Situation des fronts et affaire des bérets rouges : Les quatre vérités du Ministre de la défense

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Yamoussa Camara
Yamoussa Camara

«Les bérets rouges qui ont manifesté vendredi sont des déserteurs. Ils vont être traités conformément aux dispositions réglementaires. Ce ne sont pas des sanctions disciplinaires qui seront prises à leur encontre mais des sanctions statutaires. Cette décision n’a aucune connotation politique. L’armée a un contrat moral vis-à-vis de la société. Tous ceux qui se mettent en travers de ce contrat seront écartés… Il y’a plus de 400 hommes du 33è régiment aux fronts, et certains sont même des chefs d’opérations», a dit, le Général de Brigade Yamoussa Camara Ministre de la Défense et des Anciens Combattant.

L’affaire des bérets rouges a occupé une grande place lors conférence de presse que le ministre de la Défense et des Anciens Combattants Yamoussa Camara a animée le lundi 11 février dans la matinée. Par cette rencontre avec la presse le ministre marque son territoire.Il n’est un secret pour personne que le président de la république avait demandé au premier ministre de rencontrer les protagonistes de la crise qui oppose nos militaires.

D’après le ministre de la Défense, les affaires militaires doivent être réglées par les militaires et non par des politiques. Conférence qui a annulé automatiquement la rencontre du Premier ministre, Diango Sissoko, et la délégation des bérets rouges, ajourné sine-die.
Une conférence pas exclusivement consacrée au dossier dite des bérets rouges, mais très facile à deviner qu’il occupe une grande place dans la démarche du département.

Avant de se lancer le général à d’abord fait une remarque à l’endroit de la presse, pour Yamoussa Camara il ne sent pas un certain engouement de la presse malienne au sujet de la guerre que notre pays est entrain de mener contre ces bandits.

En ce qui concerne le point de la situation de guerre le ministre Camara a fait comprendre à qui voulaient l’entendre que notre pays n’est pas en guerre, car pour lui la guerre c’est lorsque deux pays sont en conflits, mais nous faisons face à une crise majeur contre le terrorisme et par conséquence la communauté internationale doit nous aider d’abord à les combattre ensuite à mettre les prisonniers devant les tribunaux internationaux.

En ce qui concerne le combat mené le dimanche 10 février 2013 à Gao, le ministre a donné le bilan de 3 morts et 11 prisonniers coté ennemi et 3 blessés légers coté malien. Pour la reconquête totale des zones occupées, sur le sujet des amis venus nous aider il a un peu brossé la prise en charge des soldats de la Mission International de Soutien au Mali (MISMA), leurs déploiements sur notre territoire, et le retrait de l’armée française.

A ce propos, il dira qu’il a été décidé que chaque pays contributeur doit prendre en charge les frais de ses contingents pendant 3 mois et ses frais seront remboursés après. Selon lui, on ne peut pas dire que l’armée malienne n’est pas à Kidal car ce qui se passe sur le terrain est une action concertée. Il a signalé que l’armée malienne est en train de construire les capacités et aucun groupe armé ne sera toléré sur le territoire malien. Avant de poursuivre que la négociation ne se fera qu’avec les groupes désarmés.
A cela il fallait s’attendre à un mot sur le dossier brulant du moment «l’affaire bérets rouges».

Pour le général ministre, le cas des militaires qui refusent leur affectation sont considérés comme des insurgés et il les classe dans la catégorie des indisciplinés caractérisés du moment où leur affectation n’a d’autre motivation que d’apaiser le climat social et de pouvoir faire face à l’urgence à savoir la reconquête de l’intégrité territoriale.

«Il y’a plus de 400 bérets rouges qui sont entrain de combattre au front, certains d’entre eux sont chefs des opérations», a-t-il martelé
Dire qu’il y a des problèmes entre le ministère et l’état-major, ne sont que des allégations sans fondement, à propos des insurgés nous ne ferons qu’appliquer la décision prise par l’état major.

On est sous le drapeau vert jaune rouge avant d’être bérets rouges, verts où n’importe quoi ! Et le ministère de la Défense est responsable de tous les militaires maliens normalement.

Issa KABA

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Je m’inquiétais déjà il y a deux semaines du fait qu’on parle de réconciliation et c’est le FDR qui les reçoit. Ceux qui parlent au nom du FDR et tout le clan des Mariko sont tous des radicaux qui ne font qu’envenimer la situation. Vive le Mali pour toujours!!!

  2. Il faut comprendre que le reste des berets rouge sont instrumentalisés par les politiciens. Sinon l’heure est à la guerre au nord et ils ont été affecté à cette . Aulieu d’aller faire leurs preuves au nord certains beret refusent les ordres et jouent au syndicalisme. Il est clair que le regiment comado ne sera jamis dissous (d’ailleur il faut une loi votée par l’assemblée pour ça) alors qu’ils aillent combattre d’abord au nord au lieu de jouer les perturbateur devant leurs femmes à Bamako.

    • Pourquoi pas les berets verts aussi qui se pavanent dans les rues de kati et Bamako? Ils doivent tous être au nord y compris le chef d’état major général des armées et sous certains cieux la présence du ministre de la defense est nécessaire et c’est là où on voit la différence entre les pays .
      On a besoin de tous nos militaires sur les différents fronts (aussi bien au nord, à l’est et à l’ouest). Bamako n’a besoin que des forces de sécurité (gendarmerie, police et la garde) et le territoire est défendu par les militaires (verts, rouges et je ne sais quoi d’autres)

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