8ème édition du festival international de Nyamina :Plus de 3000 festivaliers sur les berges du fleuve Niger à Nyamina

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Souleymane Cissé

En vue d’insuffler un nouveau dynamisme aux secteurs du cinéma et de la musique, l’Union des Créateurs et Entrepreneurs du Cinéma de l’Audio Visuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) a organisé les rencontres cinématographiques de Bamako et le festival international de Nyamina. C’était du 14 au 18 décembre sous la houlette du président de l’UCECAO, Souleymane Cissé. Pour la circonstance, plus de 3000 festivaliers, composés de cinéastes, musiciens et d’autres professions  se sont retrouvés sur les berges du fleuves Niger à Nyamina. 

Depuis belle lurette, le cinéma et la musique souffrent en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest. Pour sortir de ce mutisme, l’UCECAO se bat bec et ongle afin de promouvoir les secteurs. C’est ainsi qu’elle a organisé les rencontres cinématographiques de Bamako et le festival international de Nyamina. A Nyamina, en plus  du collectif des jeunes talents, un groupe de jeunes cinéastes encadrés par le réalisateur Souleymane Cissé,  plusieurs personnalités du monde de la culture étaient présentes. Il s’agit  de Mady Dramé, manager de Youssou N’dour, représentant  le célèbre artiste Sénégalais empêché,  d’Amadou Bagayogo et Mariam Doumbia, Naïni Diabaté, Biton, « Les Rois de Ségou », Moussa Fofana dit Herbain. Soulignons que le festival a suscité une réelle motivation des sponsors. Ils se bousculaient pour pouvoir sponsoriser l’évènement.  Pour galvaniser « les jeunes talents, Orange Mali, l’un des sponsors a offert  1 millions à ces jeunes cinéastes.

Selon le président de l’UCECAO, Souleymane Cissé, non moins réalisateur, les 3 jours du festival de Nyamina ont eu un impact sur le changement de comportement des populations vis-à-vis du 7ème art. « Le spectacle est une industrie qu’il faut des hommes talentueux et compétents pour la faire fonctionner. Pour ce faire, il faut une synergie d’action de tous les artistes en vue de développer le secteur », a laissé entendre M. Cissé. Il ajoutera que  l’art est l’un des facteurs de développement économique du pays.  Car, explique-t-il, ce festival a des impacts sur l’économie de Nyamina et les 50 villages qui l’entourent.

Dans l’optique de pérenniser et de donner plus de visibilité au festival, Souleymane Cissé précisera que l’organisation  de la prochaine édition sera confiée aux professionnels.

Rappelons que ces journées ont été mises à profit par les cinéastes, musiciens et acteurs culturels du Mali, du Sénégal,  du Togo d’échanger sur les sujets d’actualité en rapport avec le cinéma et la musique.  Etaient au cœur des préoccupations des acteurs culturels, entre autres, cinéma et migration et cinéma et musique. Au sortir des rencontres, les participants ont  constaté que le  cinéma est un vecteur de prise de conscience, une plate forme d’expression, un lieu de parole. Ils ont souligné que sans musique, le film ne serait qu’une succession d’images laissant la porte ouverte à toute interprétation. Car le cinéma est émotion et la musique est rythme. Donc, la collaboration des deux secteurs est impérative.

Suite à ces constats les participants ont affirmé leur détermination à œuvrer à ce que soit tenue une rencontre interafricaine sur « Cinéma et musique de film » à Bamako où à Dakar en 2012. Cela, afin de donner plus de place à la musique dans le film. D’ores et déjà, le chanteur Youssou N’dour, a, par la voix de son manager Mady Dramé donné son accord de principe pour collaborer avec l’UCECAO à organiser une telle rencontre. Les acteurs du cinéma et de la culture ont exhorté les réalisateurs à fixer en mémoire et de leur vivant, les grands noms de nos cinéma. Comme l’a fait Souleymane Cissé avec son dernier film « Sembene » qui rend hommage à ce monument du 7ème art.

Avant de remercier le gouvernement malien et les sponsors qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite  de ces rencontres, ils ont lancé un appel pressant aux autorités du Mali. Il s’agit du bitumage de la route qui mène à Nyamina.  Car, expliquent-t-ils,  celA permettra de pérenniser le festival et d’attirer plus de monde favorisant ainsi l’émergence de l’écotourisme pour un développement durable.

Oumar KONATE

 

 

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