Festival de kirina : L’émancipation et le rôle de la Femme au cœur des débats

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Festival de kirina : L’émancipation et le rôle de la Femme au cœur des débats

Samedi, le comité d’organisation du festival de Kirina, a tenu sur place, deux conférences-débats avec deux thèmes plaçant la Femme en avant.

Bamako-09/05/2016- Après la première conférence dans la matinée, portant sur ‘’ l’entreprenariat féminin vecteur de création d’emplois en milieu rural’’, s’en est suivi celle qui a porté sur  “rôle de la femme dans le processus de paix et du développement durable”.

Ce deuxième thème a permis au jeune Souleymane Satigui Sidibé du CNJ, de faire, face à plusieurs habitants de Kirina, l’historique des différentes crises septentrionales qui ont éclaté au Mali depuis l’indépendance.

Ensuite, le conférencier a expliqué au public que la femme en tant que mère, au centre de l’éducation et des activités de la cité, demeure un être principal pour participer à apaiser les cœurs.

Elle (la femme) est la source de stabilité, dit-il, depuis nos familles, avant d’ajouter. C’est pourquoi, j’ai fait aussi ressortir que la femme qui est l’une des victimes collatérales de la crise, après les jeunes, est la seule qui, contrairement à l’Etat et les groupes armés, est à même d’amener les gens à se serrer la main pour se pardonner, afin d’aller à l’essentiel.

Enfin, dans le courant de la conférence, plusieurs femmes de Kirina ont montré leurs soucis en rapport à leurs conditions de vie quotidienne. C’est pourquoi, ces femmes ont demandé au conférencier de plaider en leur faveur auprès des autorités et des partenaires pour avoir gain de cause dans l’avenir.

Par la même occasion, des hommes ont également exprimé leur souhait à ce que des monuments des grands guerriers du Mandé comme Soundiata et Soumaoro Kanté soient construits à Kirina, où est dit avoir lieu une bataille en 1235 ayant donné naissance à l’empire du Mali sous l’égide de Soundiata Keïta. Il s’agit pour eux, d’amener les générations futures à connaitre leur propre histoire de par ces monuments.

Issiaka M Tamboura (maliweb.net)

 

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