Cinéma africain : C’est parti pour la 23ème édition du FESPACO

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Discours, prestations d’artistes, danse chorégraphique et feux d’artifices  sont les temps forts de la cérémonie d’ouverture de cette 23ème édition biennale du cinéma africain.
fespacoLe Premier ministre du Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao, a donné samedi soir, le premier coup de clap de la 23ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Pour la circonstance, il était accompagné par les premières Dames du Faso et du Gabon, pays invités de la présente édition, de son ministre de la culture et du tourisme du Burkina, du maire de Ouagadougou et de plusieurs autres figures emblématiques du cinéma africain et d’ailleurs.
Au nom des 2 millions d’habitants de sa ville, le maire de Ouagadougou  a souhaité la chaleureuse bienvenue à l’ensemble des acteurs du cinéma africain qui se sont mobilisés pour rehausser le 7e art africain. Monsieur le maire de rassurer que le festival a, au fils des années,  donné un autre visage et une notoriété légendaire à sa ville. Il a renouvelé son engage à accompagner le Fespaco pour que triomphent l’art et la culture africaine.
De son côté, le ministre de la Culture et du tourisme, Baba Hama, a insisté sur l’importance du thème retenu cette année : le «cinéma africain et politiques publiques en Afrique». Avant d’indiquer que le cinéma en Afrique est un puissant outil de promotion de la paix.
Après ses deux discours, place aux artistes burkinabés et de la sous-région dont le groupe nigérian à succès Flavour qui a tenu en haleine le beau public du stade du 4 août, presque plein. Après avoir chauffé le coin, ils laissent la pelouse aux 400 artistes du chorégraphe Seydou Boro pour son œuvre inédite Wakatt en moré (le temps). D’une durée de 35 mm chrono, Wakatt est un ballet subdivisé en quatre parties. La géniale chorégraphie met d’abord avant la danse contemporaine, ensuite suivent les danses traditionnelles le N’Gourisi et le warba, et termine par la salsa. Sans oublié les cavaliers qui rotaient autour des artistes.
Parmi 170 films qui seront projetés sur sept sites, 101 films de 35 pays sont retenus pour la compétition officielle dans les différentes catégories (longs métrages, courts métrages, documentaires, séries télévisées …).
Quatre films maliens sont retenus pour la compétition officielle. Il s’agit de deux films en compétition série télévision : Les Concessions et les Rois de Ségou (saison 2). Dans la catégorie long- métrage fiction, Toiles d’Araignées d’Ibrahim Touré sera porte drapeau malien. Le film Hamou-Beya (pêcheurs de sable) d’Andrey  Samonté Diarra est retenu dans la catégorie documentaire.
Soumaïla GUINDO, depuis  Ouagadougou. (Pour Maliweb.net)