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Après la «tombée» des bourses appelées dans le jargon estudiantin « Nyô»à la FSJP, cette Faculté de désordres et de perturbations ne cesse de nous surprendre. Un étudiant attaqué par les éléments de l’AEEM a failli trouver la mort.
Depuis quelques jours les étudiants à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques ont commencé à toucher leur bourse au niveau des guichets au sein de ladite Faculté. Ces bourses sont composées des arriérés des 9 mois de l’année universitaire 2008-2009, plus les bourses de vacances. Ce qui fait une grosse somme d’argent pour un étudiant malien. D’où la ruée des étudiants devant les guichets. Si la bourse est un droit pour chaque étudiant, dans notre Faculté de droit, toucher ses dus au niveau du guichet n’est pas loin de la traversée du purgatoire. Comme d’habitude, quand les bourses tombent, les étudiants partent tôt devant les guichets. Ils font une liste et forment la queue, tout ceci pour créer une atmosphère d’équilibre entre intellectuels.
A la différence des années précédentes, cette année l’AEEM l’avocat défenseur des étudiants, est devenue un véritable cauchemar pour ceux-ci. Le syndicat Estudiantin de la FSJP pour cette année universitaire 2008-2009 est devenue «un gang de Mafia». Une Association invétérée par le gain. Ses désordres ayant pris le pas sur le maintien d’un climat de calme et de sérénité entre les étudiants, principe sacrosaint la coordination nationale version actuelle.
Devant les guichets à la FSJP, l’AEEM vient de concevoir un nouveau phénomène qu’ils dénomment «PUCE».
De quoi s’agit-il en fait ?
Touché à sa bourse aujourd’hui à la Faculté des Sciences Juridique et Politique relève d’un véritable parcours de combattant. Et cela à cause de certaines pratiques malsaines orchestrées par le Comité AEEM de ladite faculté. Les retardateurs ont toujours tord a-t-on coutume de e dire. Mais cet adage ne pèse plus à la FSJP. Pour accéder rapidement aux guichets de payement des bourses, il faut débourser la somme de vingt mille francs CFA au comité AEEM. Profitant de leur situation en connivence certainement avec les économes forment au détriment des premiers arrivants une rangée parallèle qui ravie la vedette à ceux qui passent la nuit à la Faculté à la quête d’une position favorable. Pour accéder à cette rangée, on est tenu de payer soit avant ou après avoir perçu sa bourse la somme de 20000 francs CFA. Quel comble d’Injustice au beau milieu de nos futurs hommes de droit? C’est à la suite de cette injustice farcie qu’un étudiant a riposté, Samedi 22 Août, contre les commanditaires de ce comportement indigne. Indignés à leur tour, les éléments de l’AEEM ont passé l’étudiant en question au tabac en le mettant du coup entre la vie et la mort. Les quelques sages étudiants qui étaient sur le champ, qui connaissent bien le corps d’un mort, confirmaient son décès avant l’arrivée des agents de la protection civile. Selon certaines informations que nous avons recueillies sur place, deux jours avant cet acte odieux, les mêmes gangsters auraient fracassé le pied d’un autre étudiant suite à la même injustice. Il est tant que les autorités interviennent pour éviter le pire si ce n’est déjà arrivé à cette faculté qui garde encore les séquelles de la mort tragique de Mamadou Dramane Traoré il y quelques années.
Massabou SOGODOGO
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