Relève du 7ème art au Mali : L’UCECAO fait la promotion d’un collectif de jeunes talents

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En prélude à la 8ème édition des  rencontres cinématographiques de Bamako et du festival international  de Nyamina prévus du 14 au 18 décembre 2011, l‘Institut français de Bamako a abrité une projection de film des jeunes talents regroupés dans un collectif. Ce collectif est une initiative de l’UCECA0-Mali. Le public a pu voir 11 films d’une durée de 5 minutes chacun. L’objectif de cette initiative de l’UCECAO est de faciliter la relève du cinéma malien en invitant aux jeunes à s’intéresser au cinéma.

 

 

Le jeudi 1er décembre 2011, la salle de spectacle de l’Institut Français a été prise d’assaut par les fans du cinéma. Il y avait beaucoup de jeunes, qui étaient venus voir les films réalisés par des jeunes maliens.

 

 

 

Au total, il y avait 11 films. C’est l’UCECAO-Mali sous la direction de Souleymane Cissé qui a entrepris de réaliser une collection de films d’une durée de 4 à 5 minutes dont le thème est basé sur l’humour. Ces films sont le fruit d’une collaboration  visant à promouvoir les jeunes réalisateurs de film au Mali,  leur faire partager l’esprit d’équipe, de réalisation et de production. ”La folle et le chef de famille” a été réalisé par Ousmane Samassékou, Souleymane Bathieno a présenté ”Policiké”. Quant à ”Choc sur le net”, il est l’œuvre de Rachida Maïga. Salimata Tapily, une  fille du collectif a parlé de ”Bourama ka dolo ko”.

Le conflit générationnel est présenté dans ‘‘Ladilikan”  de Andrey Diarra. Parmi les films projetés il y a ”Jeux de signe” d’Abdoul Salam H Maïga, ‘‘L’œil du Jakarta” de Kalilou Théra, ”Yôô” de Kassim Sanogo, ”les braqueurs de dames” de Madani Touré Chanana, ‘‘Tonton Balla” de Kassim Sanogo et enfin ‘‘Seben Tan” de Soussaba Cissé. Pendant plus d’une heure, le public a vu d’autres facettes de notre pays à travers la pauvreté, l’immigration, les impacts des nouvelles technologies de l’information, la vie de couple et surtout le comportement des policiers.

 Pour Kassim Sanogo, président du collectif ils ont mis deux mois pour faire ces films avec des moyens limités. Car le tout a été fait grâce à l’appui de l’UCECAO-Mali, aucun réalisateur n’a eu plus de 25 000 FCFA pour faire le travail. Il ajoutera que l’objectif est d’assurer la relève, donc ils ne peuvent que remercier Souleymane Cissé qui a eu l’idée.

Quant à Souleymane Cissé, il se dit surpris par la qualité du travail. «Nous avons fait en sorte  que ces jeunes puissent avoir confiance en eux-mêmes sans attendre des aides ou des subventions. Qu’ils prennent la caméra entre eux-mêmes, qu’ils se solidarisent et qu’ils fassent des films. Nous connaissons leur faiblesse. Nous allons nous battre avec eux pour qu’ils puissent atteindre ce que nous mêmes nous n’avons pas pu atteindre, c’est ça l’objectif du collectif’».

Ces 11 films et bien d’autres seront en compétition lors du festival international de Nyamina, mais bien avant les 11 seront projetés dans les quartiers de la capitale. Il faut signaler que la  8ème édition des  rencontres cinématographiques de Bamako et du festival international  de Nyamina, est prévue du 14 au 18 décembre 2011 à Bamako et à Nyamina.

Kassim TRAORE

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