Sécurité intérieure : Les coups ratés de Tièfing

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L’agression du président par intérim Dioncounda Traoré, l’attaque des bérets rouges, l’infiltration des mercenaires, la poursuite des rackets et autres abus des services de sécurité, les nominations hasardeuses à la police. Bref, le Général Tièfing Konaté, ministre de la Sécurité a eu beaucoup d’occasions pour affirmer ses compétences, et mériter la confiance placée en lui. Hélas !

Le Genéral Tiéfing Konaté

« La meilleur façon de servir, c’est de savoir partir à temps lorsqu’on devient plus un problème qu’une solution » c’est ce que nous enseigne une vieille sagesse de chez nous.

Le Général Tièfing Konaté, ministre de la sécurité intérieure, est devenu aujourd’hui plus un problème qu’une solution pour l’ex junte qui avait vu en lui la carrure d’un homme pratique et concret. Un homme vertical.

Hélas ! De sa nomination à nos jours, le ministre ne fait que cumuler des fautes professionnelles plus graves les unes que les autres.

Le dossier sur l’agression du Président par intérim, enterré

La première remonte à la manifestation qui a abouti à l’agression du président par intérim Dioncounda Traoré. Aucune enquête jusqu’à présent n’a révélé les défaillances commises en matière de sécurité de la première institution de la république du Mali.

En matière de sécurité, il y’a ce que les experts appellent l’anticipation. A cette phase, les services de sécurité devaient pouvoir prévenir que la manifestation pourrait être violente et devraient prendre des dispositions pour sécuriser les institutions. A ce niveau, il n’y a rien qui prouve que des mesures conservatoires avaient été envisagées.

Secundo, le jour de la manifestation, le président par intérim s’est retrouvé avec ses cinq gardes du corps qui le protégeaient depuis l’assemblée nationale, tous armés sur en dotation régulière. Par contre, les dix autres agents de garde rapprochée n’avaient pas encore reçu leur dotation en uniforme, en armes et en munition, donc mains nues. Pourtant ils avaient été affectés à ce poste plusieurs jours avant l’agression. Se retrouvant mains nues devant une foule déchaînée, les dix n’ont dû leur peau sauve qu’à l’agilité de leurs jambes. Rien qu’avec les conditions de travail dérisoires de cette équipe  au moment des faits, il ressort que le président n’avait aucune sécurité. La responsabilité du ministre de la sécurité se trouve engagée jusqu’au bout, même si par complaisance le « petit fils » de Kati s’est privé de lui faire des reproches.

 L’attaque des bérets rouges, bien que préméditée n’a pu être déjouée.

A l’époque, les services de renseignements censés informés la hiérarchie n’avaient aucun interlocuteur. D’abord, la direction de la Sécurité d’Etat est restée administrativement rattachée à la présidence pendant que les conseillers techniques en place continuaient d’être soit en détention soit au service de l’ancien régime. D’ailleurs, la fiabilité de ce service avait été remise en cause, du fait que plusieurs officiers en poste n’avaient pas rompu avec l’ancien système. Il revenait au Général Tièfing d’exiger le rattachement de la DGSE au ministère de la Sécurité, ce qu’il n’a jamais été  fait. Pourtant, il a été découvert plusieurs jours après le 22 mars que les plus proches du Capitaine Amadou Aya Sanogo continuaient de transmettre des informations au Colonel Abdine Guindo. Nous taisons les noms pour l’instant.

En clair, Kati était infiltré par des mercenaires de tous ordres, parce que le dispositif de renseignement était désorganisé. Il faut reconnaître par là tout le mérite de l’actuel patron de la SE le colonel Sidi Touré qui malgré tout, a réussi à accomplir honorablement ses engagements. Les résultats ne sont plus à commenter.

Par rapport à l’infiltration des mercenaires.

En quelques semaines, après le coup de force du Capitaine Sanogo, la capitale malienne était devenue un marché prospère pour les « marchands de la mort ». Le manque de rigueur des services de sécurité aux frontières a facilité l’infiltration de plusieurs groupes de mercenaires dans notre capitale. Sur la question, qui d’ailleurs reste d’actualité, le ministre de la sécurité n’a encore pris aucun acte officiel visant à contraindre les services de sécurité à plus de vigilance. En plus des mercenaires, notre capitale est aujourd’hui soumise à des risques sécuritaires à tous les niveaux. A défaut d’avoir les moyens scientifiques et techniques, le département a tout intérêt à multiplier et renforcer les brigades spécialisées.

Double langage dans la crise du GMS

Le dernier « crime » du Général Tièfing, relève des fameuses nominations à la police qui ont produit les effets les plus désastreux sur la crédibilité des institutions de la république.

Dans cette affaire, aucun des trois (Sanogo, Dioncounda, Tièfing) ne peut se dérober si nous lisons l’arrêté ministériel qui fait référence à une lettre numérotée du Comité militaire de suivi de la reforme des forces de défense et de sécurité, présidé par le Capitaine Sanogo.

Mais en tant qu’aîné, parce que Général, il revenait à Tièfing de mettre la forme. Comment peut-on inscrire de façon sélective des nominations aussi troublantes. Ce qu’il aurait fallu faire, c’était d’abord de demander au Chancelier d’attribuer des médailles à tous ceux qui sont inscrits dans la junte comme étant des premiers acteurs, ensuite de demander au président par intérim d’accorder à titre exceptionnel des nominations à ceux qui figuraient sur cette liste. Puisse qu’il est impossible d’établir cette liste sans frustration, il s’avère absurde d’envisager « le crime de nomination par complaisance.»

En revenant sur ces nominations, Dioncounda, Sanogo et Tièfing tombent tous dans la plus grosse erreur institutionnelle qui  leur sera rappelé au cours de notre histoire.

Il est temps pour le Mali et les Maliens de se dire des vérités.

Abdoulaye Niangaly 

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3 COMMENTAIRES

  1. cè sanogo ki a dè mercenaire o mali walaiiiiiiiiiii la verite trionphera et on vera kI est et ki pe faire kw et ki est capable d kw

  2. Le Mali est au centre de l’actualité internationale et cela par la faute du CAPITAINE sanogo, qui avide d’argent et de pouvoir a remis les 2/3 du pays aux bandits armés. Sinon comment comprendre qu’à près 6 mois du départ d’ATT, aucune action militaire n’a été entreprise pour la libération du nord mali. Pire cette coalition d’alcooliques de KATI refuse même l’arrivée de la CEDEAO pour aider le mali, que le ridicule ne tue plus.
    La junte a menti au peuple malien en disant qu’ATT n’avait pas commandé des armes et ne voulait pas faire la guerre mais aujourd’hui elle se rétracte pour dire que seules les armes commandées par ATT peuvent libérer le Nord. O vaillant peuple malien notre destin est entrain d’être bafouillé par la junte et le DICKO du HCI ? Nous devons prendre conscience et agir au plus vite.
    Voyez comme Sanogo a voulu forcer des nominations à la police, les soit disant qui l’ont aidé à commettre le forfait du 22 mars ont monté de grade de façon exponentielle.
    Le rapport confidentiel de l’ONU confirme ce que nous savions déjà, la connexion de la junte avec les pros BAGBO pour déstabiliser la CI mais aussi le recrutement des mercenaires pour déstabiliser aussi le FASO. Oumar MARICO sert de trait d’union entre les opposants de ces deux pays et la junte d’une part et d’autre part entre les opposants de ces deux pays et les bandits armés qui sévissent au nord enfin de déstabiliser nos pays voisins qui veulent nous aider au non de la solidarité.
    La roue de l’histoire tourne et chacun aura son tour. L’exécution sommaire de plus de 20 militaires bérets rouges enfouis dans une fosse commune sera sans nul doute l’événement qui rattrapera cette clique de bandits de KATI qui en réalité font plus de maux que le MNLA et autres.

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