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Domestiquer les animaux sauvages ne date pas d’aujourd’hui. Ce fait demeure la passion de certains hommes. C’est pourquoi, il n’est pas rare d’observer dans les maisons des singes, des chimpanzés entre autres parmi les humains. Cet apprivoisement comporte souvent des risques et peut dans certains cas créer le péril en la demeure. Ce fut d’ailleurs le cas de ce chimpanzé le vendredi 23 Janvier 2009, aux alentours de 11h, lorsque l’animal a mordu son propriétaire. Criblé de trous dans tout son corps, il fut transporté au centre de santé le plus proche.
L’élevage est le dada de certains hommes. L’apprivoisement en est une autre façon qui, malgré ses risques, est une passion. C’est pourquoi, dans tous les continents, on peut apercevoir les hommes vivant avec les animaux, souvent les plus féroces. Car, l’homme est l’être le plus intelligent.
Comme le dit un adage de chez nous : «Dén bè bin a tabaka débolo», l’enfant tombe des mains de celui qui le porte. Propriétaire de ce chimpanzé depuis belle lurette, et qu’il aurait hérité de son père, l’animal ne semblait pas dans de meilleures conditions. Coincé dans une cage exiguë, l’animal, qui a grandi dans des conditions difficiles, finit par se rebeller. Profitant d’une occasion qui lui a été offerte, il a mordu son propriétaire. Par des cris très tendus, il alerta tout son entourage pour se sauver la vie. Sachant que leur maison fait face au goudron à proximité du marché de Ouolofobougou, les secouristes, fort armés de gourdins et autres matériels ont pu tuer l’animal dégénéré. Après le règne d’une situation généralisée de sauve qui peut.
L’animal, n’ayant bénéficié d’aucune attention de tendresse de la part de son propriétaire dont les voisins n’ont pas voulu nous révéler le nom, a fini par prendre sa revanche.
Les commentaires
Pour certains milieux, notamment féminins, beaucoup de choses ont été dites au sujet de l’élevage de cet animal au milieu des gens: des propositions de vente lui aurait été faite depuis quant l’animal était petit, par les agents du jardin zoologique national, mais il aurait refusé.
Certaines personnes interrogées sur place, n’ont pas hésité de souhaiter une situation encore plus pire que les simples morsures, car disent-elles, des conseils lui ont été prodigués de ne pas élever l’animal dans ces genres de conditions d’isolement et de négligence.
Heureusement pour lui, les dégâts humains créés se sont limités à lui seul, sans quoi, il aurait encouru de sérieuses responsabilités pénales pour cet élevage.
On peut dire, sans aucune crainte, que le doigt accusateur, l’index, doit être pointé sur les agents de l’élevage qui sont chargés du suivi de ces animaux. Cependant, le cas de cet homme est une leçon pour chacun d’entre nous. Pour dire que tout s’entretient.
Ténéko KONE
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