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Depuis la nuit des temps, la région de Kayes, est l’une des régions administratives du Mali où les conditions de vie sont extrêmement difficiles : difficultés d’approvisionnement en eau potable, accès difficile au centre de soins, coût assez exorbitant des produits de premières nécessités etc.
Sans compter le chômage qui frappe de plein fouet une frange importante des jeunes, l’avenir de toute une nation. Justement parlons du chômage. Principale cause qui a suscité l’engouement des jeunes diplômés en tout genre (CAP, Brevet, DUTS et Maitrise) à aller se sacrifier par pur patriotisme pour certains sur le terrain très difficile de la première région administrative pour exécuter les travaux du recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). Avant leurs déploiements sur le terrain, ces jeunes agents recenseurs du Ravec devraient d’abord signer un contrat qui les lie à l’administration. D’une durée de 2 mois renouvelables, ce contrat donne plein droit pour chaque agent recenseur à une rémunération mensuelle de 100.000 FCFA. Un montant si dérisoire pour qui connait une tournée de travail d’un mois à l’intérieur de la région de Kayes. Pour leur faciliter la tache, l’administration a indiqué un agent recenseur du Ravec devrait assurer la prise en charge médicale et l’hébergement de tous les agents recenseurs. Il n ya pas longtemps certains agents recenseurs confrontés qu’ils sont aux dures réalités de la vie dans la région ont même du faire abandon. Des échos qui nous sont parvenus cette réalité est propre à toutes les 8 régions. Pire, depuis un certains temps, des cas de décès auraient été signalés en première région. Mais l’administration fait silence radio, et aucune intervention n’est faite de la part de celle-ci pour faire l’éclairage sur cette affaire. Entre temps ce sont toutes les familles ayant un de leurs membres parmi les agents recenseurs s’inquiètent, et souhaitent leur retour pur et simple. Dans ce même registre catastrophique, la Région de Koulikoro arriverait en tête avec 3 décès annoncés dans la seule localité de Kolokani. Les causes qui seraient à l’origine des décès sont assez nombreuses : malnutrition, Diarrhées, paludisme, fièvre typhoïde et manque de moustiquaires imprégnés. La question que tout le monde se pose, c’est que comment l’administration territoriale peut-elle envoyer au charbon des pauvres demandeurs d’emploi sans les doter de moyens de prévention minimale contre les maladies banales. Une chose est certaine, ceux qui ont rendu l’âme dans cette opération doivent servir d’exemple pour ceux sont déjà sur le terrain à prendre les précautions réglementaires pour sécuriser leur vie désormais dans l’incertitude. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces cas de décès signalés des agents recenseurs, risquent de porter un coup sérieux au RAVEC. Et la responsabilité de l’administration y est pleine et entière quand on sait que leurs décès sont survenus pendant qu’ils
Étaient en mission d’état. Alors n’est il pas temps que l’administration éclaire l’opinion sur cette affaire qui nous inquiète ?
Yattara
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