Protection civile : Les sapeurs-pompiers de plus en plus sollicités

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En cette période de forte chaleur, les agents de la Protection civile sont confrontés à d’énormes difficultés. Et pour cause, les sollicitations des victimes d’accidents ne manquent pas, de part et d’autre. Cependant, les sapeurs-pompiers n’arrivent pas à intervenir efficacement, parce que les moyens dont ils disposent ne  leur permettent  pas, disent-ils, de mener à bien leur mission.

Chez les sapeurs-pompiers « la sécurité est un défi au quotidien ». Un défi qui devient de plus en plus difficile à relever surtout en cette période où la canicule dicte sa loi. Ainsi, avec la forte chaleur qui règne actuellement à Bamako, il va de soi qu’il ait des impacts sur les interventions des agents de la protection civile. Par exemple, pendant cette période les demandes de secours sont vues à la hausse de l’avis des soldats du feu.

Selon le Commandant de la 1ère unité des interventions de la Direction régionale de la Protection Civile de Bamako, ils enregistrent beaucoup de cas d’incendies de domicile, de noyade et de secours à personnes. Diankiné Fotigui Traoré, puisqu’il s’agit de lui, explique également que la canicule est un facteur aggravant des accidents. « En moyenne, nous recevons par jour, 16 sollicitations pour les cas d’incendies, 4 à 5 demandes pour les cas de noyade et 6 à 7 sollicitations pour les secours à personne », affirme le Commandant Traoré.

La ville de Bamako couvre une superficie de 267 km2 sans compter les environs et la ville de Kati. On y compte 7 Centres de Secours plus celui de Kati. Ce qui n’est pas suffisant pour intervenir convenablement et efficacement d’après notre interlocuteur. C’est pourquoi, on constate le plus souvent des retards par rapport au départ tout comme au retour des équipes d’interventions. Dans les conditions normales, « les secours ne sont efficaces que dans un rayon de 3 km. Donc, il faut une ambulance pour chaque centre de secours », précise M. Traoré.

Quant à leurs conditions de travail, le Commandant Diankiné n’est pas passé par quatre chemins pour déplorer le manque de moyens auquel ils sont confrontés. On retiendra de lui que la modicité de ces moyens doit être adaptée aux secteurs à couvrir. Ce qui leur complique davantage la tâche. Il a également indiqué que le personnel est qualifié et maitrise bien le peu de moyens dont il dispose, mais que c’est insuffisant pour être efficace sur le terrain.

Autre difficulté soulevée par les sapeurs-pompiers de la compagnie de la Protection civile de Dravela, c’est l’inadaptation du terrain aux normes de secours et les aléas de la circulation. C’est aussi le manque de prises d’eau adéquates, qui sont souvent mal reparties. « Toutes choses qui nous empêchent d’être efficaces tant dans les délais des interventions que dans l’adaptation de ces moyens aux différents secteurs », a déploré Diankiné Fotigui Traoré.

Par ailleurs, il faut noter que la plupart de ces accidents sont dus à des courts circuits, à l’imprudence et l’incivisme des citoyens. Ce qui dénote quelque part de la négligence des occupants de ces bâtiments et locaux administratifs, selon le Commandant de la 1ère unité des interventions de la Direction régionale de la Protection Civile de Bamako. Ainsi, il conseille les citoyens d’être vigilants et de ne pas être négligents. Et d’ajouter : « au sortir des bureaux ou des maisons,il faut débrancher tous les matériels susceptibles de causer des incendies, respecter le code de la route et être prudent dans la circulation et surveiller les enfants sur les plages et piscines et les interdire de fréquenter le fleuve. Idem pour les adultes qui ne savent pas nager ».

Les sapeurs-pompiers œuvrent pour la sécurité des personnes et de leurs biens, mais aussi pour la protection de l’environnement. Ainsi, ils sont joignables 24/24 et en permanence à partir du numéro vert : 80 00 12 01.

Ahamadou Touré

 

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