire, les yeux rouges de rage de vaincre. Il suffit de faire un tour vers le nord pour se rendre compte du bon moral des troupes de notre armée. Pour galvaniser  davantage nos guerriers, le chef d’état-major s’est rendu au chevet des blessés à Sévaré. Pour appuyer cet effort, le capitaine Sanogo s’est lui-même rendu sur les lieux et lorsque nous étions sur la route du retour, nous avons croisé son cortège entre San et Sévaré.

De toutes les  façons, ce voyage nous a permis de constater, de visu, que notre vaillante armée nationale est en passe de mettre hors d’état de nuire ces groupes terroristes qui ont d’ailleurs subi de lourdes pertes après leur débâcle de Konna.

Oumar KONATE, envoyé spécial à Sévaré

SOURCE:  du   14 jan 2013.    

44 Réactions à Moral de la troupe pour la libération immédiate des régions du nord : Les militaires se bousculent pour monter au front

  1. matou

    sanogo,je pensais que tout les 4X4 étaient réquisitionnés pour l’état.
    donc donne tes véhicules à la 33 des bérets rouges,et va finir tes bières a kati,les braves qui sont au front seront heureux de voir d’autre militaires maliens venir pour la patrie et non pour des intérêts personnels

  2. MALIENS DE L'EXTERIEUR

    VIVE LA FRANCE , à bas cdeao , ça devrai meme pas existe c est fa me cdeao, c est la honte