Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM) : Le ciné-club inauguré mardi dernier par Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo

0
Le ministre Rama, la directrice de la coopération suisse et le directeur du CNCM visionnant le film sur Tombouctou

Grâce à la Coopération suisse au Mali, le Centre national de la cinématographie du Mali (Cncm) vient d’être doté d’un ciné-club. Il s’agit d’une salle de projection de films donc un lieu de convergence des professionnels du secteur de cinéma, des chercheurs et des étudiants pour tester, évaluer, encadrer et enrichir les acquis des artistes et agents techniques du Cncm.

Après le Studio Ecole “Le Bourgou” en 2008 acquis grâce à la Coopération française, le Centre national de la cinématographie du Mali (Cncm) est désormais doté d’un ciné-club, grâce à la Coopération suisse au Mali. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée, le mardi 9 février dernier,  sous la présidence de Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de l’Artisanat, du tourisme et de la culture, qui avait à ses côtés la directrice de la Coopération suisse au Mali, Mme Béatrice Meyer et le directeur du Cncm, Moussa Ouane.

Après avoir souhaité la bienvenue aux différentes personnalités, le directeur du Cncm, Moussa Ouane, estime que le cinéma est un outil de développement et un moyen d’épanouissement. “Le Cncm est convaincu que le cinéma, au-delà de la problématique financière qui prévaut par ailleurs, a besoin d’être soutenu dans sa vocation de promotion socio-économique et culturelle, par l’existence d’un cadre de référence à même de contribuer à renforcer les capacités des structures et des personnels artistiques et techniques, à développer le professionnalisme et le talent des créateurs, à favoriser la popularité, la démocratisation des produits livrés à la consommation. Aujourd’hui, avec la Coopération suisse, le Cncm est désormais doté d’un ciné-club, maillon de notre combat pour les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel“, dira-t-il, avant de préciser que ce projet de ciné-club est le fruit de l’engagement du Centre et celui de la Coopération suisse de multiplier les espaces de solidarité, d’action commune, de capitalisation des expériences.

Le ciné-club sera un lieu de rencontre entre professionnels du cinéma et de l’audiovisuel pour échanger, discuter, tester, stimuler les vocations.  “Ce ciné-club sera aussi un atelier pour analyser les contenus des œuvres, la place qui revient à la création cinématographique et audiovisuelle, les aspirations des créateurs, leurs inspirations, l’usage des médiums d’interprétation, notamment l’aspect linguistique. Le cinéma est d’abord une technique, qui a ses langages, ses normes, ses codes de lecture” a conclu Moussa Ouane.  Prenant la parole, la directrice de la Coopération suisse au Mali était visiblement très heureuse de l’ouverture de ce ciné-club. “En apportant notre appui à la rénovation de la salle de cinéma du Cncm, nous souhaitons offrir aux cinéphiles, friands de grands classiques, l’occasion de découvrir des films de qualité réalisés par des cinéastes maliens, d’autres pays d’Afrique et pourquoi pas, des films suisses. Nous espérons que ce ciné-club proposera une programmation riche en œuvres cinématographiques. Il pourrait être un cercle de réflexion et de discussion, à l’instar des cafés littéraires afin d’encourager la production et l’échange des idées” dira-t-elle.

Elle précisera ensuite : “Ensemble avec le Cncm nous nous sommes engagés à rendre le ciné-club dynamique et ouvert à tous. Nous comptons sur l’engagement du Centre pour relancer cette initiative et d’en faire un haut lieu de la culture du cinéma”.

Après la coupure du ruban symbolique par Mme le Ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo, les invités ont eu droit à la projection du film “Mon pays” d’une vingtaine de minutes  et un petit bout sur le long métrage en gestation sur Tombouctou. Mme N’Diaye Rama Diallo a été surtout impressionnée et même séduite par ce dernier film. “C’est vraiment magnifique. Les images sont impressionnantes. C’est du bon boulot. Avec cela, je peux dire que le Mali est encore débout. Je suis même pressée de voir ce film” dira-t-elle.

                   A.B. HAÏDARA

PARTAGER