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Santé
La terreur et la méningite
 Les Echos, 22/02/2008   E-mail Imprimer

La méningite est une grave infection microbienne qui frappe presque chaque année certains pays de la bande sahélo-soudanienne appelée pour cette raison les pays de la ceinture méningétique. Son agent de transmission, le méningocoque, est un microbe particulièrement actif en période de chaleur et c’est pourquoi des épidémies de méningite éclatent périodiquement dans ces pays pendant la saison sèche et durant parfois jusqu’à la saison des pluies.

Le microbe, qui est très allergique à la plie et à l’humanité, est moins nocif dans les pays tempérés où il pleut abondamment et où l’humidité est quasi-permanente. C’est dire que la méningite est une pathologie essentiellement du Sahel (peut-être aussi du Sahel ?) où son argent pathogène est véhiculé par le vent sec et chaud de l’harmattan. L’épidémie une fois déclarée, l’extrême mobilité des populations facilite sa propagation et c’est de cette manière que tout un pays peut en devenir victime.

Dans la plupart des pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, etc.), la méningite sévit à l’état endémique et il suffit parfois d’un facteur aggravant pour que la situation se dégrade et évolue vers sa forme grave qui est l’épidémie et qui dans plusieurs cas peut se révéler particulièrement meurtrière. C’est ce qui est arrivé au Mali en 1968 où au sortir d’un désastreux coup d’état militaire (celui de novembre 1968), la capitale Bamako et certaines grandes villes qui lui sont proches furent secouées par une terrible épidémie de méningite qui fit plusieurs centaines de morts dont un grand nombre d’élèves et d’étudiants

Beaucoup de rescapés de cette catastrophe entraînant encore les séquelles parce que devenus, soit des sourds, soit des muets pour le reste de leur vie. Parce qu’il s’agit d’une maladie particulièrement grave et mortelle qui peut tuer en moins de 72 heures, mais quand elle ne le fait pas, laisse des traces profondes qui peuvent handicaper son porteur pour le restant de ses jours.

Les pays d’Europe et d’Amérique étant de climat tempéré et où il pleut abondamment et sans arrêt, la méningite cérébro-spinale (celle qui tue chez nous) a très peu de chance de se développer et de faire des victimes. Telle est la raison pour laquelle on n’entend pas souvent parler de la méningite dans ces pays froids qui sont inhospitaliers à son vecteur.

Il en est de même pour les pays de la forêt en Afrique où la pluviométrie est élevée et où le climat est plus tempéré que celui des pays de la savane réputée secs et chauds pendant une bonne partie de l’année et vivant dans la terreur des épidémies de méningite.

Mais, la nature du climat n’explique pas à elle seule le caractère particulièrement meurtrier des épidémies de méningite dans les pays du Sahel. L’état des formations sanitaires, dans plusieurs de ces pays dont le nôtre, ne leur permet pas de lutter efficacement contre cette calamité. Au Mali par exemple, les centres de santé, le plus souvent vétustes et sous-équipés, se trouvent rapidement désarmés et débordés en face de ces épidémies dont pourtant, vu la situation géographique du pays, tout le monde s’attend à ce qu’elles éclatent d’une année à une autre. Même les cas isolés, en ville ou en brousse, peuvent se montrer difficiles à maîtriser, tellement nos établissements socio-sanitaires sont dépourvus de moyens.

De plus, les antibiotiques qui servent à arrêter ces pathologies sont très chocs et hors de portée d’une bonne partie de la population. Le résultat en est que sur 10 cas déclarés, miraculeusement 5 arrivent à s’en sortir, les 5 autres ayant préféré aller là où personne ne veut aller. Il y a aussi que les mesures prophylactiques, qui servent à prévenir les épidémies, ne sont pas suffisamment diffusées au sein des populations qui continuent à se comporter en période d’épidémie comme si rien de grave ne se passait.

Beaucoup ignorent tout des symptômes de la maladie, si bien que la plupart des malades arrivent dans le centre de la santé quand la situation est pratiquement désespérée.

En raison du fait qu’il n’existe pas pour le moment de vaccin efficace à 100 % contre la méningite, celle-ci continue à être un grand sujet de préoccupation pour les autorités sanitaires des pays du Sahel condamnés à côtoyer cette pathologie un an sur trois en moyenne. Certains pays comme le Burkina Faso, en cas d’épidémie de méningite, ont pris l’habitude d’utiliser les pluies provoquées, mais cette solution coûtant extrêmement cher, n’est envisagée au Mali qu’en désespoir de cause. Mais vu les résultats obtenus par le Burkina Faso dans ce domaine, nos autorités ne doivent plus tergiverser et faire comme ce voisin en faisant tomber des pluies artificielles sur les zones menacées d’épidémie, de façon à prévenir la catastrophe.

Facoh Donki Diarra

 

MENINGITE

Le Mali dans la ceinture

 

La situation de la méningite devient préoccupante dans notre pays qui, malheureusement, fait partie de la « ceinture de méningite », une région s’étendant du Sénégal à l’Ethiopie.

Le Mali est actuellement touché par la méningite. L'Afrique subsaharienne fait, d’ailleurs régulièrement, face à des épidémies. Celles-ci surviennent de manière cyclique entre 8 et 12 ans selon des spécialistes. La méningite frappe particulièrement la bande subsaharienne appelée « ceinture de méningite » qui s’étend du Sénégal à l’Ethiopie.

La dernière grosse épidémie de méningite dans cette zone remonte à 1996-1997. Elle avait touché environ 250 000 personne  et causé plus de 25 000 décès. L’année dernière aussi une autre épidémie a fait plus de 2 000 morts dans 9 pays : la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Togo et le Burkina Faso. Le pays des hommes intègres avait, selon l’OMS, enregistré 75 % des victimes.

Les régions de Sikasso et de Mopti elles aussi touchées sont celles qui font frontière avec la côte d’Ivoire et le Burkina Faso frappés par la maladie. Selon une dépêche de l’AFP, la maladie a fait 204 morts au Burkina Faso.

 

Pas d’épidémie au Mali

Du 1er janvier au 21 février 2008, la maladie a fait au Mali 138 cas de signe clinique et 16 décès, selon le directeur national de la santé Toumani Sidibé. Selon lui, « on ne peut pas encore dire qu’il s’agit d’une épidémie au Mali ». Pour lui, le seuil épidémique n’est pas atteint.

 L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe respectivement le « seuil d'alerte » et le « seuil épidémiologique » à 5 cas sur 100 000 habitants et à 10 cas sur 100 000 habitants en une semaine dans un district sanitaire. 29 cas de méningite, dont trois décès, ont été décelés dans les villes de Bougouni, Koutiala, Yanfolila et Kolondiéba. Des cas de méningite et de décès sont également enregistrés dans les régions  de Mopti et de Tombouctou.

Les services de Santé de ces régions  ont pris des mesures pour freiner la propagation de la maladie qui se manifesterait davantage pendant les périodes de forte chaleur donc les mois à venir. A en croire des sources de la direction nationale de la santé, la surveillance épidémiologique se fait par la notification au quotidien du nombre de cas sous surveillance. « la surveillance épidémiologique est active dans les cercles. Des équipes de Cscom en centres fixes ainsi qu’en stratégie avancée font la recherche des cas de maladies à potentiel épidémique. Les équipes mobiles polyvalentes en font autant ».

« Nous avons pris des mesures de précaution en installant des structures de vigilance dans tout le pays avec des doses nécessaires de vaccin pour une rapide de campagne de vaccination », confie Dr. Toumani Sidibé, directeur national de la santé. Mais en terme de prévention, il est conseiller d’éviter autant que possible d’exposer les enfants à la poussière, d’éviter que les muqueuses nasales ne se dessèchent en les humidifiant avec du beurre de karité, Soigner précocement toute maladie liée aux voies respiratoires et à la gorge et de se  faire vacciner si le vaccin est disponible.

Denis Koné

 

TRAITEMENT DE LA MENINGITE

L’urgence s’impose !

 

Chaque année, à cette même période, la méningite frappe à nos portes avec des ravages notamment à l’intérieur du pays. Les autorités sanitaires nationales montent au créneau pour rassurer les populations, mais celles-ci doivent se rendre promptement au centre de santé le plus proche, en cas de détection de symptômes.

 Selon un spécialiste, « la méningite est un processus inflammatoire, d'origine généralement infectieuse, atteignant les méninges, c'est-à-dire l'ensemble des formations recouvrant l'encéphale et la moelle épinière ». On emploie donc le terme méningite pour faire allusion à « l'infection des méninges dans lesquels circule le liquide céphalorachidien ».  Ses symptômes sont une forte fièvre, des céphalées graves et persistantes, une raideur du cou, des nausées et des vomissements.

Des modifications du comportement, telles que confusion, somnolence et difficulté à se réveiller sont des symptômes extrêmement importants et peuvent traduire le besoin d’un traitement d’urgence. Chez les nourrissons, pour un médecin généraliste, les signes prémonitoires de la méningite peuvent inclure « une irritabilité ou de la fatigue, une perte d’appétit et de la fièvre. Une éruption cutanée apparaissant sur une partie du corps de l’enfant est un autre signe très important de méningite ».

Une fois ces indices remarqués, le patient doit être urgemment conduit à l’hôpital. « Au besoin, on recourra à une antibiothérapie initiale basée sur un antibiotique à spectre large (première étape du traitement) puis la médication sera adaptée ultérieurement en fonction de la souche responsable de la méningite. Le traitement sera alors adapté avec un antibiotique approprié administré par voie intraveineuse », a informé Dr. Mariko.

 

Traitement à deux niveaux

Le traitement de la méningite se situe à deux niveaux. Un traitement curatif incluant la vaccination et un autre visant à immuniser l’entourage du patient, car la maladie se propage « très facilement ». Le premier traitement, qui a lieu après le diagnostic de la méningite bactérienne doit « avoir des effets sur le streptococcus pneumonia et la pneumocoque de sensibilité anormale », a indiqué Dr. Mariko. En effet, le médecin doit administrer au patient « une céphalosporine de troisième génération injectable, en l’occurrence la céfotaxime ».

La poursuite du traitement est établie selon les premiers résultats microbiologiques à l'examen direct du liquide céphalo-rachidien (LCR). Cette suite se fait ainsi : « Méningite à pneumocoque : céfotaxime à la dose 300 mg/Kg/j en association avec la vancomycine à la posologie de 60 mg/Kg/j pendant les deux premiers jours. En raison de quatre injections par jour ». En plus, « le traitement est ensuite adapté en fonction des résultats de l'antibiogramme. Si le pneumocoque est de sensibilité normale à la pénicilline, le traitement est poursuivi par céfotaxime à une posologie plus faible de 200 mg/Kg/j, la vancomycine est arrêtée. Si l'antibiogramme trouve un pneumocoque de sensibilité anormale à la pénicilline, la biantibiothérapie est poursuivie », a ajouté M. Mariko.

Quant à la méningite à méningocoque, dont une forme existe couramment au Mali, son traitement se fait par « l’administration pendant 7 jours de la céfotaxime (200 mg/Kg/j) ou ceftriaxone (100 mg/Kg/j) ».

Le second aspect du traitement, qui est préventif, est prophylactique. Selon Dr. Mariko, « Il s'applique à l'entourage proche du patient atteint de méningite. D'ailleurs, dès l'identification de l'origine méningococcique, une déclaration obligatoire de la maladie doit être adressée aux services départementaux afin d'instaurer rapidement un traitement propylactique à l'ensemble des sujets contactés ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

 

Dr. SORY IBRAHIMA BAMBA, CHEF DIVISION PREVENTION ET LUTTE CONTRE LA MALADIE A LA DNS

« Il y a des risques d’épidémies dans certains cercles »

 

Du 1er janvier au 17 février 2008, les autorités sanitaires du Mali ont recensé 138 cas de méningite dont 16 décès. Devant l’urgence de la situation, des dispositions ont été prises pour limiter les dégâts. Dans l’interview ci-dessous, le chef de la division prévention et lutte contre la maladie, à la direction nationale de la santé, Dr. Sory Ibrahima Bamba nous parle des mesures prises par l’Etat et de l’implication des services de santé. Entretien !

 

Les Echos : Est-ce qu’on peut dire qu’il y a épidémie au Mali ?

Sory Ibrahima Bamba : Toute l’année il y a des cas de méningite. Quelques cas de temps en temps. Mais à partir de février, le nombre de cas de méningite augmente. Et lorsque cela augmente à partir de certaines limites, on dit qu’il y a épidémie. Donc nous sommes dans une année à risque épidémique et actuellement au Mali, il y a une augmentation du nombre de cas. Et au-delà de cette semaine, dans certains cercles, on remarque que le seuil épidémique est atteint. Jusqu’à la semaine passée, nous étions en alerte dans certains cercles. Mais à partir de cette semaine nous sommes en épidémie dans certains cercles comme le cercle de Koro dans la région de Mopti et le cercle de Nioro dans la région de Kayes. Mais avant cela, on a été en alerte, il y a deux semaines dans le cercle de Kolondiéba, dans la région de Sikasso. C’était une alerte ce n’était vraiment pas une épidémie. Mais actuellement le nombre de cas est tel que dans les cercles de Nioro et de Koro, on peut dire qu’il y a épidémie de méningite.

 

Les Echos : Quels sont les cas recensés ?

S. I. B. : Depuis le 1er janvier au 17 février, nous avons recensé 138 cas suspects dont 16 décès. Ces 138 cas sont répartis entre les différentes régions. Au cours de la semaine du 11 au 17 février, nous avons eu 58 cas dont 10 décès. Sur ces 58 cas, il y a 8 cas dans la région de Kayes, 7 cas dans la région de Koulikoro, 13 cas dans la région de Sikasso, 2 dans la région de Ségou, 20 cas dans la région de Mopti et 8 dans le district de Bamako. Ces 58 cas ont été recensés du 11 au 17 février alors que depuis le 1er janvier jusqu’au 17 février, on a eu pour l’ensemble du pays 138 cas de méningite. Cela veut dire que le nombre de cas est entrain d’augmenter. Et qu’il y a des risques d’épidémie dans certains cercles.

 

Les Echos : Des dispositions ont-elles été prises ?

S. I. B. : Nous avons envoyé dans tous les cercles du Mali des instructions pour les conduites à tenir dans le cadre de la prévention d’une épidémie de méningite et les conduites à tenir devant les cas de méningite. Une correspondance officielle du directeur national de la santé a été envoyée à toutes les directions régionales pour attirer leur attention sur les risques d’épidémie d’envergure cette année. Et donc les inviter à prendre les dispositions. Ce sont des directives techniques pour prévenir la maladie et prendre en charge correctement les cas. En plus des directives, nous avons envoyé dans toutes les régions du vaccin contre la maladie et le matériel nécessaire pour prendre en charge les cas de méningite, Dans les cercles, des vaccins sont pré positionnés au chef-lieu de cercle, au niveau du centre de santé de référence le médicament est envoyé aux CSCOM. Ces dispositions font suite à celles que nous avons prises pour constituer les stocks au niveau national. L’Etat a donc acheté les vaccins et les médicaments pour soigner gratuitement tout malade atteint de méningite. On peut dire qu’à la date d’aujourd’hui, le vaccin et le médicament existent. Les cas recensés sont pris en charge. La population entre 2 et 30 ans sont vaccinés.

 

Les Echos : Certaines informations font état de crise de vaccins au niveau des firmes de fabrication. Au Mali qu’en est-il exactement ?

S. I. B. : Au niveau mondial, les stocks de vaccin contre la méningite, qui existent sont en réalité des stocks insuffisants pour faire face à des épidémies de grande envergure dans tous les pays atteints ou menacés. Ce sont des pays tropicaux, où la méningite est capable de sévir sous forme d’épidémie. Et les vaccins fabriqués par les firmes sont des vaccins mis à disposition pour faire face aux épidémies. Mais les épidémies de grande envergure, c’est tous les dix ans. Et le vaccin au bout d’un certain nombre d’année se périme. Donc les firmes évitent de fabriquer de grandes quantités de vaccins. Ils fabriquent la quantité dont ils ont l’assurance. C’est pourquoi au niveau mondial il y a une pénurie de vaccin. Mais, le Mali, il faut le reconnaître, a pris les devants pour constituer des stocks depuis le mois d’août 2007. Ces stocks ont été achetés et avec des firmes et partenaires différents. C’est pourquoi, nous avons des stocks nous permettant de faire face à la situation en cas d’épidémie. Nous espérons cependant qu’il n’y aura pas d’épidémie d’envergure au Mali cette année.

 

Les Echos : Quelles sont les structures qui interviennent dans la lutte contre la méningite ?

S. I. B. : Dans la lutte contre la méningite, l’organisation est faite de la manière suivante. Il existe des comités de crise pour la prévention et la gestion des épidémies. Ces comités existent en différents niveaux. Au niveau national, il y a un comité de crise qui se réunit chaque semaine. Au niveau de chaque région, il y a un comité. Dans les cercles et communes, il existe un comité de gestion et de lutte contre les épidémies. Ces comités sont constitués par les collectivités territoriales, la société civile et les techniciens. Mais également tous les intervenants qui sont sur place : ONG, associations de femmes et jeunes, syndicats sont représentés dans ces comités de façon à ce que devant les épidémies, les dispositions soient prises. C'est l'administration, qui sur proposition des services de santé, convoque les réunions du comité de gestion des épidémies. En fonction du dynamisme dans chaque commune, cercle, région, les réunions se tiennent en fonction de l'évolution de la situation épidémiologique également.

Les Echos : Au regard des dispositions prises, peut-on affirmer que le mal est en passe d'être maîtrisé ?

S. I. B. : On ne peut pas dire qu'il n'y aura pas d'épidémie dans telle ou telle localité. Ce qu’on peut faire, c’est intensifier la surveillance épidémiologique. C’est d’être vigilant. Quand il y a un ou deux cas dans un endroit qu’ils soient soignés rapidement, efficacement pour ne pas contaminer l’entourage. Et que la vaccination se passe autour d’un foyer afin qu’il n’y ait pas d’épidémie d’envergure. C’est pour cette raison que le traitement est gratuit et que le médicament existe dans tous les centres de santé communautaires du Mali.

 

Les Echos : Si un malade n’est pas bien traité, quelles peuvent être les séquelles ?

S. I. B. : Dans la méningite, il faut savoir que le cerveau est entouré par des enveloppes qu’on appelle les méninges et il y a également un liquide. Le microbe de la méningite rentre dans ces enveloppes qui s’irritent. Comme ce sont des enveloppes qui entourent le cerveau et la moelle épinière, cela donne des signes neurologiques tels que les maux de tête, les vomissements, la nuque qui est raide. C’est une maladie due à un microbe qui s’attaque au système nerveux central. Si la maladie est soignée tôt, le malade guérit sans séquelle. Si elle ne l’est pas, le microbe a le temps d’aller au-delà des méninges et de provoquer des complications qui peuvent rendre le malades sourd, aveugle, muet ou paralysé ou déficient mental après la maladie. Ce sont les complications neurologiques de la maladie qui peuvent survenir.

Propos recueillis par

Amadou Sidibé

Les Echos, est seul responsable du contenu de cet article  
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