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Les deux ministres en charge de l’éducation quittent le gofernement dirigé par Jimmy le Flic, Modibo Sidibé. Ce limogeage est le principal enseignement du décret présidentiel N° 005157/PRM du jeudi 09 Avril 2009. Ainsi, le titulaire des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique le Pr Amadou Touré et la détentrice du portefeuille de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales Madame Diallo Aminata Sidibé quittent leurs potes. Ces deux Ministres avaient montré leurs limites dans la gestion de l’espace scolaire et universitaire.
Les fautes s’entassaient de plus en plus laissant présager un avenir incertain pour les élèves. Quant aux professeurs, l’horizon semble bouché puisqu’il n’y avait aucune perspective. Au niveau du supérieur, le désormais ancien Ministre ne s’entendait plus avec ses collègues notamment sur les points de revendications. Le Secrégé du Snesup Abdou Mallé a reclamé haut et fort la démission du Ministre dans une interview accordée à notre confrère le Républicain. Cette demande fracassante a coïncidé avec l’ouverture solennelle le 30 Octobre 2008 du Forum National sur l’Education. Entre temps, les deux parties se regardaient en chiens de faïence. Il a fallu attendre le 18 Mars 2009 pour qu’elles reprennent langue.
S’agissant du secondaire, les relations du Ministre avec la Coordination des Syndicats de l’Enseignement Secondaire sont restées tendues malgré une accalmie ces derniers temps. Ce syndicat avait notifié au Ministre Touré son refus de se plier à son désiderata. La commission de conciliation mise en place pour aplanir les choses a pesé lourd dans la balance pour que la COSES revienne sur sa décision le 19 Novembre 2008. Désavoué au supérieur ainsi qu’au secondaire, le Ministre a été obligé de se rabattre sur l’Association des Ecoles Privées Agrées du Mali (AEPAM) pour sauver l’année scolaire 2007-2008. D’ailleurs, il est inscrit à son actif l’organisation des évaluations et des examens de fin d’année sans professeurs. Une première sous l’ère démocratique. Le chef du département enfonce le clou en parlant de la Coses devant les dépités. Il a qualifié le syndicat de «fameuse Coses». Cela n’a pas été en faveur d’une décrispation.
Le puissant syndicat de l’enseignement fondamental, la Fédération de l’Education Nationale (FEN) reproche aux deux ministres surtout à Madame Aminata Sidibé la lenteur et la négligence dans le traitement des doléances. Le désaveu était patent, finalement les leaders syndicaux avaient comme interlocuteurs soit, le premier ministre lui-même, soit le ministre du Travail. En témoignent les récentes négociations autour des divergences qu’on sait. Il ne restait plus pour les ministres en question de rendre le tablier ou d’attendre de se voir démettre. Apparemment, c’est sans difficulté que Zounzani s’est débarrassé de ces individus encombrants de son attelage gofernemental. Les nouveaux promus doivent se mettre au travail pour traiter avec diligence les différents dossiers de l’éducation.
Madame Siby Ginette Bellgarde précédemment à la tête du rectorat se voit confié la destinée de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Le Pr Salikou Sanogo doyen de la FAST, Président du comité national d’organisation du forum sur l’éducation prend les commandes du Ministère de l’éducation, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales. Ils doivent jouer leur partition en marquant leur département respectif de leur empreinte. En tous les cas, l’heure n’est plus au dilatoire et à la simple figuration.
Namory Kouyaté
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