L’information a été donnée hier : plus de 300 agences de communication au Mali

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L’information a été donnée hier : plus de 300 agences de communication au Mali

Le nouveau bureau du Groupement professionnel des agences de communication du Mali (GPAC) a partagé avec la presse ses préoccupations et les actions qu’il entend mener au cours de son mandat. C’était au cours d’une conférence de presse ténue ce mardi 5 avril 2016, dans la salle de conférence de DFA-Communication.

Créé en 2010,  le GPAC se donne la mission de défendre les intérêts des agences  de communication du Mali et de leur donner les moyens de se faire entendre dans l’environnement communicationnel et institutionnel.

Au cours de son assemblée générale élective du 18 mars dernier, un nouveau bureau de 13 membres a été mis en place. Ce bureau est présidé par Moustapha Diop, DG de DFA-communication pour un mandat de 3 ans.

Le président du GPAC n’est pas allé par quatre chemins pour évoquer aux journalistes les difficultés auxquelles les agences de communication sont confrontées au Mali. Les principales difficultés sont, entre autres, l’inexistence d’une loi adaptée au contexte actuel du secteur, l’augmentation unilatérale par le gouvernement des tarifs de publicité de l’AMAP, l’inexistence du marché face au foisonnement des agences de communication. Aujourd’hui au Mali, plus de 300 agences de communication ont été enregistrées parmi lesquelles 65 sont membres du GPAC.

Selon Moustapha Diop, la loi qui régit la publicité date de 1980 et est en déphasage avec les réalités du secteur. Face à cette situation, les membres du GPAC ont, en collaboration avec le département de tutelle, élaboré en 2010 un projet de loi permettant de mieux régir le régime de la publicité au Mali. Mais depuis 6 ans, ce projet de loi dort sur la table de l’Assemblée nationale et le GPAC attend impatiemment son adoption.

S’agissant de l’augmentation des tarifs de publicité de l’AMAP, M. Diop estime que cette mesure ne fait que fragiliser davantage les agences de communication, déjà affectées par la crise actuelle. Il a indiqué que le GPAC va continuer le dialogue avec le gouvernement sur ces questions.

“Le nouveau bureau a conscience de ses responsabilités et de ses engagements vis-à-vis de ses nombreux partenaires. Nos partenaires peuvent compter sur l’ensemble du GPAC pour mener à bien les missions avec rigueur et engagement”, a affirmé Moustapha Diop.

Dans les jours avenir, le nouveau bureau du GPAC entend travailler sur plusieurs fronts. Parmi ses chantiers, il y a la poursuite des négociations avec le gouvernement sur l’augmentation de 30% des tarifs de l’AMAP et sur le projet de loi régissant la publicité ; le renforcement des liens entre les agences de communication ; la réalisation d’une étude sur l’impact de la publicité dans les activités économiques et d’un sondage sur les médias; l’organisation d’une nuit de la communication et de la publicité pour récompenser les créations des différentes agences de communication.

Aussi, le GPAC entend organiser des formations pour les dirigeants et les personnels des agences et contribuer à l’organisation du prochain sommet Afrique-France et à la promotion de la paix et de la réconciliation au Mali. S’y ajoutent l’élaboration d’un plan d’actions et la création d’un cadre de concertation permanent avec les organisations professionnelles des médias.

M’Pè Berthé

 

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