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| Le Président Moussa Traoré, 21 juin 2006 |
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| | Gracié en 2002 par le président sortant de l’époque, Alpha Oumar Konaré, le Général Moussa Traoré réside à l’ex-Base aérienne dans une maison acquise par l’Etat auprès d’un ancien banquier de la place. Il reçoit ses amis, la famille, mais sort peu. Sauf, dit-on pour se rendre aux obsèques de ses proches.
On l’a vu, par exemple, aux funérailles de feu Général Amadou Baba Diarra, entouré et chouchouté. Ou aux obsèques de son ami de toujours, Moulaye Haïdara où il a obtenu de IBK de s’asseoir à ses côtés. Lequel le lui rendit bien, en ouvrant les portières pour l’ancien chef d’Etat au moment du départ. A part cela, GMT, toujours selon nos sources, va à la mosquée de Djikoroni Para, tous les vendredis, par une route bitumée enmmenagé, semble t-il, pour lui, depuis qu’il a cessé de se rendre à la grande mosquée de Bamako, peu de temps après sa libération. On se souvient, en effet, que sa première apparution à cette mosquée, depuis sa remise en liberté avait fait couler beaucoup de salive, quand il lui a été fait l’honneur de prendre la Fatiha à la fin de la prière.
Le Général qui est venu au pouvoir à 32 ans et pour près de 23 ans, semble bien porter son âge. Il a aujourd’hui 72 ans. De temps à autre quelques check up chez son médecin en Algérie, un pays avec lequel il a eu des relations exceptionnelles. Il a eu beaucoup de proches (Ould Taya, Houphouet, Bongo, et très peu Khadafi, dit-on).
Mais Chadli Ben Djedid était un ami spécial pour lui. GMT, a d’ailleurs déclaré sur les ondes de la radio nationale qu’il avait demandé à son homologue algérien d’intervenir pour calmer les «ardeurs belliqueuses» du jeune Sankara et éviter l’irréparable. Qui survint néanmoins en décembre 1985 et que le monde entier appelera la «guerre des pauvres». Le reste du temps, GMT, selon plusieurs sources indépendantes, est absorbé par la lecture du Coran au point que, lors du procès crimes économiques en 1998, il brandit le livre Saint à la face du président de la Cour avant de lui demander de s’en inspirer.
Fait-il de la politique ? Est-il derrière le MPR ? Rien n’est moins sûr. On ne lui connaît pas de déclaration ou de position publique ni en ce qui concerne la marche de l’Etat ni sur les partis politiques. Et la seule interview qu’il a accordée depuis 1991 est celle donnée à Francis Kpatindé, de Jeune Afrique, en 2002. Il est vrai qu’il avait envisagé, un moment, de publier ses mémoires.
Boukari Daou
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