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Le Club Perspectives et Développement (CPD) et le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement en partenariat avec le Réseau Carbone et le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France a organisé un symposium sur les changements climatiques dont le thème s’intitulait « Changements climatiques : enjeux, opportunités et perspectives ».
Cette rencontre qui s’est déroulé les 7 et 8 novembre dernier à l’Hôtel Laïco Amitié, a vue la présence du premier ministre, Modibo Sidibé, qui avait à ses côtés le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Pr Tiémoko Sangaré, du président du CPD et ministre de l’équipement et du transport, M. Ahmed Diane Sémega et Bjorn Lomborg, le directeur du Copenhagen Consensus Center et beaucoup d’autres autorités du pays. L’objectif de cette rencontre était entre autre de jeter certaines bases aux changements climatiques qui sont non seulement une préoccupation internationale mais aussi nationale avant la prochaine rencontre mondiale qui se déroulera à Copenhague au Danemark.
En effet, la prospérité économique moderne se fonde essentiellement sur l’utilisation intensive de ressources naturelles. Mais avec l’épuisement des matières premières, la destruction des écosystèmes, la diminution de la biodiversité, l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes résultant des émissions de gaz à effet de serre et la pollution provenant, d’activités humaines fragilisent notre planète
L’Afrique risque des effets pervers du changement climatiques dans les cinquante années à venir. Ainsi selon le Réseau Africain pour le climat, en Afrique du Nord, ces projections prévoient une augmentation de la température de plus de 2° C dans le bassin méditerranéen durant les 50 prochaines années. Il pourrait en résulter une augmentation de l’évapotranspiration de 200 mm par an avec comme conséquence une augmentation de l’aridité, un recul du couvert végétal et la désertification des zones arides et semi-arides. Aussi, une augmentation de la température de 1 à 2° C est prévu d’ici 2030 dans les sous régions du Nord-Est (Egypte, Soudan, Ethiopie, Somalie, etc.) avec une plus grande variabilité du climat aux extrêmes renforcés. Les inondations et les sécheresses augmenteront en fréquence et en intensité.
Cependant le Mali n’est pas à l’abri du phénomène des changements climatiques, ce qui expliquait le Pr Tiémoko Sangaré, ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, qu’en 2050, le Mali sera frappé de plein fouet par les effets du changement climatique, c’est ce qui découle des études prescrits par les experts.
Quant au premier ministre, il s’est focalisé sur le développement de l’expertise, qui selon lui constitue le premier élément essentiel dans la lutte contre le changement climatique. En terminant son intervention, il dira que nous ne pouvons pas toujours attendre de l’extérieur pour jouer notre participation dans la lutte contre ce phénomène.
Il faut noter que cette rencontre a fait état d’interventions diverses de plusieurs experts dans de domaines transversaux concernant les impacts qui constitue ce fléau mondial. C’était le cas du conférencier, Adama Noumpouno Diarra sur le sous thème « les changements climatiques, enjeux et défis. Dans son exposé, il fait ressortir que le changement climatique est cause de 300 milles morts par d’après les statistiques de la croix rouge. Il dira en conséquence, que selon les rapports de 2007 de la croix rouge, 16517 personnes ont perdu la vie à cause du changement climatique.
Quant à Bjorn Lomborg, dans ses exposés, directeur du Copenhagen Consensus Center, dans ses exposés, dira que « concernant ce phénomène des changements climatiques, il faudra se focaliser plutôt aux solutions que de se pencher sur les problèmes ». Selon lui, il faut que des experts des différents pays s’engagent pour mettre en œuvre tous les moyens pour révéler pour qu’on sache clairement la somme dû qui doive être mobilisé pour le besoin de leur pays. Afin l’argent soit introduit dans un domaine qui n’en faut pas, car les effets du changement climatique repose sur plusieurs domaines.
Oumar Camara, stagiaire
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