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Evoquer les grands évènements qui vont se dérouler au Mali pendant la saison touristique 2008-2009. C’est le challenge que le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Ba s’est proposé de relever à Paris en organisant une conférence dénommée «Dialogue avec le Mali». Avec comme thème «les rendez-vous du Mali en 2008-2009», cette conférence qui s’est déroulée à l’Expo Portes de Versailles, le 14 mars 2008, dans la salle Europe du Salon International du Tourisme, a attesté de l’intérêt des tours opérateurs pour la destination Mali.
A Paris, l’espace d’échanges, «Dialogue avec le Mali», institué par le département de l’Artisa-nat et du Tourisme a permis de jauger l’intérêt croissant pour la destination Mali. L’objectif était de prendre en charge les préoccupations des différents acteurs.
Le marché français représente près de 30 % de la fréquentation totale, soit la part la plus importante des 300 000 touristes accueillis au Mali en 2007. La présence à Paris du ministre malien de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Ba et de celui de la Culture Mohamad El Moctar, pour participer au 1er Salon international du tourisme, autrement appelé « Le Monde à Paris (MAP) », a attesté de l’importance que notre gouvernement accorde au secteur du tourisme.
Le MAP s’est déroulé du 13 au 17 mars 2008, Portes de Versailles. Il a permis à tous, professionnels et grand public, de découvrir en un seul lieu toute l’offre touristique française et internationale.
Le stand du Mali C58 était situé au Hall 3 et une forte mobilisation des professionnels du tourisme, de la presse privée et étatique (ORTM) du Mali a permis d’attirer les visiteurs professionnels.
La conférence présidée le 14 mars par les deux ministres (Hall 4 - Salle Europe à Porte de Versailles Métro 12 direction Mairie d’Issy) et symboliquement appelée «Dialogue avec le Mali» a permis de discuter avec les tours opérateurs et les journalistes spécialisés du tourisme, sur les produits touristiques maliens. Les ministres avaient à leurs côtés Jean- Marc Mignon, président de l’association pour le tourisme équitable et solidaire ; Boubacar Nafougou, Conseiller technique au ministère de l’Artisanat et du Tou-risme.
Pour le département de l’Artisanat et du Tou-risme, deux événements majeurs pointent à l’horizon d’octobre 2008. Il s’agit du Salon Inter-national du Tourisme de Bamako (SITOUR), du 17au 19 octobre 2008 qui sera une occasion de faire connaître la qualité du produit touristique ma-lien, et du 3ème Forum International du Tou-risme Solidaire (FITS), du 18 au 20 octobre 2008.
Le SITOUR de Bamako a fait l’objet d’une communication de Boubacar Nafougou, Conseiller technique au ministère de l’Artisanat et du Tourisme. Selon lui, ce Salon constitue la première manifestation touristique du Mali à vocation sous-régionale et verra la participation des tours opérateurs européens. En plus d’un espace d’exposition, il prévoit un centre d’affaire, des ateliers et panels, des animations artistiques et culturelles, une gastronomie avec la présentation des spécialités culinaires etc.
Par le SITOUR, le Mali entend faire de Bamako le point de convergence des produits touristiques de la sous région Afrique de l’Ouest tout en mettant l’accent sur leur complémentarité. Il s’agit d’une opération offensive pour mieux se positionner par rapport aux autres sous régions Afrique sur le marché touristique. La capacité d’accueil du Mali s’est accrue avec la CAN 2002. Avec environ 300 hôtels à Bamako, ses sites et manifestations dont cinq sont classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, notre pays est à la hauteur du défi du SITOUR
Quant au FITS de Bamako, après Marseille et Tuxla Gutierrez au Mexique, il sera «l’occasion d’encourager et de promouvoir un autre type de tourisme, intégrant tous les aspects du développement humain durable, et aussi de mettre en exergue la richesse du patrimoine culturel et touristique du Mali», selon le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bâ.
En plus de la présentation de ces deux évènements internationaux phares que sont le SITOUR et FITS, les conférenciers ont saisi l’opportunité pour faire la promotion des divers festivals qui jalonnent la saison touristique au Mali. Le festival sur le Niger à Ségou, le festival de la musique au Désert à Tombouctou, le festival de Kayes-Médine-Tambacounda à Kayes ont fait recette au cours de cette conférence, avec la preuve de leur capacité de mobilisation pour le tourisme local et international.
Certains de ces festivals sont en passe de devenir un support incontournable pour l’économie des régions qui les abritent. A cet effet, leurs promoteurs ont été invités par le Ministère de l’Artisanat et du Tourisme à Paris où ils ont exposé leurs produits lors de ce Salon International. C’est le cas de Mamou Daffé du Festival du Niger, de Mme Gueguen Alice Dakouo du Festival Kayes-Medine- Tamba, de Alwadeghat Ag Sarakatu de Tamadacht, de Ansar Manny du Festival du désert. Chacun de ces promoteurs a communiqué sur son entreprise touristique.
La rigoureuse campagne de promotion mise en œuvre par le ministre N’Diaye Ba a eu un effet positif sur le tourisme malien qui est actuellement dans une phase ascendante. Cette situation a conduit les partenaires du Mali, comme la Banque Mondiale, à intervenir dans ce domaine, en mettant à la disposition des acteurs publics et privés d’importants moyens financiers.
Selon le ministre N’Diaye Ba, «il est établi que le tourisme malien est essentiellement culturel. Longtemps les opérateurs ont bâti les circuits sur la visite de certaines zones particulières du Mali : le pays Dogon, Tombouc-tou, Djenné et Mopti ». Mais de plus en plus d’autres régions s’ouvrent à l’activité touristique, notamment Sikasso et Ségou. «Nous avons décidé d’enrichir ces circuits par l’organisation de festivals pour montrer notre richesse culturelle», a déclaré le ministre N’Diaye Ba.
Le ministre de la Culture Mohamad El Moctar a présenté le Mali dans ces multiples facettes culturelles reliant le delta du Niger aux différents empires et royaumes. Une diversité culturelle qui constitue aussi le ciment de notre unité.
Plusieurs réactions ont été enregistrées à la suite de cette conférence «Dialogue avec le Mali». Des opérateurs sont intéressés par des projets relatifs au fleuve Niger, mais aussi aux produits du désert. Des questions se rapportaient à la politique de préservation de l’écosystème, la sécurité et la santé des populations au Mali.
Selon le ministre N’Diaye Bâ, tous les projets au Mali sont soumis à une étude d’impact environnemental avant leur mise en œuvre et l’écosystème fait l’objet d’une attention particulière des autorités maliennes.
Des assurances ont été apportées sur la quiétude au Nord-Mali, mais aussi sur la tolérance religieuse dans notre pays.
Quant à la santé, le pays est couvert de centres de santé communautaire et d’hôpitaux. Et la décentralisation a favorisé la prise en compte de cette préoccupation, selon les conférenciers.
Notre voisin du Nord Ouest, la Mauritanie à travers une forte délégation d’opérateurs privés du tourisme et de l’administration touristique, a tenu à marquer son soutien au Mali. On y notait la présence du patronat mauritanien, du Directeur de l’Office National du Tourisme et de la Directrice du Tourisme de la Mauritanie.
Les Mauritaniens n’ont pas tari d’éloges pour le Mali qui a réalisé des progrès dans les domaines du tourisme et de l’artisanat. La Mauritanie qui sera l’invitée d’honneur du Mali a déjà confirmé sa participation au SITOUR.
«Le Mali, la plus grande destination de la sous région, 500 000 touristes dans les deux années à venir», c’est le rêve commun des deux compères, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bâ et celui de la Culture, Mohamed El Moctar.
Boukary Daou
Envoyé spécial à Paris
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