Manuscrits africains : La nécessaire exploitation scientifique

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Elle passe  par une dynamique pour explorer le contenu scientifique de ces parchemins

Le grand Hôtel abrite depuis hier, la Conférence sous régionale sur le thème : « les Manuscrits africains et la Recherche en Afrique de l’Ouest : nécessité d’un soutien mutuel, défis et perspectives ». Placée sous la haute présidence de Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, la cérémonie d’ouverture de la conférence a été présidée par le conseiller technique du département Boureima Fofana. C’était en présence de plusieurs personnalités et des universitaires maliens et étrangers.

Plusieurs pays étaient représentés à cette conférence à travers leurs universitaires. Il s’agit, entre autres, du Sénégal, de la Guinée Conakry, du Niger, du Nigeria, du Ghana, de la Mauritanie, de l’Algérie, du Cameroun. La France, la Norvège et les Etats Unis y sont également représentés

Initiée par l’ONG SAVAMA-DCI, avec le soutien financier de la Fondation Ford, cette conférence vise à faire l’état des lieux des recherches menées ou en cours sur les manuscrits africains, particulièrement ceux de l’Afrique de l’Ouest. C’est aussi un cadre de discussion sur les problématiques liées à l’utilisation des manuscrits par les chercheurs, c’est-à-dire leur potentiel, contenu  scientifique, disponibilité ou accessibilité ainsi que les mesures induites.

Dans son mot de bienvenue, le Président exécutif de la SAVAMA-DCI, Dr. Abdel Kader Haidara  s’est  félicité de la tenue de cette importante rencontre tout en remerciant  l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui ont toujours accompagné  l’ONG SAVAMA-DCI, en particulier  la Fondation Ford. Le Président exécutif de la SAVAMA-DCI s’est beaucoup appesanti sur le potentiel des manuscrits africains. Selon lui, malgré la richesse des contenus de ces manuscrits, il n’y a pas eu de véritable travail de recherche dans le sens de leur exploitation scientifique. Il a mis l’accent sur la valorisation de l’immense travail accompli dans le domaine de la sauvegarde et de la conservation des manuscrits. Cette action, selon lui, passe par nécessairement par une dynamique pour explorer  le contenu scientifique des manuscrits.

A noter qu’après la conférence inaugurale, l programme prévoit l’organisation de cinq conférences thématiques et quatre panels. Des riches communications sur la recherche scientifique autour des manuscrits ouest africains : état des lieux ; l’école doctorale de la fondation AfricAvenir au Cameroun : bilan et perspectives ; l’université de Hambourg et les manuscrits anciens  et les défis de collaboration entre différents acteurs des manuscrits. A travers les panels, il s’agit de débattre sur l’exploration d’informations historiques et scientifiques, de présenter et analyser les initiatives de recherche sur les patrimoines écrits et identifier les pistes de mobilisation des ressources financières pour soutenir la recherche sur le contenu des manuscrits.

A la fin de la cérémonie, une déclaration sur la conservation et la valorisation des manuscrits en Afrique de l’Ouest dite « Déclaration de Bamako » a été officiellement remise aux autorités.

Daniel KOURIBA

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