Festival des masques et marionnettes du Cercle de Yorosso :Un 1ere édition sur fond de retrouvaille

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Le FESMACY en était à sa première édition du 1er au 4 décembre dernier. Un festival exclusivement consacré à l’art des masques et marionnettes pour permettre aux populations de s’exprimer à travers leur créativité.  Cette manifestation destinée au développement du Cercle de Yorosso est une initiative des fils de cette localité.

En effet, du 1 au 4 décembre 2011, s’est tenue dans le village de Boura (cercle de Yorosso), la 1ere édition du Festival des masques et marionnettes du Cercle de Yorosso. Une retrouvaille marquée par des spectacles, des conférences et des expositions d’objets d’art et autres produits locaux.

La cérémonie d’ouverture était placée sous la houlette du Secrétaire Général de la Présidence, Baba Berthé, en présence du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Modibo Kadjogué, du président de l’Association pour le Développement du Cercle de Yorosso (ADCY), Kloussama Koïta et du Maire de la Commune Rurale de Boura, Natiémè Dao. Une première journée marquée ? EN PLUS DE la cérémonie d’ouverture, par des manifestations populaires en plein air et des prestations de nuit.

Durant quatre jours, le public qui a effectué le déplacement sur le village de Boura, a pu apprécier les réalités de cette localité située à 30 km de Yorosso.

Le maire de la Commune, Natiémè Dao, fera savoir que la localité est un symbole emblématique qui désigne historiquement l’arbre à grande ombre douce. Selon lui, elle a été créée par la loi n°96-059 du 4 novembre 1996, avec une superficie de 930 km sur laquelle vit une population de 22.736 habitants.

« Avec ses 15 villages, elle est administrée par un Conseil communal de 17 membres élus. L’agriculture et le petit élevage constituent les principales sources de revenus », a déclaré le Maire.

Aux dires du premier responsable, la localité regorge d’énormes potentialités touristiques et culturelles (les grottes de Dakama, la case sacrée de Boura, le village de Ouafrouma, le puits de Koloni, les danses traditionnelles, etc… Il dira, par ailleurs, que beaucoup reste à faire pour le développement de la commune, à savoir : l’intensification de la production agricole, la scolarisation des enfants, une meilleure couverture sanitaire, le désenclavement et l’éclairage publique.

Prenant la parole, le président de l’Association pour le Développement du Cercle de Yorosso (ADCY) a indiqué que sous le contrôle des historiens et hommes de culture, nombre de nos pratiques ancestrales se heurtent au phénomène crucial de cohabitation avec les valeurs culturelles orientales et occidentales, dites importées (islam-christianisme) et se voient du coup en mal de survivance.

« On assiste impuissamment à une acculturation à outrance qui ne dit pas son nom. Au fur et à mesure que l’on amorce l’ère de la mondialisation et de la globalisation, les valeurs culturelles dites primitives, y compris les repères au plan civilisationnel, disparaissent progressivement », a martelé  Kloussama Koïta.

Destin GNIMADI

Envoyé spécial

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