Salif Keïta commandeur de l’ordre national du mérite de la Tunisie : «Je le dédie aux musiciens, je le dédie aussi au ministère de la Culture du Mali»

1

Soiree-culturelle En marge de la soirée culturelle qui lui a été offerte par son homologue malien, le président de la République tunisienne a élevé le chanteur Salif Keïta au grade de commandeur de l’ordre national du mérite de la Tunisie. Après avoir reçu cette distinction, Salif Keïta l’a dédiée aux artistes et aux acteurs de la culture au Mali.

«C’est un honneur pour moi et pour toute la culture malienne. Une telle gratitude, ça veut dire que la culture a de l’importance, que la culture n’est pas le dernier des métiers comme on le pense. La culture est un métier à part entière que l’on doit aimer ; tout peut passer par la culture. Elle est porteuse de paix. Le Mali et la Tunisie sont des pays, ça prouve que la culture n’a pas de frontière ; ça veut dire que même si tu es Malien, tu fais de la musique, il y a d’autres qui te regardent de loin qui connaissent et savent reconnaître ta valeur. On peut être reconnu et récompensé par d’autres personnalités. C’est pourquoi, il faut aimer ce qu’on fait», a expliqué Salif Keïta. Avant d’ajouter : «Je dédie cette distinction à tous les musiciens maliens, à tous les artistes maliens. Je le dédie aussi au ministère de la Culture du Mali, parce que c’est grâce au ministère que tout cela a pu se faire aujourd’hui. Et c’est parce que les personnalités maliennes aiment la musique malienne, que ça se passe comme ça. Je remercie tout le monde, tous ceux qui ont pris part à cette grande soirée culturelle pour le bonheur et l’honneur de notre pays».

Par ailleurs, au cours de cette soirée, il y a eu la présentation d’un projet de festival de musique dans la capitale malienne Bamako. Intitulé FEINBA et porté par Salif Keïta, le Festival International de Bamako sera dédié à la musique. Il doit faire connaître la destination Bamako et promouvoir la musique malienne. La ministre de la Culture compte apporter tout le soutien du gouvernement à ce projet. Pour N’Diaye Ramatoulaye Diallo, «la culture du Mali est diverse, riche et variée. La culture du Mali doit vivre, elle ne doit pas mourir. Nous sommes tous interpellés».

K.T

 

 

=================================================

 

Soirée culturelle d’accueil du président tunisien

Au rythme de la diversité culturelle du Mali

Dès son arrivée et son accueil à l’aéroport international de Bamako Sénou, le président tunisien Mohamed Moncef Marzouki a pris ses quartiers à l’hôtel Radisson de Bamako. Pour sa première nuit, il a été l’invité du président malien. C’était au cours d’une soirée culturelle dans la salle Babemba de Bamako.

Cette soirée culturelle est l’œuvre de la ministre de la Culture N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui se bat depuis son arrivée pour que la culture malienne puisse trouver sa place d’antan, mais en mettant les acteurs de la culture malienne au devant de la scène. C’est ce qui explique cette soirée culturelle pour souhaiter la bienvenue au président tunisien à travers chants, danses, démonstrations acrobatiques mais aussi de la mélodie malienne du Nord, Sud, de l’Est et l’Ouest. C’est la salle magique cinéma, ex-Babemba, qui a servi de cadre pour cette grande soirée culturelle et artistique de bienvenue au président tunisien Mohamed Moncef Marzouki.

En plus des deux chefs d’Etat, il y avait les membres du gouvernement, les présidents des institutions, les corps constitués, des hommes d’affaires maliens et tunisiens. C’est le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait à ses côtés N’Diaye Ramatoulaye Diallo ministre de la Culture, qui a accueilli le président tunisien à l’entrée de la salle Babemba. IBK et son hôte se sont dirigés vers la salle.

Selon la ministre de la Culture, c’est la meilleure manière pour eux  d’introduire la fête de la Musique : «C’est de montrer la richesse de la culture à l’illustre hôte du Mali qu’est le Président Marzouki de la République tunisienne. Ce soir, et donc à la veille de la fête de la Musique, nous organisons une soirée artistique et culturelle en son honneur». Et d’ajouter : «On était à la veille de la fête de la musique, parce que la soirée a eu lieu le vendredi 20 juin 2014 et la fête de la musique était le samedi 21 juin 2014. Ça a été un voyage de 2 heures de minutes à travers la diversité de la culture malienne. Cette soirée dédiée au président tunisien et à la forte délégation qui l’accompagne, loin d’être une découverte parce que Mohamed Marzouki connaît la culture malienne, était une manière de communier ensemble». « L’esprit de cette soirée est de partager les saveurs toujours succulentes et envoûtantes de l’étendue de la culture du Mali ; l’esprit de cette soirée est d’aimer ensemble, fraternellement, les effluves provenant de la profondeur des  créations  que nous proposerons ces artistes du nord, du sud, de l’Est et de l’Ouest du Mali», a enchaîné Mme la ministre de la Culture.

Ils étaient donc là ces artistes, à commencer par l’Ensemble instrumental national du Mali qui a chanté la cohésion, tout en mettant en avant les hauts faits des pères de l’indépendance. À travers d’autres compositions, l’Ensemble instrumental a rendu hommage aux femmes du nord du Mali, qui ont résisté à l’occupation des régions nord du Mali. Dans un mélangé de musique sonraï, arabe, Haïra Arby avec sa belle voix a émerveillé le public surtout la délégation tunisienne qui captait quelques mots arabes des chansons de la diva de Tombouctou.

Les danseurs acrobates du Groupe Séguedji de Mopti et la troupe Inza de Kidal, avec leurs violons traditionnels, ont transporté la salle sur les dunes de Gao, Tombouctou et Kidal et dans le lac Debo de Mopti. Ainsi vient le tour de la méga star, l’enfant de Djoliba Salif Keïta, qui a fait bouger toute la salle, y compris les deux chefs de l’Etat, qui ont été séduits par la voix du prince de Mandé.  Et puis, le Ballet malien couplé à la troupe dramatique national, nous ont fait revivre «Soundjata», l’épopée mandingue. Les danseurs du Ballet national ont montré des pas de danses avec tradition et modernité. L’ensemble chorégraphique et les différents tableaux de cette prestation n’ont pas laissé le président tunisien indifférent. «Je remercie mon frère et président malien de m’avoir offert ce spectacle, le plus beau cadeau qu’il pouvait offrir à la délégation tunisienne. Ce que j’ai vu, c’est l’âme du Mali, ça m’a beaucoup touché. J’ai bien aimé la variété et la richesse de la culture malienne, il y a aussi de l’espérance, la joie de vivre, le dynamisme, la force.  C’est ce qui est souvent splendide avec la détente dans cette soirée, l’énergie vitale du pays, en un mot, le rythme de la diversité culturelle du Mali».

Cette soirée a marqué le début du séjour du président tunisien au Mali, qui n’est pas à sa première visite. «Aujourd’hui, c’est ma deuxième visite dans votre pays. Jamais deux sans trois comme dit le proverbe et je rêve déjà d’une troisième visite où les contraintes de la politique seraient mises de côté. Ce qui me permettrait d’assouvir ma curiosité de ce lieu mythique qu’est Tombouctou, de me remplir l’âme de cette musique malienne si envoûtante et qui a conquis le monde, de mieux connaître cette culture si riche qu’est la culture Dogon et les autres cultures de ce pays si vaste, si complexe et si beau qu’est le Mali, pays à l’image du monde… Plein de toutes les promesses inépuisables», a conclu le président tunisien.

Kassim TRAORE 

PARTAGER

1 commentaire

  1. Il aurait fallu les tunisiens pour honorer le plus populaire des musiciens maliens dans le monde, qui a été superbement oublié lors des festivités du cinquantenaire, je ne sais pour quelle raison 👿 Bon vent Salif le rossignol et bonne retraite. Il ne faut pas attendre la mort de quelqu’un pour l’honorer 👿 👿

Comments are closed.