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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahima Ndiaye a effectué du 5 au 6 novembre dernier, une série de visite dans la 2e région, plus précisément à Tienfala, Noumoubougou, Namabougou et à Baguinéda pour s’enquérir de l’état des lieux des différents projets réalisés ou en phase d’achèvement par les structures relevant de son département. Il s’agit de l’ANPE, l’APEJ et le FAFPA.
« Mieux vaut voir une fois que d’entendre cent fois », dit l’adage. C’est dans cette logique que le ministre Ibrahima Ndiaye, accompagné d’une délégation composée des membres de son cabinet des directeurs généraux et régionaux (Koulikoro) de l’ANPE, de l’APEJ et du FAFPA est descendu sur le terrain pour rencontrer les bénéficiaires des appuis de ses différentes agences et de leurs impacts.
C’est la forêt classée de la sous-préfecture de Tienfala qui fut le premier site visité par la délégation ministérielle. C’était en présence des autorités administratives et politiques de la dite localité. Là, dix mille plantes sur un périmètre de dix hectares ont été mises en terre par une cinquantaine de jeunes initiés aux techniques d’implantation et de production des plantes au compte l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ).
Aux dires du coordinateur régional de l’APEJ de Koulikoro, Youssouf Sissoko, l’objectif de cette formation de 365 jours, soit d’un an, vise à professionnaliser les jeunes dans la production des plantes (baobab, eucalyptus et neems). Noumoubougou fut la deuxième étape de la visite. Là-bas, 17 jeunes ont, au compte de l’APEJ reçu en plus d’une formation pointue dans le domaine de l’embauche bovine, des kits agricoles.
Selon Baba Ladji Diallo, porte-parole des jeunes, ces différents kits agricoles ont été d’un grand apport même si quelques difficultés existent, notamment l’adaptation des animaux importés de la zone sahélienne au climat local. Pour le premier responsable de l’emploi et de la formation professionnelle, un suivi médical et un renforcement de formation s’avèrent impérieuses. Il a précisé aux jeunes bénéficiaires que c’est une première expérience qui ne va pas sans difficultés. Et le ministre de leur rappeler que ces matériels leur ont été donnés pour travailler et rembourser afin que d’autres bénéficient de programmes similaires.
Dans le même village, la délégation a pu visiter le lieu de formation toujours en embouche de 10 jeunes, dont 3 femmes au compte d’un programme de six mois, appuyé conjointement par l’APEJ, le Conseil national du patronat et le BIT. Baptisé « Programme d’appui à la création de micro et petites entreprises », les apprenants qui sont à leur 4e mois, se sont d’ores et déjà dits outillés. Le ministre a promis que si l’expérience réussit, elle s’étendra à toutes les régions du Mali.
C’est ensuite que la délégation a mis le cap sur Namabougou au local abritant de conditionnement de la Coopérative des pêcheurs de Namabougou. Ceux-ci ont reçu en prêts des matériels de conditionnements de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) d’une valeur de deux millions cinq cent, payable en deux ans. En dehors de quelques petits soucis dont la rareté des poissions tout va à merveille.
S’il y a un lieu qui a impressionné à plus d’un titre le chef de la délégation, c’est sans doute le Centre de formation professionnelle de Koulikoro. Fruit de la Coopération canadienne et de l’Assemblée régionale de Koulikoro, le CFP de Koulikoro, qui a vu le jour en 2005, compte aujourd’hui plus 187 apprenants dans les domaines de la coupe/couture, de la mécanique auto, de la menuiserie métallique et du bois. Il dispose de deux cycles de formations, dont une formation académique de deux à quatre ans (Cap et BT) et un autre de recyclage qui concerne présentement une cinquantaine de jeunes sous la bienveillance du FAFPA.
« Vous êtes dans un Centre bien équipé avec des bons encadreurs. Vous devez bien travailler... », a conseillé le ministre aux élèves dont la quasi-totalité sont des non orientés du DEF
Projets et initiatives à gogo
La boulangerie Mariétou a été financée à hauteur 53 millions de F CFA par l’APEJ en 2007. A en croire à Mamadou Sissoko, le promoteur, elle fonctionne avec 30 jeunes dont 15 temporaires. D’où la satisfaction du ministre de l’Emploi.
Le club de recherche et d’emploi est une initiative de la direction régionale de l’APEJ de Koulikoro. Elle été présentée au ministre. Accompagné par le gouverneur de Koulikoro, Sounkolo Bouaré, la délégation s’est rendu aussi l’unité de transformation des produis agro-alimentaires de la Coopérative des femmes transformation « Djièkaguèlen » de Koulikoro. Celles-ci ont également bénéficié d’un prêt de l’ANPE en matériels. L’Union locale des sociétés coopérative pour la valorisation du karité appuyée par l’ANEP a reçu également la délégation. Elle est malheureusement victime d’une mévente qui découle en grande partie du déficit de communication. Car a encore à Issa Coulibaly, le directeur technique, ils ont encore 29 tonnes sous la main.
Mali biocarburant est partenaire stratégique du ministère de l’Emploi. Elle a formé en stage de qualification 17 jeunes de l’APEJ et une autre vingtaine du FAFPA. Mali biocarburant emploie des jeunes permanents et 19 temporaires, qui sont répartis entre ses différents champs d’innervation.
C’est dans la cour de la Direction régionale de l’ANPE que le ministre et le gouverneur ont procédé à la remise symbolique des clés des toutes premières mototaxis de Koulikoro. Selon le DG de l’ANPE, Makan Moussa Sissoko, les 14 mototaxis offertes par son agence sont des prêts et ont coûté chacune 1 250 000 F CFA, payable en trois ans sans intérêts
Baguinéda : le chantier école
Vendredi dernier, à Baguinéda, le ministère de l’Emploi a lancé son programme de pisciculture.
Pour le ministre, ce concept de chantier école est une nouvelle politique adoptée par le gouvernement du Mali, qui contribue à minimiser considérablement le coup de la formation en facilitant son élargissement au maximum. Baguinéda, selon l’orateur, est suffisamment arrosé et proche du district de Bamako. Le ministre s’est entretenu dans les locaux de la sous-préfecture avec les exploitants, avec des paysans et les représentants de l’ONG- AJA. C’était en présence du sous-préfet Mahamed Ould Sidi et le 1er adjoint au maire Jean-Marie Dakouo.
Aux termes sa visite marathon dans la Capitale Méguétan, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle s’est dit très satisfait dans l’ensemble.
B. B. Cissé
Envoyé spécial
DES CRE DE LA DIRECTION REGIONALE APEJ DE KOULIKORO
Des clubs pour promouvoir l’emploi des jeunes
Dans le cadre de sa visite de terrain dans la Capitale de Méguétan (Koulikoro), les 5 et 6 novembre derniers, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle s’est rendu à la direction régionale de l’APEJ où il a procédé au lancement des clubs recherche d’emploi.
La visite du ministre Ibrahima Ndiaye a été mise à profit par la direction régionale de l’APEJ pour lancer des clubs recherche d’emploi qui se veulent des cadres d’échanges, d’idées, de partages d’expériences sur les techniques de recherche d’emploi pour les jeunes diplômés. Une première expérience au Mali qui a vu le jour en avril dernier.
Après avoir remercié le ministre pour ses initiatives novatrices, Drissa Angïoba, porte-parole des clubs recherche d’emploi a fait une présentation succincte de son club. Selon l’orateur, le CRE est une initiative née de la volonté de la direction régionale de l’APEJ de Koulikoro d’aboutir à une meilleure implication des jeunes dans la recherche et la création d’emplois. La mission du CRE est d’assister ses différents membres à intégrer le cercle très fermé du marché de travail. Au total 17 club ont été crées, dont 7 dans la commune rurale de Kalaban-Coro.
Benkali Samaké, représentant des CRE de Kalaban-Coro ajoutera que l’initiative permettra d’identifier les jeunes diplômés et les entreprises afin de les mobiliser dans la recherche et la promotion de l’emploi. Chaque club dispose d’un parrain pour la bonne exécution de son programme d’activités. La plus part des parrains sont soit des opérateurs économiques ou des agents de l’Etat.
Pascal Traoré, porte-parole des parrains, indiquera que leur rôle est soutenir de façon indéfectible les jeunes moralement et financièrement afin de leur donner la confiance en soi. Il a félicité l’APEJ pour cette belle initiative.
« Si ma visite s’était limitée seulement à cet événement, j’allais retourner à Bamako le cœur comblé », a laissé entendre le ministre de l’Emploi, impressionné par des CRE. Car, avouera-t-il, avec ces clubs les jeunes seront au cœur de la recherche de leur propre emploi. Toutes choses susceptibles de donner un coup d’accélérateur à la promotion de l’emploi des jeunes. Et le ministre d’ajouter en outre que les CRE contribueront également à soigner l’image des jeunes chômeurs. Qui a très souvent un regard négatif vis-à-vis de la société. Le ministre a émis le vœu que l’initiative se poursuive dans toutes les localités du Mali. Après une visite guidée par le directeur régional, Youssouf Sissoko, de la salle informatique, la cérémonie a pris fin.
B. B. Cissé
Envoyé spécial
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