Recrutement dans l’armée à Bamako : La pertinence du site en cause

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Malgré la crise que traverse le pays et justement dans la perspective de juguler cette crise, le peuple dans son entier a salué la décision de recrutement à court terme de  quelque 2500 hommes, et à moyen ou long terme de 15000 soldats. Jusque-là tout va bien, même l’écartement des jeunes filles de ces recrutements. Situation exceptionnelle oblige.

Mais de nombreuses personnes s’interrogent encore sur la limitation des centres de recrutement à deux(Bamako et Ségou, une des explications étant que face à la gravité de la situation, l’Etat-major général prendrait lui-même les choses en mains) ; mais surtout sur la pertinence du  choix porté sur Bamako. Pour ces personnes, ce n’est certainement pas à Bamako qu’on doit chercher des compatriotes prêts à mourir pour la patrie. Il aurait fallu, toujours selon elles, se rendre en « brousse » et dans certaines localités ou des ethnies précises sont  réputées pour leur bravoure : les milieux bobo et dogon notamment feraient partie de ces localités stratégiques, d’après elles. Elles n’ont certainement pas tout à  fait tort. Lorsque vous avons demandé à un postulant s’il était prêt à aller se battre au Nord, sa réponse a été qu’ « eux ne sont pas prévus pour la conquête du Nord, mais pour sécuriser les régions encore libres en l’absence éventuellement des anciens qui eux, partiraient au Nord ». C’est très clair.

Mais il n’y a pas que cette inquiétude. Certains parents affirment qu’ « on » a demandé à leurs garçons de payer une certaine somme s’ils espéraient être enrôlés. Nous n’avons pas vérifié cette accusation et il faut dire que les jeunes ont pu tout aussi vouloir soutirer un peu d’argent à leurs parents, sachant que c’est désormais une norme que de payer un peu d’argent pour tout recrutement. Si, en revanche, cette accusation se révélait vraie, autant dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Car une des raisons de la crise de l’armée se rapporte notamment aux modes de recrutement : connaissances, corruption, etc.…En tout cas tout sauf sur la base de la vocation .Nous ne vous apprenons rien en disant qu’il est difficile que quelqu’un paye de  l’argent pour aller au rendez-vous possible avec la mort. Car c’est de cela qu’il s’agit, l’armée. L’exemple est patent avec les policiers, dont certains n’hésitent aucunement à revendiquer leur « droit à  racketter », à partir du moment où ils ont payé pour être recrutés et qu’ils doivent recouvrer les fonds « investis »

Vitalki

SOURCE:  du   26 déc 2012.    

2 Réactions à Recrutement dans l’armée à Bamako : La pertinence du site en cause

  1. allan

    Mon frere dites plutot qu’on ne s’ensortira plus jamais de cette crise. Le pays est infecte de reveur, d’affairistes, de malhonnetes et que sais-je encore. Des policiers nuls, militaires nuls, fonctionnaires insouciants, chef de l’etat momifie dans sa carapace bon dieu

  2. Le Triste

    Pas étonnant que le pays croule. C’est vraiment lamentable tout simplement car nous resterons pendant longtemps dans la crise avec un système de gestion pareil.