La cité des rails, un trésor culturel inexploité

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La ville de Kayes, communément appelée la cité des rails et située à 495 km de Bamako, est le chef lieu de la première région administrative du Mali. Porte d’entrée de la colonisation Française, la région qui porte son nom est frontalière avec la Guinée Conakry, le Sénégal et la Mauritanie.

Cette situation géographique et cet héritage colonial ont fait  de Kayes une ville cosmopolite ou l es autochtones khassonkés, soninkés, peuls etc.côtoient des allogènes maures, Ouolofs, toucouleurs, sérères, malinkés etc.

Les cultes pratiqués à Kayes

L’islam est la religion dominante. Il est suivi du christianisme (catholicisme, protestantisme, témoin de jehovah etc.)  On distingue aussi les animistes et des confréries (chasseurs, et des adeptes des djinns.)

Le patrimoine culturel matériel et immatériel

Les bâtiments coloniaux du centre commercial, de la cité des cheminots et de  la corniche (de la résidence du gouverneur jusqu’à la quarantaine), font partie du patrimoine culturel national.

Les danses folkloriques de la ville de Kayes étaient jadis : “le dansa“ des khassonkés, « le sounou » des sarakolés, (rare actuellement) « le barra », le balafon et « le sokoninkou » importés des troisième et quatrième régions, auxquelles s’ajoutent les danses des marionnettes des somonos et celles de certains castes : noumou (forgeron), djon (esclave dans un sens plus traditionnel).

Ces danses sont en général pratiquées lors des cérémonies coutumières : mariage, baptême, circoncision et excision.

Sur le plan artistique, beaucoup de jeunes talents émergeant du mouvement hip-hop ont emboîté les pas aux artistes Kayesiens de notoriété nationale ou internationale. Si les messages véhiculés portent souvent conseil, rares sont ceux qui exploitent les rythmes et les sonorités issues de nos folklores, car ils sont influencés par ceux venus d’ailleurs.

 Des initiatives à encourager

Certaines associations culturelles et des promoteurs de festivals fournissent des efforts pour la revalorisation de notre richesse culturelle à travers les chants, les danses, le théâtre, etc. Ils méritent l’encouragement des populations de la cité des rails qui doivent s’approprier ses activités.

 

Les semaines culturelles  locales, en prélude à la biennale artistique et culturelle doivent  être  mises à profit pour mobiliser les Kayesiens autour de leur culture qui ne doit pas être les  tâches des seuls professionnels ou de l’Etat Malien. 

 

 

 

                                                                              Abdou Gueye dit jean Hélène

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