2EME Edition du festival international soninké : Les descendants de Mama Dingua prennent leur destinée en main

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Cette deuxième édition dont le top départ a été donné par Hamed Niang, ministre de la Culture en présence de plusieurs autorités maliennes et françaises, a eu lieu du 17 au 30 février dernier à Kayes. Une rencontre placée sous le signe du donner et de recevoir pour toute la communauté soninké d’Afrique et de sa diaspora, visait à  exposer au monde entier toute la richesse du patrimoine culturel soninké à travers des conférences, des chants, des danses, des cérémonies et rites traditionnels. Ces moments de festivités ont été une opportunité pour magnifier tout le savoir-faire de ce peuple bâtisseur du continent africain.

Du vendre 17 au lundi 20 février dernier, la ville de Kayes a abrité la deuxième édition du Festival international soninké (FISO) qui est une initiative de tous les soninké d’Afrique et de sa Diaspora à travers une association dénommée APS (Association pourla Promotiondela Langueet dela Culture Soninké) dirigé par Diadié Soumaré, créée depuis 1979.

Selon Diadié Soumaré, président de l’APS «  aujourd’hui l’évolution de notre environnement souvent porte de préjudice à nos cultures d’où l’abandon de certains de nos traditions. Face au risque d’extinction des traditions soninkés que l’APS avec l’aide d’autres association qui visent les mêmes objectives et les partenaires ont décidé de nouveaux à monter sur le credo en mobilisant toutes ses énergies pour la bonne marche de ses activités comme la première édition qui a enregistré un fort succès en se donnant la main pour poursuivre ensemble cette action en vue de favoriser la sauvegarde du patrimoine culturel africain et en particulier soninké » .

Ce festival avait aussi pour objectif de mobiliser solidairement les différentes communautés soninkés, de réfléchir sur l’avenir des peuples soninkés en perte de culture. En le faisant  un rendez-vous culturel d’envergure, un facteur de rapprochement entre des savoir-faire de divers horizons pour favoriser la restauration de l’identité soninké par le soutien de nombreuses activités socioculturelles et économiques telles que le tourisme solidaire, et l’artisanat ; de le faire un point d’ancrage de la coopération décentralisée entre les communautés soninkés et les autres communautés nationales et régionales, et un médiateur social efficace. Et a enfin posé les jalons d’un programme commun d’échanges entre festivaliers tout en renforçant le réseau des partenaires du FISO.

Il s’agissait aussi d’œuvrer pour la préservation et l’exploitation du patrimoine culturel, la consolidation de la coopération décentralisée entre les soninkés d’Afrique et de la diaspora, la mise en place de stratégies de développement : exemple le développement de l’éco-tourisme et le tourisme culturel, le renforcement de la cohésion sociale , l’appropriation par les Jeunes du patrimoine culturel matériel et immatériel, l’identification des talents et la valorisation des créations artistiques, l’inventaire des danses, des chants, et rythmes musicaux le renforcement des capacités en matière de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel. Les conférences débats animées par des conférenciers venus de partout, des concerts, la finale de la coupe « feu kass » ont été les temps fort de cette deuxième édition  à Kayes. Il faut noter également, qu’en marge du FISO, un forum économique sur « Regards soninké » qui avait  pour thème « Quelle place pour les régions face à la globalisation ? »  s’est ténu dans la capitale des rails.

Arouna Sissoko

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