Parcours réussi : Zeinab Touré, une passionnée des images photographiques

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Le regretté feu Mangala Camara paix à son âme révélait ceci dans la chanson ” Denko ” : ” Chacun a besoin d’amour dans cette vie. Chacun a besoin d’attention autant que de tendresse “. Pour ma part, j’ajouterai : ” chacun a également besoin de développer une passion dans son existence. A défaut on s’ennuierait lamentablement ici-bas “. Ces mots en disent long sur le parcours de Zeinab Touré.

Issue d’une famille malienne résidente en Guinée Conakry,  Zeinab Touré ne cache pas son amour pour le pays d’origine de ses ascendants.  Son parcours a  de quoi étonner puis émerveiller plus d’un. Dès la tendre enfance, fascinée par le tissu africain tous genres confondus Zeinab Touré développait de l’intérêt et d’admiration pour les vêtements traditionnels, notamment les pagnes tissés tout comme les teintures. Elle rêvait de pouvoir tôt ou tard embrasser une carrière dans la mode ou la haute couture afin de mettre en valeur le textile africain. Elle garda précieusement sa passion à son for intérieur dans le silence sans faire de bruit tout en fréquentant les milieux de diffusion ayant trait aux habillements. Peu à peu elle se tailla une place dans ce réseau fermé. Persévérante jusqu’au bout de l’âme à 22 ans son rêve est devenu réalité quand un couturier lui tend la main. La jeune fille intègre le groupe des mannequins du créateur de mode Alphao et aligne une série de défilés dans les salles prestigieuses à Conakry. On lui consacre des pages dans le mensuel magazine des femmes ” Madina “. Ses diverses expériences lui valurent plus tard de défiler dans la sous-région précisément à Abidjan. Au-delà d’Alphao Zeinab Touré faisait également partie de l’écurie de la créatrice de mode guinéenne Mimi Damanta installée à Conakry. Actuellement celle-ci demeure la promotrice de Safir création un atelier de haute couture qui se localise dans la capitale guinéenne.

Aujourd’hui cette jeune femme élégante est en cours d’aller au bout de sa passion. Elle reste largement guidée par la philosophie suivante : ” la beauté de notre continent réside en premier lieu dans le savoir-faire de ses artisans et artistes. Il est indispensable que nos politiques culturelles investissent ce champ pour soutenir les créateurs, les artisans incontournables de notre culture. C’est le seul garant afin que les artistes vivent du fruit de leur création. Les pays développés manifestent de l’égard et du respect pour leurs artistes, les nôtres doivent emboiter leur pas “.

Aujourd’hui, diplômée en lettres modernes à l’université générale Lansana Conté de Conakry communément appelé Sofonia, elle mouille le maillot pour soutenir les créateurs maliens autrement. Pour le moment, elle cible les jeunes artistes musiciens spécialisés dans l’animation dans les restaurants. Pour ce faire Zeinab Touré ne cesse de sillonner les endroits phares de Bamako pour prendre des images. Son inséparable appareil photographique ne la quitte jamais. Passionnée par la photographie, Zeinab Touré ambitionne d’exceller dans cette expression artistique. Que ce soit les images de la nature, des portraits d’amis, les scènes de la vie quotidienne Bamakoise ou celle de Conakry elle conserve une quantité incroyable de photographies au cœur de son appareil.

Depuis quelques temps, la jeune fille vient de s’attaquer à un nouveau domaine d’expression artistique : les reportages photographiques pour la presse écrite. Elle nourrit l’ambition de réaliser prochainement une exposition de photographie dans une galerie bamakoise. Peut-être aspire-t-elle relever le défi pour participer à une des Rencontres de la biennale photographique qui se tient à Bamako ? On n’en sait rien. D’après elle le Mali a bien fait d’accueillir cet évènement majeur sur ses terres. Chaque photographie est une légende et une montagne de souvenirs. Vouloir c’est pouvoir, espérons que les dieux de la photographie issus de la terre de ses ancêtres l’accompagnent dans sa démarche artistique.

                                                      Aboubacar Eros Sissoko            

 

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1 commentaire

  1. Bon vent madame. Quant à l’élégance il n’y a pas photo. Dommage toutefois pour cette “coiffure” d’une autre inspiration. Mais il semble que l’art fait souvent fi des frontières. Ainsi soit.

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