Les anciens manuscrits: de vraies sources de 
résolution des conflits

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Les anciens manuscrits: de vraies sources de 
résolution des conflitsLes manuscrits sont des livres littéraires, des traités juridiques, des correspondances ou autres textes de valeur rédigés par des auteurs maliens et étrangers des siècles passés.

Ils relatent des faits et actes qui relèvent de la plus haute spiritualité et ce, avec sérénité, conviction et sans ostentation.
On les découvre dans les différentes bibliothèques familiales, étatiques ou privées; ils constituent de véritables trésors, traitant de philosophie, d’histoire, de littérature, de poésie, de grammaire, de théologie, de droit, de sociologie, des secrets des plantes et bien des savoirs ésotériques.

Outre les préceptes de la religion, ils recèlent un contenu scientifique élevé et abordent des thèmes qui restent d’actualité, à savoir les problèmes d’environnement, de gouvernance, de corruption, du sort des femmes et des enfants, de résolution des conflits, etc.

 Les manuscrits constituent une source d’inspiration pour l’éclosion d’un Mali tolérant, pluriel et ouvert au monde. Ils sont disponibles et consultables dans toutes les grandes métropoles de savoir de notre pays et fournissent des enseignements précieux, des leçons en gogo d’humanisme, de civisme, de rectitude morale …
Ils demeurent le reflet de riches ouvrages, produits par des grands hommes de culture, des érudits et des penseurs  émérites qui ont marqué d’empreintes indélébiles le passé  glorieux de notre pays.

En se penchant sur les textes anciens, les chercheurs, les personnes volontaristes vont trouver des éléments importants de référence pour contribuer à informer et à sensibiliser davantage le grand public sur ce que bon nombre de réflexions approfondies et soutenues, menées depuis longtemps, peuvent apporter de positif au maintien, à la pérennisation de l’action de réconciliation des cœurs et  des esprits en cours.

Des témoignages éloquents de vertus de sagesse multiséculaires ne peuvent permettre que l’émergence d’un Mali en marche, une nation arc-en-ciel, tournée vers son meilleur devenir.

Faut-il rappeler, à toutes fins utiles, que ce sont les femmes et les enfants qui paient les plus lourds tributs lors des conflits et ce triste état de fait se produit, de manière  récurrente, au fil des générations, comme relaté depuis longtemps.

Par ailleurs, le retour de la paix et de la cohésion sociale sur toute l’étendue du territoire national, reste lié aussi à l’accélération du processus d’accessibilité, d’identification, de conservation, de recension des manuscrits aux fins de juguler le péril qui pèse de plus en plus sur l’ensemble des biens matériels et immatériels de notre pays.

Comme nous ne cessons jamais de le souligner, en tout état de cause, chacun sait clairement que le religieux et le spirituel sont interdépendants et que la volonté de contrôle de l’esprit sur le corps s’est affichée, des siècles durant, dans les attitudes, opinions et comportements de l’ensemble de  nos populations, toutes souches confondues.

Des écrits anciens n’ont cessé de mettre l’accent sur l’amour et la miséricorde qui ont reflété, un peu partout, des réalités quotidiennes tant dans leur dimension intérieure qu’extérieure.

La pratique religieuse n’a jamais cessé d’être un facteur de réconciliation, d’union; elle incarne des valeurs de portée universelle en faisant notamment appel à l’amour du prochain, à la tolérance et au respect de l’autre.

Enfin, après avoir découvert les contenus de certains manuscrits, l’on ne peut que privilégier tout signe annonciateur de paix, de cohésion sociale, de développement durable et chercher à s’impliquer, au besoin, pour éteindre pour de bon le feu de la haine, partout où il est allumé ou rallumé pour des fins inavouées.
Une porte est ainsi érigée pour le rapprochement, l’entente, l’ancrage des valeurs humaines de base, la coexistence pacifique, le réveil de la fibre patriotique …
Son ouverture engage fermement l’ensemble des fils de notre pays à plus de tolérance, d’indulgence, d’acceptation de l’autre, de compréhension mutuelle avec en toile de fond le pardon, la justice, la paix.

La construction d’une nation paisible et réconciliée avec elle même en dépend grandement.
Par Chirfi Moulaye HAIDARA

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2 COMMENTAIRES

  1. N’en faites pas surtout des marchandises vendues à vil prix.Ô Chérif n’adorez pas les idoles,les saints vivants ou morts,car même si vous les invoquez ils ne sauraient vous répondre.il n’y a de Dieu que Dieu l’Unique sans égal et sans associé Soubhana ALLAH Allahou Akbar salam.

    • Merci de votre réaction. Vous me permettrez de vous rappeler que l’Islam est une religion qui confère un rang et un statut élevés au savoir et aux savants consacrant ainsi la nature sacrée de la connaissance “al îlm”. Il invite l’homme à cultiver les sciences, à maîtriser la nature pour son propre accomplissement moral et matériel tout en ayant le souci d’une recherche permanente de la vérité. Le Saint Coran et les Hadiths qui sont les sources de la foi islamique comportent moult invocations en faveur de la recherche et de l’acquisition du savoir. Le Prophète Mohammed(PSL)n’insistait-il pas sur l’importance du savoir dont la quête est prescrite comme devoir religieux dans des formules dont:”l’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr”; “les savants sont les héritiers des prophètes”; “qui abandonne son foyer pour se mettre en quête du savoir est sur la voie de Dieu”; “Ô Dieu je Te prie pour une science utile, un pain honnêtement gagné et un comportement qui Te soit agréable”

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