Mme la ministre de la Culture à propos du Festival de Kirina : ” Nous avons de quoi être fier de notre histoire, de nos valeurs, de notre identité culturelle…”

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Mme N'Diaye Rama ministre de la  Culture entourée du conseiller du président de la  République (D) et du maire de la commune rurale de Kirina
Mme N’Diaye Rama ministre de la Culture entourée du conseiller du président de la République (D) et du maire de la commune rurale de Kirina

Cette manifestation a été rehaussée par la présence du Conseiller du président de la République, Sékou Fofana, le jeune frère du président de la République, Madou Kéita, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme NDiaye Ramatoulaye Diallo, du maire de la commune rurale de Mandé, Mamourou Keita, des élus et notables locaux, du représentant de l’ambassadeur du Maroc, du chef des griots de Bamako, Mamadou Diabaté dit Kaladjoula.

Née grâce à l’implication du tissu associatif local, la première édition du festival a accueilli des milliers de personnes à Kirina, localité située à 30 Km de Bamako, dans la commune rurale du Mandé, cercle de Kati. C’est une première édition qui s’est annoncée très prometteuse.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le chef de village a remercié l’initiateur du festival, le ministre de la culture, le maire de la commune rurale du Mandé, le directeur du festival, le porte-parole des ressortissants de Kirina et toutes les personnes qui ont contribué à l’organisation de ce festival culturel. Qui, selon lui, a permis au village de resurgir de ces cendres après de longues années, resté incognito dans les terres du Mandé.

Le directeur du festival, Lassana Kamissoko s’est dit fier d’organiser cet évènement qui redonne toute la place à l’histoire du Mali qui a vu le jour à Kirina après la fameuse ”Bataille de Kirina” opposant Soundjata Kéita et Soumaoro Kanté en 1235.

Pour le maire de la commune rurale du Mandé, Mamourou Kéita, ce Festival est l’occasion pour la commune de s’affirmer sur le plan artistique et culturel à travers les manifestations folkloriques et la musique mandingue. Mais aussi de mettre en exergue les nombreux sites touristiques dont dispose sa commune.

S’agissant du ministre de la culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, elle a évoqué l’immense objectif des organisateurs du festival, qui est de promouvoir le patrimoine culturel malien. “En nous invitant à Kirina, les organisateurs se sont fixés comme objectif de promouvoir le patrimoine culturel du mandé, à travers l’organisation d’un festival qui se veut identitaire. Je voudrais pousser l’ambition et voir en ce festival, l’embryon d’un modèle de développement pour une région qui marque l’histoire contemporaine du Mali par son passé “.

 

Kirina, un haut lieu de l’histoire universelle

Riche de sa connaissance de l’histoire du Mali, la Ministre s’est même prêtée à parler un peu de l’historique du Mandé. “ En effet, Kirina est la localité qui a vu naitre l’Empire du Mali grâce à la victoire de Soundiata Kéïta sur  Soumaoro Kanté en 1235.  Vous l’aurez compris, Kirina est un haut lieu de l’histoire du Mandé, de l’histoire du Mali, ou tout simplement de l’histoire parce que nous avons contribué à l’histoire universelle, à une époque où d’autres nations, dites puissantes, n’étaient pas constituées. A entendre ce rappel, nous avons de quoi être fier de notre histoire, de nos valeurs et de notre culture “.

Après les différents discours, le metteur en scène, Massa Coulibaly et ses hommes ont reproduit la bataille de Kirina à travers une mise en scène exceptionnelle de 45 minutes. Celle-ci a été précédée par les troupes de masques et de danseurs traditionnels.

La fin de la cérémonie d’ouverture a été marquée par un événement majeur et une première dans l’histoire du Mandé à travers la pose de la première pierre des statues de Soundjata Kéita et Soumaoro Kanté sur leur champs de bataille.

Le royaume chérifien, le partenaire privilégié du festival

Invité d’honneur de cette première édition, le Maroc a été largement représenté par la troupe ‘‘Al Ghazwani’‘ qui a presté deux jours durant en présence de Son Excellence l’Ambassadeur du Maroc, Hassan Naciri. Les sept jeunes marocains issus de différentes villes du Maroc ont tenu en haleine le public excité durant de longues minutes avant de regagner le royaume chérifien en nous laissant un bon souvenir.

Aux rythmes de sonorités diverses, les différents artistes et animateurs qui se sont succédé sur la scène ont salué la richesse et la variété du répertoire musical marocain tout en se félicitant des liens de métissage culturel et de civilisation unissant les deux pays.

16 artistes font revivre le Mandé

Cette année, la programmation musicale cherche à concilier artistes reconnus et les étoiles montantes. Ainsi, c’est plus d’une dizaine de formations musicales venues de partout au Mali qui se sont succédé sur la grande scène du Festival. Il s’agissait, entre autres, de Nahawa Doumbia, Kassé Mady Diabaté, Nampé Sadio,  Soumaïla Kanouté, Amy Wassidjé, Penzy, Master Soumy, Gaspy, Mabara Soumano, Koniba Kamissoko, Tal B et Bouyé Koité.

En plus des deux grands concerts, la danse des chasseurs et des troupes folkloriques de la localité (le groupe de Tékédo et le Sintô) ont également séduit le public. Sans oublier le grand “Sandia“, organisé par le “Djélitonba de Bamako “  qui a regroupé tous les griots du District de Bamako, du Mali et de France.

Outre sa programmation, le Festival de Kirina a connu l’ambiance chaleureuse et familiale qui a fait découvrir la beauté du site et la qualité de l’accueil (dispositifs de transports en commun, sécurité, santé etc.).

     Clarisse NJIKAM

 

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5 COMMENTAIRES

  1. festival de kirina sa ser a quoi?contunier a faire cette betise, vous alez trouver le bon dieu demain in cha alah,si en reallite les maliens vienent du mande et sont des descendent des guerieux, pour quoi ils sont fuit du nord,guerieux des griots et griottes . 😀

  2. Le problème n’est pas le passé, mais le présent.

    Aujourd’hui une bande armée qu’on traitait avec mépris refuse de signer un accord et tout est bloqué.

    Aujourd’hui l’armée malienne est incapable de mettre de l’ordre dans le nord du pays.

    Malgré son passé glorieux, les populations maliennes sont abandonnées à elles-mêmes face à des groupes d’hommes armées qui les attaquent et les tuent comme bon leur semble.

    A quoi sert ce passé glorieux si le gouvernement d’aujourd’hui en est réduit à faire simplement des communiqués de protestation contre les crimes commis contre des civils?

    • @Telli.Je suis du même avis que vous.Le gouvernement du Mali ne doit plus se limiter à une simple “condamnation” de ces actes de terrorisme.Il doit prendre ses responsabilités et aller se battre contre ALQAIDA comme on le fait dans d’autres pays.C’est dommage qu’à Bamako même une certaine oppostion et la majorité ne parlent pas le même language contrairement à ce que nous voyons ailleurs en de circonstances pareilles. 😥 😥

  3. Oui ma très chère Ramatoulaye, vous aviez raison, mais il faut mettre beaucoup d’efforts que ce qui se fait actuellement.

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