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La bataille de positionnement pour l’élection présidentielle de 2012 semble, déjà enclenchée au sein de l’Adéma PASJ. En témoigne la forte tension qui paralyse, actuellement, le renouvellement des instances des mouvements des jeunes et des femmes des sous-sections de la commune IV. Où les clans Dioncounda Traoré et Iba N’Diaye sont à couteaux tirés.
es dates de la tenue des congrès des mouvements des jeunes et des femmes de l’Adema-PASJ sont désormais connues. Pendant que le 3ème congrès ordinaire des jeunes est fixé pour les 18, 19 et 20 décembre prochain, le premier congrès ordinaire des femmes est prévu pour les 15 et 16 janvier 2010. La décision a été prise par le Comité exécutif, à travers deux lettres circulaires adressées aux responsables des deux Mouvements. Mais, avant les dates indiquées, place est au renouvellement des instances de base (sous-sections) dans les différentes sections du parti, qui se déroule sous haute tension.
En effet, faisant suite à la lettre circulaire, en date du 20 octobre, du Secrétaire général du parti, Marimantia Diarra, relative à la supervision des instances électives de renouvellement des bureaux du Mouvement de la jeunesse Adéma-PASJ par la Section du parti en commune IV, le Secrétaire général de la jeunesse de ladite commune, Sambala Sidibé, n’est pas passé par quatre chemins pour élever une vive protestation auprès du Secrétaire général de la section.
Dans une correspondance en date du 29 octobre, adressée à celui-ci, il relève que la substitution du bureau de la section du parti aux bureaux de la section des jeunes et des sous-sections des jeunes est contraire aux statuts du parti et au règlement intérieur du mouvement de la jeunesse Adéma. « Contrairement à l’esprit des articles 76 et 78 des statuts du parti et 14 du règlement intérieur du mouvement de la jeunesse Adéma qui stipulent, entre autres, dispositions que : ‘’les instances électives de renouvellement du mouvement de la jeunesse Adéma sont obligatoirement supervisées par les organes des structures supérieures’’, votre lettre circulaire déboute les mouvements affiliés des droits qui leur sont reconnus par les textes du parti», a-t-il indiqué . Selon lui, cette mise à l’écart des jeunes s’est déjà concrétisée par la mise en place du bureau de la sous-section jeunesse de Sébénikoro, sous la supervision de la commission de la section du parti, le dimanche 25 octobre 2009.
«Les commissions mises en place par la section pour superviser les renouvellements des structures des jeunes, excluent de surcroît les sept secrétaires généraux de sous-section du parti. La question est de savoir pourquoi vouloir renouveler des structures des jeunes sans la participation des premiers responsables du parti au niveau des différentes sous-sections. Cet répond à votre volonté de ‘’claniser’’ et de liquider le parti en commune IV».Des sources proches du parti assimilent toutes ces gesticulations à la bataille de positionnment entre le Président de l’Adéma, Dioncounda Traoré et son adjoint, Iba N’Diaye en vue de la présidentielle de 2012. « La commune IV est en déconfiture totale en raison du non respect des textes. Comment comprendre que des hommes supervisent la mise en place des sous-sections du mouvement des femmes. C’est une affaire de femmes. Il faut que les responsables veillent sur notre section», déclare une responsable du parti .
Soumaila GUINDO
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