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Transport
Compagnie Malienne de Navigation (COMANAV) : Un géant au pied d’argile
 Le 26 Mars, 03/02/2009 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer

Elle a été la compagnie la plus rentable que l’Etat malien ait jamais possédée. Elle demeure encore la plus grande chance pour le Mali et en particulier pour les régions du Nord. Avec un peu plus d’attention, la Compagnie malienne de navigation (Comanav) peut redevenir l’espoir des désespérés.

Depuis le début du siècle, le fleuve Niger et ses affluents étaient exploités par des sociétés privées de transport fluvial. Parmi celles-ci, on peut citer le Service de la navigation sur le Niger, la Société de Bamako et les Messageries africaines.

En 1935, les Messageries africaines, par une convention d’affermage, fusionnent avec les deux autres sociétés pour former une nouvelle société qui vivra jusqu’en 19960.

Après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, les Messageries africaines disparaîtront. Des cendres de cette société, naquit en 1961 la Compagnie malienne de navigation (Comanav). Quatre années plus tard, sur décisions du gouvernement qui encouragea la création de grands ensembles à l’époque, la Comanav fusionna avec l’Emcom (Entreprise malienne de construction et d’outillage mécanique) (NDLR : actuel Ateliers militaires centraux de Markala et l’Emab (Entreprise malienne du bois, actuellement dissoute). Ce grand ensemble prit alors le nom de Ateliers et chantiers du Mali (ACM).

Encore un avatar car ce géant qui avait des activités disparates et géographiquement éparpillées entre Bamako, Markala et Koulikoro n’eut que quatre années d’existence ; les dures réalités de l’époque ayant rendu très difficile son perfectionnement. Aussi, les ACM étaient devenus un géant aux pieds d’argile qui s’effondra. Et avec son éclatement, naissait par la loi 6837 du 20 juin 1968, la Compagnie malienne de navigation.

Nouvelles missions commandos

La Comanav a pour missions essentielles, le désenclavement du pays tant sur le plan intérieur qu’extérieur au  moyen des transports fluviaux, la gestion d’activités présentant un caractère accessoire par rapport à sa mission principale.

Aussi, la Comanav devrait participer par la création de nouvelles sociétés, apports, souscriptions, achat de titres, fusion dans toutes affaires, opérations et entreprises se rattachant au même objet.

De  même, toutes opérations commerciales, industrielles, immobilières et financières se rattachant à sa mission principale, feront partie de ses priorités.

Hélas, jusqu’en 1994, les activités de la Comanav, n’auront porté que sur le transport fluvial, les constructions navales et métalliques et enfin sur le transit. Et même là, seul le volet transport fluvial doublé de transit est en réalité la principale activité de la compagnie de navigation.

A cet effet, la Comanav dispose actuellement de 3 bateaux courriers (le "Général A. Soumaré" et le "Kankou Moussa" et le "Tombouctou"). Les autres bateaux comme le "Mali", "Liberté" et autres ont "coulé" sur les quais de Mopti.

Aussi, la Comanav a dans son parc flottant, 1 pousseur, 2 remorques, 1 automoteur, 1 pétrolier, et une trentaine de chalands et barges.

Le réseau exploité à l’intérieur du pays, c’est l’axe Koulikoro-Gao sur 1380 km et comme ligne extérieure, l’axe Bamako-Kankan sur 385 km.

Avec le transport de plus de 20 000 passagers par campagne, la Comanav qui est peu nantie en personnel (un peu plus d’une centaine d’agents seulement) a un capital entièrement souscrit par l’Etat.

L’arbre ne doit pas cacher la forêt

La mission de service public qu’assure la Comanav lui confrère un rôle stratégique important dans le développement économique et social du pays. l’entreprise bénéficiait de l’assistance technique et financière de la coopération allemande, mais elle se retrouva sans soutien depuis le retrait des Allemands en 1990. Et alors, des consultations germano-maliennes de décembre 1992 à Bamako, le partenaire allemand a conditionné son intervention à la Comanav, à la privatisation de l’entreprise. Une position qui sera confirmée à Bonn (capitale de l’Allemagne) lors des négociations germano-maliennes de mai 1993.

A cette exigence, s’ajoute celle des partenaires au développement dans le cadre du Programme d’ajustement structurel dont la dynamique devrait engendrer le désengagement progressif de l’Etat de certaines de ses activités au profit du secteur privé. C’est ainsi qu’en 1993, l’on assistera à une grande restructuration au niveau de la Comanav qui marquera la privatisation des activités comme la restauration à bord, et la cession de chantier naval et de l’usine de fûts, privilégiant la poursuite de l’activité chantier naval.

Qu’à cela ne tienne. Dans le domaine du transport fluvial la situation est d’année en année plus critique. En effet, à cause du lit du fleuve qui n’a jamais connu un aménagement, les échouages de bateaux sont légion en période de campagne, causant de sérieux préjudices aux usagers de la Comanav. A ce problème s’ajoute celui de la non existence de quais dans plusieurs escales ou leur détérioration dans les localités qui en disposent.

 Boubacar Sankaré   

Le 26 Mars, est seul responsable du contenu de cet article  
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Posté par Ndy  4763,  le 03 Feb 2009 08:41:10 GMT
 
Actuellement même les 3 Bateaux qu'à la COMANAV,c'est pour seulement faire le transport
passager ou marchandise sinon la restauration est sous louer à des privés.Bonne chance à la
COMANAV
 
 
Réponse de < sol  3 > à < Ndy >,  le 22 Oct 2009 12:13:14 GMT
 
il se trouve que la comanav est observée par les problèmes qu'elle traverse et non par les avantages qu'elle a de se hiser comme la meilleure entreprise du mali. en effet, le lit du fleuve, effectivement soumis au changement naturel de l'ensemblement, n'est le handicap majeur de la comanav. il suffit de chercher le bon mécanisme d'administration de la société. sinon 1miliard comme chiffre d'affaires en 5 mois de naviagation et plus que rentable. l'état du mali est peut être le premier responsable.
 
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