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Depuis quelques années, le Mali, à travers le ministère de l’Artisanat et du Tourisme participe à Paris en France au Salon Mondial du Tourisme dont la nouvelle dénomination est le monde à Paris. Ce vendredi 14 mars 2008 de 10h à 12 heures, le département de l’artisanat et du tourisme, en marge du salon, organise au parc des expositions de la porte de Versailles, Hall 4, salle Europe 401-402, une conférence de presse dénommée « Dialogue sur le Mali 2008 ». A quelques heures du dialogue sur le Mali, le ministre N’Diaye Bah a bien voulu se prêter à nos questions, afin de mieux vous éclairer sur cet évènement majeur.
Le Pouce : Pourquoi « Dialogue sur le Mali » ?
N’Diaye Bah : Cette année, le salon mondial du tourisme a pris une dimension supplémentaire. Les organisateurs de ce salon ont changé de dénomination. Désormais cette grande rencontre porte le nom de « Le Monde à Paris ». La France est le premier pays émetteur de touristes à destination du Mali. C’est notre marché principal. Il faut que nous mettions les bouchées doubles pour faire une promotion agressive en direction des tours opéra tors français. « Dialogue sur le Mali » s’inscrit dans ce cadre. Nous sommes le seul pays en Afrique a organisé cette promotion sur notre pays à travers une journée entière, consacrée à la promotion du Mali. Tous les tours opéra tors, les grandes agences de communications et les grands décideurs sont invités.
Le Pouce : Quels sont les thèmes retenus pour cette édition ?
N’Diaye Bâh : Trois thèmes ont été retenus. A travers le premier, nous voulons faire la promotion des principaux festivals qui attirent les touristes. Il s’agit des festivals d’Amdéraboucane, dans le nord du Mali à côté de Menaka ; de Essakane, de Ségou et de Kayes-Médine-Tambacounda.
Avec des images à l’appui, les promoteurs de ces festivals vont vendre à des tours opéra tors.
Ceux-ci vont devoir programmer ces festivals pour les prochaines saisons touristiques. Nous voulons que désormais dans la programmation des grands tours opéra tors, que les dates de ces festivals figurent en bonne et due forme. Le deuxième thème sur les manifestations touristiques que le Mali organise courant 2008. En effet, le Mali va abriter deux évènements majeurs, à dimension internationale. Le premier évènement, c’est le Forum International sur le tourisme Solidaire. Ce forum va regrouper tous les pays du monde à Bamako au mois d’octobre 2008. Le second évènement, c’est le salon International du Tourisme du Mali. Il se tiendra à Bamako, le lendemain du forum. Nous sommes ici à Paris pour sensibiliser nos partenaires pour qu’ils participent massivement et que cette participation soit de qualité. Nous ambitionnons de faire de ce salon, le plus grand salon touristique de l’Afrique de l’Ouest. Nous comptons sur l’aide de l’ensemble de la presse malienne pour ensemble relever ce défi.
Le Pouce : Quelles sont vos attentes en venant au salon « le Monde à Paris » ?
N’Diaye Bah : C’est surtout une meilleure visibilité de la destination Mali. Elle est certes visible mais nous voulons plus ; beaucoup plus d’investissement. Nos attentes aussi c’est avoir assez de touristes.
Le Pouce : Comment va le tourisme malien ?
N’Diaye Bah : Il se porte très bien. Les chiffres sont révélateurs de cette bonne santé. Le volume des investissements a augmenté, de même que le monde de touristique à destination du Mali. Nous sommes en train de diversifier la carte touristique. En partenariat avec le ministère de la culture, nous avons réussi à insérer Ségou dans le circuit touristique. La prochaine cible, c’est Sikasso avec la réfection de 300 mètres du Tata et la construction d’un musé dédié au balafon. Kayes est en train de s’ouvrir au tourisme. Quatre hôtels sont construits et seront bientôt inaugurés. Il y a le Fort de Médine avec un circuit éco touristique. Tombouctou et Gao sont des destinations traditionnelles. Le tourisme se porte très bien au Mali. Nous ambitionnons de faire du tourisme la première industrie au Mali.
Le Pouce : Une des innovations de cette édition est la présence, à vos côtés, du ministre de la Culture Mohamed El Moctar ?
N’Diaye Bâh : Notre tourisme est culturel et par conséquent, nous ne pouvons pas travailler sans le ministère de la Culture. Aujourd ’hui, le tourisme ne peut se développer que par la valorisation de notre patrimoine dont le gardien est le ministère de la culture. Il faut que nous conjuguons ensemble nos efforts pour pousser le tourisme. Le tourisme ne se développe davantage et à la grande satisfaction de tous que par la valorisation de notre patrimoine culturel. Nous sommes en train de faire un programme de travail. Nous avons eu une première séance de travail au ministère de la culture. La seconde séance aura lieu au ministère de l’artisanat et du tourisme dans les jours à venir. Nous avons décidé de nous retrouver avec nos collaborateurs, une fois tous les mois.
Le Pouce : Un appel ?
N’Diaye Bah : Aux hommes d’affaires maliens, je voudrais faire savoir que le tourisme est un secteur extrêmement important. Si nous voulons développer le Mali, nous devons investir dans le tourisme. Des pays du Maghreb nous ont donné l’exemple. Il en est de même pour l’Afrique du Sud. Le tourisme est devenu un secteur majeur dans notre pays. Nous ambitionnons de faire de cette activité, un secteur majeur. Nous sommes sur la bonne voie. Investissons donc dans le tourisme pour développer le Mali.
Interview réalisée par
Tiémoko TRAORE
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