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La disponibilité du Fmi d’accompagner le Mali ne fait l’objet d’aucun doute. C’est le directeur général du Fmi, le Français Dominique Straus kan lui-même qui lève les équivoques. Ses propos interviennent à un moment où certains observateurs entrevoient un raidissement des rapports entre notre pays et les institutions de Breton Woods et pour cause. En effet, ces institutions sont en train de contraindre le Mali à privatiser la Cmdt.
C’est le président ATT lui-même qui, en 2006, avait écrit au président de la Banque mondiale pour demander le report de la privatisation de la Cmdt jusqu’en 2008. Voilà que nous y sommes. Sentant la «mort prochaine» du géant malien du coton, un géant pied d’argile, des voix se font de plus en entendre exigeant de ne pas privatiser la Cmdt. Reste à comprendre ce que le directeur général du Fmi appelle «la prochaine phase de l’approfondissement des reformes structurelles» au Mali, reformes à l’aboutissement desquelles dit-il «le Fmi est prêt à aider». Inutile de rappeler que l’aide du Fmi est toujours conditionnée à l’approfondissement des reformes sur lesquelles le pays s’est engagé.
Les propos de DSK sur le Mali, ont également porté sur ce qu’il appelé «la nécessité d’approfondir les reformes structurelles ». D’abord en vue d’encourager l’initiative privée et ensuite pour relancer la compétitivité de l’économie malienne. Une compétitivité qui, de l’avis de DSK est mise en mal par, d’une part, l’augmentation des recettes de l’or et d’autre, par l’ampleur des transferts privés et de l’aide extérieur. Aujourd’hui, le Mali engrange en moyenne près de 500 milliards Fcfa d’aide extérieur. Ceci est le résultat de la crédibilité dont jouit le Mali à l’extérieur.
Dominique Strauss Kan s’exprime sur la vie chère dans nos pays
Le directeur général du Fmi a été fortement interpellé par rapport aux multiples problèmes qui annihilent les efforts de développement de l’Afrique. Le patron de la monnaie mondiale s’est exprimé sur la spirale de la hausse des prix, surtout des produits de première necessité. Une hausse des prix autrement appelée vie chère qui a occasionné des troubles sociaux dans certains pays de la zone. Voci ce qu’en pense de le Dg du Fmi : « Le FMI n’a pas de remède miracle à donner à la hausse des prix. C’est un phénomène qui a lieu dans tous les pays du monde. Seulement, c’est au sein des nations concernées qu’il serait possible de prendre des mesures dans le court terme ».
Belco TAMBOURA
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