2ème édition de la nuit de Bélédougou : ‘’Bélédougou Donkan’’ au service de la culture Bambara

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Bélédougou Donkan est une association créée par des jeunes journalistes et animateurs venant de ladite localité. Elle ambitionne la promotion de l’art et de la culture du Bélédougou. De sa création à nos jours, l’association dont le premier responsable est notre confrère de la chaine 2 de l’ORTM Oumar Coulibaly dit Dialacôrô Oumar a posé plusieurs actes notoires. Ainsi la 2ème édition de la nuit du Bélédougou n’a pas dérogé à la tradition.

Le pavillon des sports du stade Modibo Keita a refusé du monde le vendredi 23 décembre 2011 pour la nuit du Bélédougou. Les Bambara et sympathisants sont venus d’un peu partout pour l’occasion. La présence massive des vieux et vielles et surtout celle des jeunes malgré le concert de l’artiste reggae man Tiken Jah Fakoly a été saluée.

La fête a débuté par une prestation musicale de Fanta Dicko en langue peule, comme pour dire au monde que chez les Bambara la musique n’a pas de frontière et que les peulhs et bambara vivent en parfaite symbiose au Bélédougou. Il faut rappeler que le Bélédougou (ou Beledugu) est une région historique et une aire culturelle d’Afrique de l’Ouest, dans le centre de l’actuel Mali. A la limite des climats soudano-sahéliens, c’est une région plutôt sèche essentiellement peuplée de communautés agricoles bambaras. Cette région se trouve aujourd’hui comprise dans la Région de Koulikoro, principalement les cercles de Kolokani, Koulikoro, Banamba, et une partie du Cercle de Nara.

Plusieurs célébrités musicales et artistes de la localité, notamment, Mamou Sidibé, Mariam Bakayoko et  la grande diva du Goussoumbala ont donné un cachet particulier à cette fête. Des chasseurs venus de la localité ont fait étalage de leur savoir magique qui, non seulement effrayait certains, mais aussi intéressait d’autres.

A la fin, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction quant à la réussite de cette édition et ont affirmé leur volonté de revoir couramment ce genre d’évènements qui font vivre notre culture en perdition.

IDRISSA KANTAO

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