|
Les rideaux sont tombés sur la première édition du festival des mystères du fleuve Niger hier dimanche 24 février 2008 à Ansongo. C’était sous la présidence effective de l’épouse du Chef de l’Etat Mme Touré Lobbo Traoré, invitée d’honneur. Durant trois jours (les 22, 23 et 24 février 2008), les populations, les ressortissants de la cité légendaire de Koukuya, les voisins de Tilabey, du Burkina Faso, du Ghana, de l’Algérie, ont vécu en direct cet grand évènement culturel frappé du sceau de la retrouvaille.
Ils étaient donc nombreux, les fils du terroir, absents durant plus d’une trentaine d’années, à regagner pour la circonstance le bercail. La première dame du Mali, à la tête d’une importante délégation, a été accueillie aux environs de 9h15 à l’Aéroport de Gao par le Chef de l’Exécutif Régional, le colonel Amadou Baba Touré, entouré des chefs de services. Aussitôt, le cortège a pris la direction d’ Ansongo où se tenait le festival. Après une heure de route, Mme Touré Lobbo Traoré, l’épouse du Chef de l’Etat, a été accueillie dans une liesse populaire magnifique digne des nordistes. Malgré la chaleur, la première dame a tenu à faire le tour d’honneur pour saluer les uns et les autres.
Dans son allocution de bienvenue, le maire de la commune urbaine d’Ansongo, Amadou Arouna a salué l’engagement de la Présidente de la Fondation pour l’Enfance à accompagner les populations là où elles se trouvent. Mahamane Salia Maïga, président de l’ASEDCA a vivement remercié Mme Touré Lobbo Traoré pour sa présence à cet évènement. Aussi, ont été remerciés, les généreux donateurs pour leur appui et soutien. Pour le Président de l’ASEDCA, son association a voulu célébrer un patrimoine qui a survécu aux âges et qui continue de nos jours, à alimenter la vie des communautés Songhoï et tous les peuples qui partagent en commun ce fleuve, pour toutes les activités vitales qui y sont menées.
Selon Mahamane Salia Maïga, l’ASEDCA vise à restaurer l’importance du fleuve Niger pour les populations et revaloriser les activités qui s’y attachent, à créer un cadre de promotion du patrimoine culturel local ; à développer le tourisme et rentabiliser les activités y afférentes. Mme Touré Lobbo Traoré a remercié en retour les uns et les autres pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à elle et à la délégation qui l’accompagne.
Mme Touré Lobbo Traoré a indiqué : « Je me réjouis tout particulièrement, de l’Initiative que vous avez prise d’associer à la fête, des troupes artistiques venues du Niger et du Burkina Faso, deux pays frères et voisins, dont je salue les représentants au Festival. Le dialogue des cultures reste le meilleur moyen de rapprocher nos peuples, qui ont tant de valeurs en partage. »
L’épouse du chef de l’Etat estime que le festival a été un grand moment de réjouissances populaires. Elle a salué l’organisation d’un forum sur le développement du cercle d’Ansongo qui aura permis aux participants de réfléchir sur les contraintes et atouts de la localité.
Elle a encouragé les populations à renforcer l’entente, la cohésion entre elles. C’est pourquoi, elle a invité à la consolidation des liens pour le plein épanouissement de la cité.
L’épouse du chef de l’Etat a tenu à rassurer les populations, que dans ce noble combat pour la croissance socio-économique, la Fondation pour l’Enfance sera à leurs côtés.
Une troupe théâtrale venue de Tillabery au Niger a magnifié la première dame avec une chanson spéciale. Ce fut ensuite la parade des chameliers et cavaliers qui, rappelons-le, ont escorté l’épouse du chef de l’Etat, de l’entrée de la ville jusqu’au site sur lequel se tenait l’évènement.
La première dame a également eu droit à la visite guidée et commentée de l’exposition sur l’habitat traditionnel tamasheq et sédentaire d’Ansongo. Durant plus de 45 minutes, Mme Touré Lobbo a contemplé et apprécié le savoir-faire des artisans, la diversité culturelle et ethnique du Mali.
La délégation s’est ensuite transportée sur la berge du fleuve où était massé du monde, afin de vivre en direct les mystères du fleuve. Des pêcheurs de Markala partageant le même fleuve Niger ont pris part aux côtés de leurs frères sorkos, à cette retrouvaille culturelle.
Les pêcheurs ont fait des simulations de présentation de caïman et de lamentin. Des simulations qui ont beaucoup émerveillé les spectateurs. Une course de pirogues est venue clore en toute beauté le festival sur les mystères du fleuve Niger.
Comme à l’accoutumée, la première dame a rencontré les femmes, après le déjeuner et rendu une visite de courtoisie aux notabilités regroupées, avant de prendre la route pour l’aéroport de Gao et regagner Bamako aux environs de 18h30. Vivement pour la prochaine édition.
Tiémoko TRAORE
Envoyé spécial à Ansongo
|