11 ans après, le Festival sur le Niger refuse de grandir : L’éternel problème de programmation, de sonorisation et de communication

1
Le directeur du festival du Niger Daffé
Le directeur du festival du Niger Daffé

On suppose qu’à 11 ans, l’enfant a l’âge d’être inscrit au secondaire. En d’autres termes, les erreurs élémentaires ne sont plus tolérables. Si les organisateurs se veulent être parmi les meilleurs festivals en Afrique, il faudrait alors bannir ces erreurs élémentaires.

S’y ajoute l’arrogance. Ce n’est pas parceque le festival connait une stabilité depuis quelques années que les organisateurs doivent oublier ceux qui ont tenu leurs mains dès le début. Aller jusqu’à demander la lettre d’audiance à ses compagnons? Tchiééé… folie de grandeur! exprime désespérement un ami du festival.

Trop de couacs lors de cette édition. Tout d’abord la sonorisation, puis la programmation et enfin la communication. Grande a été la déception de nombreux festivaliers qui se sont posés des questions par rapport à ces aspects lors de cette édition, d’où le doute sur le professionnalisme tant prôné par les organisateurs. Au niveau de la programmation musicale, aucun artiste étranger de renommée internationale n’a effectué le déplacement. Alors que ce ne sont pas les moyens qui ont manqué (37 millions de nos francs offert par l’union européenne, entre autres…). Trop de temps vide, entre le passage d’un artiste à l’autre.

Au niveau de la sonorisation, ce fut la catastrophe. Son et lumière, c’est un zéro pointé ! Pour certains festivaliers, le festival sur le Niger devient une histoire d’escroquerie. ”  Il faut que les organisateurs de ce festival nous respectent. Je ne peux  pas effectuer le déplacement de Bobo Dioulasso pour Ségou et ne même pas entendre de la bonne musique, à cause de la sonorisation. Ce n’est pas du tout sérieux, je ne reviendrais plus “, confie un festivalier dépité.

 

Une sonorisation des Balani show… selon un festivalier

Un autre de poursuivre ” si les organisateurs ne nous proposent pas les grands artistes, ce n’est pas la peine de nous vendre les bracelets à 10 000Fcfa pour 2 concerts. On s’attendait de voir au moins un artiste du Nigéria qui fait de la musique moderne. Mais que des artistes nationaux avec des rappeurs. Si c’est ça, nous assistons à chaque fois au concert des rappeurs à 2000 Fcfa le ticket. Il est inadmissible que nous dépensions 10 000Fcfa, soit 5000  Fcfa par concert pour nous présenter des artistes nationaux. C’est de l’escroquerie pure et dure et cela ne devrait pas continuer. Ils ont reçu près de 37 millions de Fcfa de l’Union européenne, sans compter les autres partenaires étrangers. Qu’est-ce que nous bénéficions de tout ça ? Certains grands festivals de la sous-region construit des écoles, des centres de santé pour la population et nous ? Que nous apporte le festival sur le Niger, si ce n’est pour piller? Ils profitent de nous ! En plus avec une sonorisation des Balani show”.

Que dire de la communication ?

La communication est l’une des grosses déceptions de ce festival. Il urge pour les organisateurs de confier cette tâche aux professionnels en la matière, car la communication d’un festival qui se veut une position internationale ne tâtonne pas. Il faut avoir un minimum d’expérience pour gérer cette commission, bien évidement à travers des voyages et participations aux autres évènements similaires. Mais faire d’une commission stratégique comme celle-là une affaire de camaraderie, ou de famille, aboutit toujours à des couacs comme ce que l’on vit chaque année au festival.

 

Quand un confrère exprime son ras-le-bol à un membre de la commission communication

Pour expliquer un autre couac dû au complexe peu louable d’un membre pagailleur de cette commission qui a eu lieu le jour de la clôture du festival. Ce dernier a failli en venir aux mains avec un confrère journaliste, qui s’est vu interrompre alors qu’il réalisait son interview avec le promoteur du festival. Notre confrère qui n’a pas supporté cet acte irresponsable lui a craché ses quatre vérités avant de partir.

En tout cas, ce dernier qui n’est connu nulle part du milieu culturel, même pas au Mali, encore moins dans la sous-région, profite de ce festival pour régler ses comptes. Une fois que tu porte des critiques à son endroit, il te raille de la liste des journalistes invités. De toutes les façons quand on n’est pas habitué aux grands évènements on profite de ce qu’on a pour se faire roi au pays des aveugles…

Aux organisateurs, il urge,  en tout cas de revoir certains aspect afin d’avancer, car on a comme impression qu’à force de travailler avec la famille, le festival régresse d’année en année. De l’ouverture  à la clôture de cette édition, il n’y a pas photo avec d’autres éditions, quand bien même la menace terroriste planait. Moins de 50 personnes à la cérémonie de clôture du festival sur le Niger 2015, aucune autorité. Ca veut tout dire ! Sinon, nous avons vu pas mal d’évènement culturel atteindre le sommet, pour avoir une chute libre plus tard.

En attendant, nous restons sur notre position très confortable, celle de dénoncer pian ! Le laxisme, le favoritisme, le manque de professionnalisme… Mais dans l’objectif de faire avancer. N’en déplaise aux aigris…

      Clarisse NJIKAM

 

PARTAGER

1 commentaire

  1. cest tres vrai, clarisse est une guine par excellence. elle a des lyceennes a sa possession chez elle. elle a eté surpris en plein au festival en plein avc une jeune lycenne. cest pourquoi , le festival a decidé de lecarter. ces camerounaises qui polluent le mali.

Comments are closed.