FESPACO 2017: les autorités maliennes brillent par leur absence a la projection d´un film de Souleymane Cissé.

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Le Mali était une fois de plus à l´honneur, ce mardi 28 février 2017, a la 25eme édition du FESPACO, à travers la projection du film documentaire SEMBENE de l´illustre et respecté cinéaste malien, Souleymane Cissé, dans la salle de cinéma du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC).

Le public qui était essentiellement composé de personnalités du 7eme Art et d´élites de la production cinématographique d´envergure internationale, avait du mal a cacher l´absence très remarquée des autorités maliennes, a cette projection du cinéaste malien le plus primé, au rendez-vous le plus important du cinéma d´Afrique francophone.

La passion de l´ORTM s´étant effritée pour le cinéma malien, aura également brillé par son absence.

La presse malienne était représentée seulement par Africable Production et Mali Buzz.

La projection des films de Souleymane Cissé ne peut pas souffrir soutien du Mali, parce que l´homme est, n´en déplaise a plus d´un, le porte-étendard du cinéma malien.

En effet, l´amour pour le cinéma de Souleymane Cissé date de 1960. Apres des études de cinéma à l’Institut des Hautes Études Supérieures de la Cinématographie de Moscou d´ou est diplômé en 1969, Souleymane Cissé tourne son premier moyen métrage Cinq jours d’une vie en 1971.

Artiste engagé qu´il est, il réalise en 1975, son premier long métrage, en bambara, Den Muso (La Jeune fille) à propos d’une jeune fille muette violée par un chômeur. Ce long métrage touche du doigt le thème de la marginalisation de la femme et les violences faites aux femmes. Souleymane Cissé est arrêté et emprisonné pour avoir accepté une coopération française.

Souleymane Cissé est, depuis 1997, président de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO). Il a été élevé par le président de la République, Amadou Toumani Touré, au rang de Commandeur de l’Ordre national du Mali le 1er janvier 2006. Il a également été élevé au grade de Commandeur des Arts et Lettres de la République Française.

Voilà pourquoi, il est inacceptable qu´il ne bénéficie pas de soutien, lorsqu´il représente le Mali a un rendez-vous panafricain tel le FESPACO.

En effet, pour l´observateur que nous sommes, une telle absence frise le boycotte de la créativité cinématographique et se situe aux antipodes des discours politiques qui laissent croire que les gouvernants maliens soutiennent la production cinématographique du Mali.

Il faut le dire, au delà des discours, les acteurs, ont besoin d´actions concrètes. Le ministre de la culture madame N´Diaye Ramatoulaye Diallo a été certes aperçu dans la tribune officielle de la cérémonie d´ouverture du FESPACO. Il nous a également été donné de savoir qu´elle a rendu une visite a la délégation malienne présente a Ouagadougou, avant de prendre son envol a destination de Bamako.

Mais, nous avons le devoir de dire aussi que le seul long métrage malien, de la compétition officielle : WULU a également souffert de l´absence de ceux qui sont aux commandes de la culture et du cinéma au Mali.

A cette autre projection, nous a été donné de constater la présence du directeur sortant du CNCM, de Souleymane Cissé venu soutenir son confrère et de l´ancien ministre Cheick Oumar Sissoko. Ce dernier n´a pas pu accéder à la salle faute de place.

Nous pouvons donc, dire que : le long métrage WULU fut boycotté par nos gouvernants, mais plébiscité par le public.

Ce long métrage du réalisateur Daouda Coulibaly n´a pas eu besoin du soutien financier du Mali, puisse que produit avec un grand budget par Orange Studios.

Faisons toute chose en son temps et en son heure ; parce que qu´ il y a un temps pour les discours et un temps pour l´action.

Le Mali a besoin d´action a tous les niveaux.

Boub´s Sidibe

Envoyé spécial au FESPACO (Ouagadougou)

Malibuzz.tv

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