Règlements de comptes dans les rangs de l’armée malienne

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Vendredi à Bamako, après une fusillade qui a fait un mort et six blessés.
Vendredi à Bamako, après une fusillade qui a fait un mort et six blessés.

Extrêmement fragilisé, l’État malien doit faire avec les divisions de son armée.

Pendant que les opérations françaises contre les djihadistes s’intensifient dans le nord du pays, près de la frontière algérienne, l’armée malienne règle ses comptes à Bamako. Vendredi, les habitants du quartier de Djicoronipara ont été réveillés par des combats. Retranchés dans leurs casernes, les bérets rouges, l’unité parachutiste qui compose l’ex-garde rapprochée du président déchu Amadou Toumani Touré, renversé par un coup d’État militaire le 22 mars 2012, ont affronté les bérets verts: les gendarmes et la garde nationale.

La mutinerie, qui a fait selon les premiers bilans deux morts et treize blessés, aurait été déclenchée par des mesures disciplinaires prises contre des membres de l’unité parachutiste. Elle témoigne de l’extrême fragilité de l’État malien et des divisions de son armée, toujours tentée par les coups de force depuis qu’elle a été laminée par les groupes islamistes armés. Chaque clan se rejette la responsabilité des affrontements. Les bérets rouges, qui vivent avec leur famille dans leur cantonnement, s’estiment victimes d’une attaque préméditée, alors qu’ils exprimaient «pacifiquement» des «revendications». Ils se disent marginalisés. «Le chef d’état-major a pris des mesures disciplinaires contre des parachutistes et certains d’entre eux n’ont pas été contents, donc, quand ils se sont levés ce matin, ils ont commencé à tirer», explique, de son côté, le ministère de la Défense.

Apparemment des bérets rouges refusent de quitter la capitale pour être réaffectés dans d’autres unités déployées dans les zones reprises à al-Qaida et à ses alliés. En début de semaine, le général Tahirou Dembélé, chef d’état-major, avait déclaré à la télévision vouloir les envoyer combattre aux côtés des soldats français. Il s’agissait de les dissoudre dans d’autres corps pour en finir avec leur irrédentisme. En avril 2012, les bérets rouges avaient vainement tenté de reprendre le pouvoir après le coup d’État du 22 mars contre le président Toumani Touré, mené par les hommes du capitaine Amadou Sanogo, chef des bérets verts. Les heurts entre les deux unités avaient fait une vingtaine de morts.

Aujourd’hui, le capitaine Sanogo évite de s’exprimer en public, car l’heure est à la «transition politique». L’ex-putschiste, qui s’est effacé officiellement devant les civils, conserve une forte influence. Il s’était déclaré à de multiples reprises contre l’intervention française et contre l’appui militaire des pays de l’Afrique de l’Ouest. Une position difficile à tenir après les succès des troupes françaises. À la veille du déclenchement des premières frappes pour stopper les colonnes djihadistes, des rumeurs d’un nouveau coup d’État avaient couru dans Bamako.

Le «boss» est invisible

À Kati, la ville garnison fief du capitaine Sanogo, son portrait s’étale sur les murs d’enceinte des terrains d’entraînement mais le «boss» est invisible. Un comité de crise déclare gérer les affaires courantes. Une quinzaine de gradés se réunissent autour du secrétaire général, le colonel Diallo. «Le capitaine Sanogo a restauré la discipline et la confiance qui manquait», assure le colonel. «Le comité suit et analyse les événements. C’est une force de proposition pour le ministère de la Défense. Il permet de mettre de l’huile dans les rouages», ajoute-t-il. Sur les terrains vagues du camp, protégé par des blindés, un officier des bérets verts accuse les bérets rouges de «vouloir animer la galerie». «Ces gens dépendent de la justice», tranche-t-il. Il revient aussi sur les échos de soulèvement militaire. «Quand il y a coup d’État, c’est que les conditions l’imposent. Il nous faut d’abord une bonne gouvernance.» Et de citer un dicton local: «Quand la chèvre est trop coincée, elle peut mordre comme un chien.»

Des tanks de fabrication soviétique croupissent dans des hangars. Il y a là des T54, des blindés chenillés Chilka, des engins en mesure de tirer en théorie des missiles filoguidés. Une grande partie du matériel est hors d’usage, l’autre semble n’avoir jamais servi. «On a des problèmes de carburant», note un membre du comité. Lors de la déroute de l’armée malienne devant les djihadistes voici un mois à Konna, dans le centre, les soldats de Bamako n’avaient pas d’essence pour se replier. Ils avaient choisi, pour sauver leur peau, d’enfiler des habits civils. Le défi est aujourd’hui de reconstruire cette armée en bien mauvais état.

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a vivement condamné les «tirs fratricides» entre soldats maliens, lançant un nouvel appel à «l’union sacrée indispensable», en plein reconquête du nord du Mali contre les groupes islamistes armés.

lefigaro.fr/

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6 COMMENTAIRES

  1. j’aimerais pas être a la place des militaires formateurs européens qui viennent d’arriver a Bamako !! se retrouver avec des rebuts pareils ! des clochard soûlard les plus nuls et lâches des soldats du monde ! même pas digne de porter le titre de soldat …

  2. Alors lâ quand un camps millitaires refuse d’aller se battre pour faire justice,la police gendarmes Beret vert doive prendre des armes et d’ aller tire sur femme enfants ,dans le camps adverse, ou est la justice ,le cout d’état des rebelles du sud Mali cndre est survenus quand le chef detat major sadio gassama leur demandant d’aller porte main forte au autre troupe au nort,ils ont refuse et la suit,la pire tragédie qui a connu le Mali,les trois grand région du Mali ambadonne au islamistes,tout le malheur du Mali ses le camps soundiata ses eux les enfoire de merde qui ont décullocte le Mali,et la jusqu’à la montée des islamistes a kona ses Kaya on toujours refusé de défendre la patrie et aujourd’hui ils les alliés du mujao,mnla,ançardine,aqmi veut faire la moral sur d’ autre le monde est en envers ou qoi.si camps millitaires devais être bombardé ses le camps Kati

  3. moussa ag, tout ce que tu as dit est vrai. vous etes le seule qui a tjrs dit la verite. si tous les maliens reflechissaient coe toi on en serait pas la. Mais ke faire? kan ton es illetre cest pr la vie

  4. En tout cas le chef d’état major doit comprendre que nous sommes dans une transition , et après les élections il doit être demi il est partisan de du capitaine , il a raté sa sortie et son discours incarné directement des règlements .pour les rouges ils doivent rentrer au nord .que dieu bénisse le Mali amen

  5. TOUT CES FARCEURS DE MILITAIRES….SONT RETS A CHIER DANS LEUR PANTALON EN SE POSANT LA QUESTION SUR DEMAIN…..

    UNE CHOSE EST SURE….LA FRANCE NE VA PAS INVESTIR AUTANT DANS LE MERDIER….POUR LAISSER DES LACHES CONTINUER A CHIER DEDANS…..

    DONC VOUS AVEZ VRAIMENT RAISON DE VOUS FAIRE UN PEU DE PUBLICITER AVEC LA GUEULE….PARCEQUE LA FIN N’EST PLUS LOIN….

    LE CENTRE AVICOLE DE KATI VA FERMER….LE CONTRIBUABLE MALIEN NE VA PAS PAYER POUR ENTRETENIR DES PINTADES QUI VONT LEUR CASSER LES OREILLES AVEC DU TINTAMARE A PROXIMITE DE BAMAKO….KIAKIAKIAKIAKIAKIA…..

    ILS VONT BIEN DESYNFECTER LE CENTRE…POUR EVITER QUE LA PESTE NE CONTINUE DE SE REPANDRE….

    LE MAUDIT CNDR …EST PIRE QUE LE MNLA …POUR L’ARMEE MALIENNE ET LE MALI….

    PUISQUE SANOGO NE PEUT PAS RESTER….OR SANOGO NE PEUT PAS QUITTER NON PLUS….CA RISQUE DE MAL TOURNER POUR LUI….ET BEAUCOUP DE LA RACAILLE….

    Moussa Ag, ….

  6. IL N’Y A DE COMPTES A REGLER ENTRE MILITAIRES A BAMAKO.TOUT CA N’EST QUE MISE EN SCENE POUR NE PAS AVOIR A FAIRE FACE A LA VRAI SITUATION MILITAIRE QUI PREVAUT.

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